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Daniel Kolos William Théaux Harold Von Hofe participant

 
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William Théaux

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Redoublement de preuves

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   Nous pouvons donc savoir que l'identification de Moïse avec un pharaon est une rumeur de très longue date.
   Si l'histoire nous permet aussi de savoir que cette doublure, Akhnaton-Moïse, est re-doublée d'une subtilité qui, elle, bruisse de la Grèce - l'histoire aussi nous invite à confronter ces étages, ou ces pliages, suivant la logique de la Lettre; Daniel Kolos nous l'indique quand il désigne le rôle de Thoth dans la formule qu'Akhnaton a mise au monde.

 

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WT

L'établissement des preuves au 20em siècle (2em partie) 

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   La Lettre, A,  la Doublure, M,  et la Rumeur, O... avant de terminer l'énumération des auteurs majeurs à l'époque actuelle de la réinscription de l'anciennement dénommé Trismégiste, selon Akhnaton, Moïse, Orphée, Oedipe etc..  considérons La Lettre qui a forcément une antécédence logique sur tous ces jeux de noms. Si pour permettre le plaisir et l'amour parmi les dieux, Thoth dans la parole a introduit la lettre, elle présente certainement quelques autres caractéristiques remarquables. Le rabbin Stan Tennen présente actuellement une élégante hypothèse qui théorise la lettre comme le chiffrage d'une chose 'x'. Imaginons que la première phrase du Livre de Moïse aligne ses lettres d'une manière qui constitue la formule de cet objet 'x' - et que cet objet ainsi formulé en 3D, trois dimensions, réalise ces lettres quand il est projeté sur un plan, en ombre chinoise 2D. Nous assisterions à une sorte d'autoréférence mais dans un rapport de dimensions. C'est en fait une hypothèse qui peut être solidement soutenue et qui ouvre de nombreuses perspectives ; mais c'est aussi un exemple de dimension occulte de la lettre qui prend un poids notable si on l'associe au 'champ de gravité' - si on peut dire - d'une thèse majeure qui subsiste de l'Hermétisme, après la Renaissance, défendue durant la Révolution par Fabre d'Olivet comme une sorte d'opposition à la vue de Champollion sur la lettre.
   Pour Champollion, fondateur de l'idéologie de l'égyptologie moderne, le hiéroglyphe est une lettre. Dans cette perspective, tout chiffrage est aboli ; il s'agit du refoulement du chiffrage de l'image. Dans son opposition à Champollion, d'Olivet traduit l'hermétisme refoulé. Là où Champollion découvre que les hiéroglyphes sont des lettres - l'orphique d'Olivet dans La Langue Hébraïque Restituée que les lettre sont des hiéroglyphes - l'instar de Tennen examinant les lettres de l'alphabet hébreux pour y voir des anamorphoses chiffrées.

   La lettre est quelque chose de plus qu'une lettre ; nous reviendrons certainement sur ce thème. La lettre identifie, mais il existe aussi une identification à la lettre. Hathor est la Lettre - selon l'hypothèse que j'ai soumise. De cela dépend que l'appareil - c'est à dire l'outil hermétique, l'alchimie, les instruments de magie et bien d'autres choses plus modernes qui écrivent la réalité en l'industrialisant - soient plus que simple machine, simple statue.. Cette doublure de la lettre, dont on imagine le volume qu'elle donne donc à la cybernétique, à l'intelligence artificielle semble nous engager dans le futur mais.. se trouve au cœur de l'hermétisme.

   L'image du cœur convient presque à cette idée de lettre duale ; il s'agit d'un organe de mise en rapport d'un media entre deux domaines, l'un très 'hors' et l'autre, très interne. Dans cette perspective nous pouvons découvrir bien des choses car on n'entend pas " Un terne " - ni atone, ni ternaire - suivant une voie qui mène souvent à l'internement. Elle est rarement suivie, on préfère le refoulement puisqu'au moins un taire ne ment. Nous nous suffirons donc à clore l'image du rappel topologique, incontournable, qu'il faut une peau pour contenir un cœur, une frontière pour un Idéal. Au cœur de cette frontière, de ce pot, la Lettre vit un première traitement que la psychanalyse aura traité comme 'narcissique'. La découverte de notre Histoire ne manque pas d'en faire l'exemple : 

   La doublure en effet est présente dès la nomination de Moïse, qui couvre, double Akhnaton. Freud dédouble Moïse sans cesse mais, puisque nous sommes plutôt ici à faire le ménage, prenons l'occasion de soulager d'un malaise noté par Freud ayant craint de déposséder le peuple Hébreux d'un Grand Homme s'il identifiait Moise à un égyptien. L'égyptologie connaît bien les parents et notamment le grand-père maternel d'Akhnaton - un notable étranger au service du pharaon, Yuya, dont la momie est particulièrement bien conservée. C'est le livre le mieux accepté de l'œuvre d'Osman - Stranger in the Valley of the Kings - qui identifie Yuya au patriarche Joseph, suivant ce même phénomène de doublure biblique. De ce point de départ, Akhnaton est hébreux par sa mère comme la foi biblique le réclame.
   Ensuite, à partir de ces points de départ, doublures Joseph-Yuya, Akhnaton-Moïse.. nous trouvons une kyrielle, comme des deux lignes de mailles d'une fermeture éclair - ou comme deux chaînes chromosomique qui engrènent leurs doubles séries après s'être accrochées d'un point - une longue suite de personnages égyptologiques d'un côté, bibliques de l'autre, rois, femmes et prophètes, qui font, à l'examen de Charles Pope, d'Israël intégralement la doublure de la 18em dynastie.
   Le moins que l'on puisse dire, c'est que nous avons là l'exemplaire le plus flagrant que l'on puisse imaginer d'une exposition de la lettre ; car le texte biblique est notre monument à l'alphabétisation, exposé à la vue du monde sur le volcan sinaïque - exactement - même si la comparaison est un peu cocasse - à l'image de La Lettre Volée posée sur la cheminée par le ministre selon la nouvelle de Poe. Or Lacan qui l'interprète l'analyse comme une pure doublure, privée de son sens - privée du sens-même de la lettre, privé du corps, de la personne ; ce qui est exactement le cas si Akhnaton est Moïse qui n'est plus qu'un voile, sans corps.

   Nous passons ainsi de la Doublure à la Rumeur. Les premiers effets de la lettre sont délétères. Le conte de Thoth et de la lionne l'a bien résumé. Mais Hathor principalement, usuellement est représentée sous la forme d'une vache ; ici nous passons de Thoth au degré d'Hermès. C'est la première opération par laquelle Hermès se distingue : encore nouveau-né, il vole le troupeau de vache d'Apollon, le Soleil. Principalement Fabre d'Olivet qui désignait Moïse comme un pharaon hérétique, expliquait qu'il avait volé à l'Égypte ses hiéroglyphes secrets égyptiens en les ayant largement distribué au monde sous la forme l'alphabet.
  
Ainsi l'Hermétisme traite la Lettre, et en la volant esquive le mensonge, le meurtre du sens, la dévoration de la lionne dont elle menace en sa première doublure. Il ne suffisait pas à Thoth d'introduire la Lettre, c'est en tant que lettre volée qu'Hathor, si on peut dire, reste tranquille au Panthéon, aussi discrète et invisible que dans le cabinet ministériel selon Poe. C'est pourquoi on s'en tient facilement à Akhnaton-Moïse, à Osman ou éventuellement Nillon..


>> Sinon Oedipe égale Akhnaton, hormis Velikovsky, il n'y a rien..?  Il n'y a pas eu des travaux ?

   Si, tout de même, du côté d'Oedipe aussi, il y a eu d'importants renforts. A sa manière qui lui est propre - littérature grise, sans propriétarisme, ouverture réelle de l'hermétisme - la re-doublure grecque se masque si peu qu'elle est, pourrait-on dire.. benoîtement admise par la grande majorité des intellectuels. Mais évitant d'en tirer des conséquence, la thèse demeure reconnue - on vous dira volontiers que Vélikovsky a eu raison - mais en pratique isolée, sans conséquence. C'est ainsi qu'un auteur important a éprouvé une cuisante expérience. Il s'agit d'un professeur de New York, Cornell Université - Martin Bernal , auteur de Black Athena. A l'instar de la kyrielle d'associations de personnages bibliques qui deviennent égyptologiques, Black Athena suggère que largement le système athénien trouve ses origines en Afrique. Évidemment, cette thèse a été acquise comme un support enthousiasmant pour l'afro-centrisme - c'est à dire ce qui idéologise la primauté de l'Afrique sur les origines du monde. Or ce n'est plus ici la Lettre qui refoule le corps, mais l'inverse : le corps noir africain refoule la Lettre. Ce n'est pas parce qu'on prend racine d'un nombril, que la personne humaine s'identifie à un nombril. Le corps est une combinaison de relation écologique, cybernétique à une histoire environnementale qui est plutôt solaire que planétaire, à fortiori continentale. Je veux dire que le Plexus Solaire n'est pas assimilable au nombril ! à cet égard, le nombril est plutôt identifiable au Semblant.
   Quoiqu'il en soit, Bernal a bien cru voir son Athènes Noire devenir Planète Afrique ! Il en a souffert d'autant que, comme Velikovsky, comme Tennen, ils ont été bercé dans la Thora, nourris au lait de lionne, le passage au lait de vache pose un problème dans un sens ou dans un autre - ce qui n'est pas pour nous faire oublier l'aspect trompeur et joueur de Thoth, d'Hermès, le bateleur du Tarot avec ses revers de significations.

   A côté de Bernal, nous trouvons un autre déplacement du Signifiant, celui-ci sur l'axe du temps. Il s'agit de David Rhol qui poursuit ce que Vélikovsky a dégagé. En effet outre son astronomie et son identification d'Oedipe, Vélikovsky a soupçonné que la datation classique de l'égyptologie était décalée de plusieurs siècles par rapport à la réalité. Cette idée est toujours valide et motive un courant de pensée dénommé Nouvelle Chronologie (New Chronologie) ; Rhol qui est à la tête de cette nouvelle datation continue à soutenir l'Oedipe = Akhnaton initial.

 

>> Nous nous retrouvons devant un caducée ! Je vois des balancements entre des faits exacts qui commencent à se connecter mais aussi du mythe au sens où il a une sorte de structure qui, comme en psycho-généalogie, apparaît sur une trame historique et qui au fond se réorganise de génération en génération toujours sur le même modèle. Nous pourrions avoir dans ce caducée une ligne précise, une ligne beaucoup plus de l'ordre du..  

   Si nous récapitulons l'établissement des preuves durant le 20em siècle, on trouve aussi un balancement qui diffère. Il y a celui des faits et du mythe - mais nous avons l'occasion d'examiner deux identification : celle d'Oedipe et celle de Moïse. On a l'impression qu'il s'agit de deux sortes de 'balancement' dont tu parles. Dans les deux cas il y a quelque chose qui s'appuie sur un établissement de preuves. Mais la pensée 'officielle', voire Osman, voire Nillon, voire même Bernal n'associent pas, ne 'balancent' pas, Moïse et Oedipe, comme un caducée, autour de cet axe, de la colonne vertébrale centrale qui serait Akhnaton. La description de l'Hermétisme que nous établissons ici s'accommode très bien de cette image du caducée. Mais l'académie, l'université n'y parviennent pas - or c'est cela qui compte, c'est la réalité, qui peut être celle de refoulement mais qui n'est pas insensée.. en l'occurrence, il y a une variation du caducée qui irait dans ce sens.. c'est précisément le caducée d'Esculape - c'est à dire celui de la médecine, qui n'a qu'une alternative, celle du tout ou rien. Nous avons pour les uns, avec Akhnaton Moïse et rien, et pour les autres Oedipe et rien. C'est la logique de la libido, qui n'a pas de contre-partie. La lettre assume cette logique - à mon avis, c'est lorsque la doublure, A=M ou A=O, ne trouve pas de 'redoublement' ; elle ne trouve alors, pour rendre tolérable son mensonge, que le rien comme alternative, c'est à dire la mort.
   Mais le caducée d'Hermès, oui, il balance O et M autour de A.

 

 

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