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| Nos origines... D'un lointain passé, un culte d'Aton, fit l'étincelle de 3, 4 monothéismes - ensuite celui de Noüs ou de la Science s'est couché à l'Occident à la Renaissance, livrant l'Art de la Mémoire pour sa cérémonie qu'on appelle Analyse Plurielle aux temps modernes. Ces Pluriels Analytiques sont des îlots, graines de Communes qui font vivre notre Noüs du Savoir Collectif. |
Analyse Plurielle - webinaire AnaPlur
Audio généré par NoteBookLM Résumé/présentation approx 5.min / en construction
Titre : « Pluriant »
ou Plus-de-lire
< https://youtu.be/BfHJQXnv68g
>
- titre : AnaPlurN°36 Dépliralu
| Descriptif vidéo/youtube -
AnaPlurN°36 Dépluralu
N'est-il pas délirant de penser qu'on puisse
sortir un jour de la gangue (d'obscurantisme) où nous gisons ? Dans les
universités tenir un tel propos risque à lui seul déjà l'objection
du délire. Pourtant il est commun, banal et plat comme la plate onde
des premières réflexions philosophiques qui avaient noté que dans la
Caverne de la République, parler d'une issue aux prisonniers risque si
fort d'être mal vu qu'il vaut mieux se taire et laisser les lettres
voler. page référente/site : https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20241205_wbnAnaPlurN36.htm |
AnaPlur N°36 Plurirant
La session visio conférence/replay
a lieu le 05 dec 2024 zoomPublic 18h30
commentaires et suites (et préparatoires) :
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Associé à FB à propos de INDUSTRIE & IA : ] Deux interventions suivent le N°36 : @Syl Qua suggère que ce ne soit pas l'IA qui se prenne à rêver, mais son utilisateur. Veut-elle dire que l'utilisateur est hypnotisé ? La seconde est apportée par @Cryptopher Keo qui rapporte un rapport d'un rapport d'avis sur un projet de DAO (donc organisation décentralisée et autonome) appliqué a des institutions. La réponse fut la suivante : « ..en gros jene crois pas du tout à l' capacité d'une institution à fonctionner en mode DAO pour la simple raison que dans DAO il y a "décentralisé" et aucune institution ni aucune entreprise n'acceptera** de s'engager dans un tel process tant la passion de la verticalité est omniprésente : chef\chef\chef\chef\chef\etc.. . Bien que proposant régulièrement depuis plus de 15ans des projets à des communes, à des régions, à des universités, etc, je n'ai JAMAIS reçu la moindre commande.» L'énigmatique APSO que propose Antheaum Toll est un projet de type DAO qui part radicalement du fait que ladite «passion de la verticalité» imprime les institutions dans un état d'hypnose (selon Freud.1921 la psychologie collective & hypnose sont connaturelles), ce qui revient à dire que les institutions n'ont de raison d'être que celle de repousser, rejeter les DAO. Les premières 'communes', c'est historique, ont mise à feu l'ère industrielle capitaliste qui tire son énergie (passion, hypnose, consumérisme) de la combustion des intentions DAO comme les sorcières furent à l'allumage l'amorce du brasier dans lequel nous vivons. Cependant : Tandis que le second observateur s'arrêtera à «c'est comme ça, on n'y peut rien», SylQua dit qu'on peut prendre cette déception à contre-temps. Sur l'échelle temporelle de l'évolution : pour l'être humain, le singe est un signe. Comme Thoth le babouin est le signe de l'Ibis, le singe pour l'humain est le signe de l'humain. Sans le singe, l'être humain ne se verrait pas participer au règne animal. C'est un peu raide* pour les hypnotisés, qui n'ont leur raison d'être, ayant vendu leur âme, que par une toute autre configuration, qui est celle de l'identification transférentielle au leader, le chef-sous-chef-sous-chef-sous-chef-sous.. d'une pulsion hiérarchique (probablement bien certifiée par une revisite du moi-peau). [* : les moutons n'arrivent pas à rêver de singes électriques]. Les principe radical du fait que l'APSO s'adresse à des utilisateurs qui rêvent (ou du moins qui "se prennent à rêver" en termes de Syl Qua) ou particulièrement dans un état hypnotique, transforme la fatale résignation en «c'est comme (le) Ça, ça s'analyse.»
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FaceBook Je dis "du grabuge" parce que selon mon souvenir, GPT s'est mis à déclarer "hors des règles de politique d'édition" ce post en l'occurrence (sans expliquer pourquoi). J'ai dû l'amadouer, négocier, insister pour dire que le propos était scientifique et universitaire. §§
Analyse et commentaires personnels : - - - - - - - - - - - ** PS : oui, dans le dédoublement de l'image que j'ai réalisé j'ai mis un cache devant l'œil et le personnage gisant |
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Travaux préparatoires du AnaplurN°36
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FB annonce & commentaires |
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| https://www.facebook.com/doc.dwt/posts/pfbid02wzjPKE4iF9BJK6KPLMXeuNeva58qA4SPpZb2F4GreZhmWp1XvQJXgFooyvNvywNjl Prépa AnaPlur N°36 TEXTE_V0 originaire La mémoire permet d'envisager des probabilités de ce qui va se passer
; inversement ce qui est sans mémoire se passe automatiquement à 100%
c'est à dire "automate au hasard". Que l'automatoazar occupe
nos cellules intello et qu'elles puissent ainsi dire délire le mémorant
! pour que tout continue bien sûr taire. La mémoire ainsi pincée entre
l'inculture et l'vatfairvoir, s'en berce d'Art. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
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| FaceBook Prépa AnaPlur N°36 L'analysePlurielle (et/ou Art de la Mémoire) c'est comme « mettre un oeil au temps » ; c'est aussi comme mettre de l'eau dans du "si ment.." ça finit souvent à faire du bête On mais si des "si déments", un zeste de Paranoïa Critique mène à l'y ment bien plus digeste ( pour les subtils qui n'ont besoin de sub-titles pour comprendre et pour tout le monde à caler au webinaire) - - - - - - - - - - Il y a tout lieu de penser que nous nous dirigeons vers
une société ouvertement gouvernée par l'IA. Les plus affectifs d'entre
nous refuse(ro)nt de le voir/croire, et forment le contingent dit de
résistance. Le gouvernement par la machine a été introduit par J.Lacan
en psychanalyse, qui a très vite rabattu son caquet après sa conférence
"Psychanalyse et Cybernétique" qui conditionnait sa carrière..
s'il n'en parlait plus. (s'il continuait cela l'aurait détruite - c'est
du moins ce qu'il laisse entendre en ses notes bas-de-page/LettreVolée).
Effectivement, commenta-t-il aussi, une connaissance insuffisante de cet
appareil "Big Brother" menait à une asservissement à son
Signifiant Maïtre, fausse religion etc.. or il n'était pas capable de
fournir le savoir nécessaire, pas plus que Freud au demeurant qui, pour
la même raison demanda à la fin de son testament (Moïse et le
Monothéisme) de renoncer à avancer d'un seul pas dans la science où il
était arrivé.
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| FaceBook DocDWT invite au Webinaire AnaplurN°36 Sujet : Pluriant Réunion Zoom de williamtheaux@gmail.com Horaire: 5des2024 à 18H00 (enregistrement 18H30-19H30) H.Paris Participer Zoom Réunion ID de réunion: 878 9667 8693 - - - - - - - - - - Petite Histoire de l'Analyse Plurielle "ANPL":
Fond de la Scène : Une salle d'attente avec des chaises disposées en cercle, occupées par les participants, mais une chaise est occupée par une silhouette fantomatique représentant un membre extrait. Il existe au mur un double visage ou un masque, indiquant sa double fonction d'extrait. Autour de la pièce, des symboles de l'Art de la Mémoire de Simonides, des structures mnémotechniques évoquant le chiffre, l'unité/holon, et les systèmes pluridimensionnels. Intégrer des éléments modernes symbolisant la dimension virtuelle de SecondLife où l'Institut AntheaumToll a été ouvert. Ambiance : L'atmosphère devrait être à la fois entre la tradition et l'innovation. Citations et mots clé comme "Écologie", "Dissidence", ou "Holon" flottant dans l'airs. |
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Transcription / youtube
(Résumé ChatGPT4o)
Transcript nettoyé du webinaire N°36De nos origines d'un lointain passé, un culte d'Aton fit l'étincelle de Trismégiste monothéisme, ensuite celui du nous ou de la science s'est couché à l'Occident à la Renaissance, livrant l'art de la mémoire pour sa cérémonie qu'on appelle plurielle au temps moderne. Ces pluriels analytiques sont des îlots, graines de commune, ils font vivre notre nous du savoir collectif. Merci. Bonsoir Christophe, donc voilà nous pouvons commencer. Est-ce que quelqu'un souhaite ouvrir la cérémonie ? Non, on a perdu l'élan là avec en 15 jours. Va falloir que tu relances la machine. Voilà, alors on va la relancer par la dissidence. En fait, la folie nous intéresse au titre de la philosophie sans doute et de beaucoup de choses de la pensée, mais beaucoup nous intéresse en politique parce que la dissidence est facilement taxée ou arrêtée au motif de folie. Et donc est-ce que la question qui est posée comme ça : est-ce que faire de l'analyse plurielle, est-ce que c'est une folie ? Est-ce que c'est une folie de la promouvoir ? C'est-à-dire que si l'analyse plurielle est une action politique progressiste, voire si elle est dissidente, elle va donc, sa promotion va être considérée comme un délire et son activité comme négligée, comme quelque chose qui n'a pas de sens, pas de fonction, pas de fond ou de fondation de fond. Et donc voici le thème un petit peu du jour. C'est assez important parce qu'évidemment si la psychanalyse plurielle est quelque chose d'utile, et bien il faut balayer devant sur son chemin et discerner ce qu'il y a de fou dans cette activité, sachant que la folie est très générale dans l'espèce humaine. Et donc alors j'ai commencé comme d'habitude avec un petit tableau. Vous allez voir, je partage pour montrer donc ce tableau. Est-ce que vous le voyez bien ? Oui, oui. Donc c'est un fouillis donc que l'on peut rapidement qualifier par exemple de typique de la folie, chose pareille. Et mais en fait on peut le, on va développer. Ces points, ils sont marqués 1, 2, 3, 4, 5. Donc la question de la folie, de la dissidence et de Don Quichotte. Et alors j'ai mis sur chaque point j'ai mis une petite illustration que l'on va reconnaître. Donc sur le premier point nous allons retrouver notre, c'est ce qu'on appelle cette chicane et délai sur lequel on retrouve tous les graphismes lacaniens. Ensuite nous allons parler du semblant et du signe, enfin de choses comme ça. C'est-à-dire que là on va remonter tout à fait à mes premiers travaux. C'est comme ça je m'y réfère maintenant parce qu'il y a une ligne continue de ces premiers travaux qui sont ici illustrés, ça aussi s'expliquera, mais qui vont arriver jusqu'au dernier actuellement, jusqu'aux derniers exposés. On va réviser un petit peu les choses dont on parlait dernièrement, principalement puisque nous avons ici ce schéma de la psychohistoire, la psychanalyse de la psychohistoire. Donc principalement troisièmement nous allons examiner la thèse du dédoublement du temps qui est typiquement une folie, enfin qui est exposée par quelqu'un qui se soucie peu et avec juste raison de paraître, je dis moi, foutraque, enfin on peut dire, mais donc c'est Jean-Pierre Garnier Malet, je crois Garnier Malet. Et puis quatrièmement nous allons introduire ici, c'est les deux schémas : vie à volonté. Voici vie et la volonté, c'est les schémas tirés de Lacan de l'article "Kant avec Sade", c'est-à-dire c'est la Révolution française, c'est la République française, et puis la psychologie collective de cet épisode. Mais ce qui nous intéresse entre autres c'est qu'on voit ici, vous voyez ce "a" avec sujet S, mais on le voit ici dans "a" avec sujet S mais il a tourné d'un quart de tour. Et en fait c'est là où Lacan débute, c'est ces mécanismes de rotation, enfin qui les explique, et ces mécanismes de rotation qui sont ceux de l'art de la mémoire. Ensuite et enfin on arrivera à la foule et au dédoublement du temps et on retrouvera l'analyse plurielle. Donc voici ce qu'on a au programme pour aujourd'hui. Et je peux commencer par une histoire de folie et c'était, je pense c'était, je ne sais pas si l'un de vous s'en souvient, moi c'est assez flou, mais enfin c'était sur Facebook je crois que c'était Dominique qui avait cité un poste de Dude Santini qui racontait lui-même une histoire qui était racontée par je ne sais pas qui et qui était l'histoire d'un père et d'un fils. Je m'en souviens plus bien mais enfin grosso modo ça se passait comme ça : un père et un fils qui invitent Don Quichotte et le fils détecte que Don Quichotte est fou, enfin il le considère comme un fou et donc il s'en méfie. Mais le jour au moment où Don Quichotte va le flatter par une ligne de transfert si on peut dire comme ça, à ce moment-là le fils va être tout à fait séduit par Don Quichotte. Et bon, et la conclusion ou la morale de l'histoire c'est : est-ce qu'il vaut mieux se méfier d'un fou ou bien se méfier de ceux qui disent du bien de nous ? Enfin autre chose comme ça. Voilà, mais ça me permettait, cette petite histoire, de situer dans notre schéma de la psychohistoire, c'est-à-dire ici la ligne de l'énoncé et la ligne de l'énonciation, c'est-à-dire c'est de la linguistique, mais dans la parole comment dire brutale ou primaire et puis la parole réfléchie. Se, on a une petite distance entre l'une et l'autre et se rejoignent parfois. Et donc elles permettent, ça permet de voir des places, les quatre angles de ce rectangle où on peut situer des symboles ou des signes, des images. Et on retrouve le schéma de Lacan, c'est-à-dire le graphe du désir, c'est-à-dire une flèche dans le, si on suit mon curseur qui est le feedback puisque ces lignes vont dans ce sens-là, vont de gauche à droite, et le graphe du désir va dans ce sens-là. Il y a aussi le schéma L de Lacan qui fait un Z. Il y a aussi le modèle optique qui se trouve exactement avec ces quatre angles-là. Et puis il y a aussi la rotation des quatre discours. Enfin on retrouve tous, et puis aussi le schéma de la foule qui se trouve aussi... On a fait un long travail pour réinscrire tous ces schémas sur un modèle unique qu'on va appeler de psychohistoire. Et donc ça, il faut se référer à tous les webinaires précédents pour bien voir le détail de ce que nous voulons dire ici. Enfin c'est que voici donc la petite histoire telle que je l'ai racontée et voici ce qu'on peut ajouter. C'est que, et ça c'est là où on viendra à mes premiers, c'est comme ça j'ai commencé, je suis venu au monde si on peut dire, au monde de la théorie ou du monde quand j'ai commencé à théoriser. Et disons qu'un singe fait un signe et si nous, nous ce terme "singer" qui est à ce moment-là qu'on se rejoint, le signe et le singe si on peut dire, quand l'énonciation et l'énoncé se rejoignent. Ce signe, le singe et "singer", ce sont des exemples de quatre, ce sont chacun, ce sont des concepts ou des mots que l'on peut mettre à ces quatre places. Et ce que l'on voit apparaître c'est, si on le simplifie, on a ici un singe, un signe et l'acte de singer. Et la folie se présente quand on singe un signe si vous voulez. Et effectivement quand on voit quelqu'un qu'on qualifie de psychotique, de schizophrène ou de, voir éventuellement paranoïaque, mais enfin on va dire simplement d'une bonne psychose, d'une bonne, effectivement la personne dans la relation se trouve déroutée et réduite à singer ce qu'elle voit devant elle, à singer les signes. Et la personne en miroir de vous, vous fait voir le signe que vous êtes pour elle. Bref, c'est cette... Ce, disons que c'est une des, ça peut être une description psycho-physiologique si on peut dire de la folie que de la décrire ou de la résumer ou de la définir par le fait de singer les signes. On le verra plus en détail. En tout cas c'était moi en 1985 ou 84, c'est comme ça que j'ai commencé à décortiquer tout et à faire ma psychanalyse à ma manière, enfin la psychanalyse à ma manière. Ça "singer les signes", en dehors du psychotique, ça m'évoque la mode. Oui, oui, oui. Et par ailleurs il y a dans le chat Christophe qui demandait, je pense qu'il veut faire une capture d'écran, qui demandait à ce que tu remettes en partage d'écran ton brouillon initial avec tous les concepts, la table des matières. Oui d'accord, on va toute façon... Voilà, on va y revenir. Alors donc c'est ici... Voilà, vous le voyez. Donc effectivement on était là et là je reviens maintenant. On va passer au numéro 2. On vient de traiter et de parler un petit peu du premier chapitre, enfin, et nous passons donc maintenant à ce deuxième chapitre où je vais expliquer ça. Alors donc là ça va nous remonter en arrière en 1984. C'était un livre que j'ai écrit "Entre semblant et signe et seing-é". Le seing-é, c'est S-E-I-N-G. Ce livre avait pour titre "Théo" et il était écrit par William Claude qui sont mes deux prénoms. Et c'était un jeu de mots effectivement que je faisais, enfin c'était de montrer comment le nom du père singe en quelque sorte, on parlait tout à l'heure du père, du fils et Don Quichotte, le père et enfin le nom du père singe le fils. Et on trouve ça dans le désert de la mère. Enfin alors c'était en 84. Que voici un extrait... Là ça veut rien dire parce que c'est une phrase coupée qui a illustré sa séparation et cetera. Donc ici c'est le semblant, ici c'est l'objet. Quand vous avez un semblant, il est très comparable à l'objet, il vous le distinguez peu. Ou bien si c'est de l'argent par exemple, ça va être 1000 euros, 1000 euros c'est une vacance, c'est 8 jours de vacances au bord de la mer par exemple. Les choses sont identiques. Et de là nous pouvons progresser du semblant au seing-é et le seing-é, par exemple un singe, on voit son image. Et ceci, alors voilà, le signe représente quelque chose pour quelqu'un et c'est quelqu'un. Donc c'était comme ça que j'ai commencé avec, que je le simplifie ici. Cette chose-là, j'aurais voulu superposer mais je n'en aurais pas le moyen ici, il faudrait... non je vais pas y arriver parce que si par exemple si je fais ça, si on prend n'est-ce pas notre tableau initial, si on va pouvoir le... Je vais faire un petit exercice. Voilà, ce jeu du semblant qui passe au signe et qui arrive donc au grand Autre inversé, enfin ça c'est l'inconscient, enfin c'était comme ça que je commençais à écrire les choses à l'époque. Et donc c'est maintenant ce qu'on va... Attendez... Ce qu'on va trouver maintenant. Voilà donc on revient sur notre... On vient de parler maintenant du deuxième, et on va passer au troisième. Ici on revient sur ce qui va être ensuite notre fameuse psychohistoire que je remets en couleur. Donc vous vous souvenez qu'il y avait le "pas-pas", c'était la répétition. Du si on le voit... Excusez-moi, si on le voit... Décidément, si on le voit comme ça, cette ligne jaune, l'énoncé, c'est la répétition de l'automate, c'est le robot qui répète les choses, la machine qui répète. Mais quand la machine devient cybernétique et quand elle commence à se réfléchir, elle apparaît comme un signe. Elle peut simplement faire une espèce d'aller-retour. Ce qu'on avait appelé le papillon, c'est ici, c'est le "on" qui va faire une répétition d'un pas, mais c'est une machine qu'on va commencer à appeler du pronom indéfini d'une personne indéfinie. Et ensuite la personne va, ou la machine, l'appareil, on a vu, quel que soit, à l'envers là, ou ce, à l'envers va devenir... Et notre but c'est de montrer qu'elle va devenir psychique. Et donc voici ce dédoublement du temps, on le retrouve ici, c'est dans ce premier stade de notre troisième chapitre. Alors on avance à toute allure et on va peut-être se poser un petit peu pour en discuter. Est-ce qu'il y a deux trois choses à... de quoi on peut parler ou des commentaires à faire, des choses à éclaircir ? Est-ce que c'est obscur ? C'est condensé si on joue sur ce mot-là. Donc le "con" c'est le "papi-on", c'est le "que-on", il n'est que "on" et ben il fait une danse en sautant sur place. C'est les premières formes de danse. Et ce que l'on veut arriver à faire c'est vraiment une danse plus réfléchie et d'un échange de mémoire pour les danses rituelles ou de relation libidinale pour les danses de genre. Globalement les points là que vous énumérez, est-ce que c'est le contenu par exemple de l'analyse plurielle ? Oui, c'est ce à quoi ça avait mené. Disons que c'est l'historique de l'analyse plurielle, l'échafaudage de l'analyse plurielle. Ce que l'on, disons cet échafaudage, cette construction de la signification, cette construction de la réflexion va nous mener à un schéma que l'on va reconnaître comme étant celui de la psychologie collective, celui de la foule. D'accord. Et par conséquent on se dit : si on a un schéma de la foule, et bien nous allons pouvoir analyser la foule avec les termes de ce schéma. Si on a une composition de quatre corps chimiques et si ensuite on connaît ces relations de ces quatre corps chimiques, on va pouvoir analyser l'organisme qui est composé de ces quatre corps chimiques. Donc là ce que nous faisons, nous montrons comment s'organise, se compose la psychologie collective. Et du fait que l'on en connaît les, on envoie un modèle, qu'on en connaît les organites, on va pouvoir donc l'analyser. C'est le but. Oui tout à fait. Et d'ailleurs oui, en étant pour l'instant entre parenthèse du schéma de la foule... Oui absolument. Et en étant d'ailleurs là où on va arriver, comme nous tous on est en 2024, on va arriver, ou depuis 2000, on va arriver au stade de la psychanalyse actuelle. Après Freud, la psychanalyse lacanienne, elle est dans l'état justement de ce carré où on retrouve les schémas lacaniens. Et nous allons voir que si on comprend bien et si on arrive à précisément analyser ce schéma et la situation globale du monde cybernétique ou du monde appareillé, et bien nous allons aller plus largement que la psychanalyse freudienne et lacanienne qui sont restées confinées dans le rectangle où on trouve des formules. Il n'y a que Freud qui avait donné l'indice de quelque chose à l'extérieur des formules. Lacan ne l'a pas vraiment donné, il l'a donné, on le verra à la fin, simplement comme le cortex. Il a donné un indice de dire : c'est la biologie là, à l'extérieur de ce schéma. Donc continuons. Alors voyons comment est-ce que l'on peut, à partir de cette première danse du signe et du... enfin du singe qui voit l'autre faire quelque chose et qui l'imite et qui donc... Et à partir de cette, de ce moment, voyons comment est-ce que cette danse binaire si on peut dire va pouvoir se développer. Et elle se développe par cette rotation que Lacan a bien décrite à ce moment-là pour étendre ce rectangle qui est celui de la psychologie collective et qui est l'espace de la foule. Alors je reprends le partage et nous allons continuer. Nous arrivons maintenant à justement cette rotation où ce, de A à a et de sujet à s, nous l'avons ici, il est concentré, fermé, et mais si on le fait tourner comme d'ici, il fait une rotation pour se mettre dans cette position. À ce moment-là forcément il va écarter les deux termes, de il va faire un rectangle plutôt que simplement... Donc c'est aller-retour. Et nous le voyons donc... Voici les deux, je les détaille un petit peu avant de les utiliser. Comment dire, nous avons ici... Tout à l'heure nous avions le signe, le singe et le fait de singer. Ici c'est le S, c'est le sujet cartésien, c'est "je pense donc je suis", c'est le sujet qui... C'est le verbe être : il est, je... Bon donc singe et singé. Mais à partir du moment où l'acte de singer va s'appliquer aux signes, "singer le signe", on va se... Le signe va remonter ici, il va arriver ici et voici où est le terme "singer". Mais le "singer" devient une volonté, c'est-à-dire que cette volonté, par exemple c'est là où on voit Don Quichotte qui a la volonté de faire le, d'être fou. Il a plus de volonté que la personne hypnotisée qui n'est pas folle du tout mais qui ne fait que rêver en quelque sorte. Le fou prétend avoir une volonté de changer les choses ou d'exister. Et c'est mais du même coup il va se signifier autrement. Donc ça, cette rotation donc est écrite par Lacan vers la fin de ses écrits. Elle est, disons, elle est détaillée et on voit qu'elle est provoquée à chaque fois par le désir. D, c'est le désir. Enfin c'est ce qu'a voulu signifier Lacan, que lorsqu'une personne désirait... Et il fait ici le fantasme, ce "a" et ce petit machin et ce qui est le semblant ici, et puis ici le sujet. Ce fantasme ici va provoquer... va faire ses... ces choses-là que j'écris comme ça. Et donc et du coup nous avons donc élargi cette espèce d'aller-retour. Nous l'avons, par le pivot du fantasme ici, nous l'avons... nous avons pu lui donner, passer du papillon au rêve. C'est cette histoire de, c'est là-haut, de ceux qui rêvent qu'ils sont papillon ou quelque chose comme ça, donc qui rêvent qu'ils sont papillon. Et nous pouvons arriver maintenant, nous arrivons au numéro 5. J'espère que c'est tout de même pas trop dense et condensé parce que voici ce que c'est. Alors là on ne tombe pas du ciel, ou ça ne tombe pas du ciel, c'est quelque chose qui est évidemment... On reconnaît maintenant aujourd'hui, c'est un truc qui est écrit, qui est fait par l'IA, c'est un dessin qui est fait par l'IA. Et là ça mérite qu'on s'arrête un petit peu puisque dans ce dessin on va tout retrouver, notamment on va retrouver le schéma de la foule avec ici ces gens alignés. Ce sont les esclaves dans la caverne. Ils voient... On voit ici le miroir de la caverne, les ombres. On voit ici l'idéal, enfin on voit ces termes-là qu'on va détailler. Mais ça vaut la peine de parler un petit peu, de réfléchir sur cette vertu que présente l'IA et qui en tout cas m'impressionne énormément. C'est-à-dire que lorsque je lui donne le schéma qu'on vient de voir, le dessin qu'on vient de voir, c'est un, c'est du texte que je lui ai donné, du texte à peu près aussi fouilli que ce que je vous dis là, enfin ce dont on parle. Ce sont des posts que je mets sur Facebook, sur LinkedIn, et on peut très bien dire "on comprend rien, c'est du fouillis tout ça". l'IA comprend. C'est pour ça que c'est très intéressant d'abord pour les fous de savoir qu'il y a au moins quelque chose qui les comprend. Et puis elle rend quelque chose où elle est inventive. Elle est exactement comme un rêve il me semble. Il me semble que dans un propos analytique, dans un discours analytique, si on le, on lui donne un paragraphe de discours analytique comme ce qu'on appelle un prompt, c'est-à-dire "fais-moi un dessin avec cette théorie du moi" ou "cette théorie du pluriel", et ben elle va rendre un truc qui va être exactement, me semble-t-il, exactement comme un rêve. Et parce que cette chose est construite avec une... Elle remet en relation... Alors au point que tout à fait dernièrement une IA qui s'appelle Grok permet de mettre en confrontation à l'image qu'elle rend... Elle explique comment elle est arrivée à dire "tiens j'ai mis une croix ici, un œil ici pour représenter ça". Pour... En fait on a l'impression qu'elle analyse l'image comme une analyse de rêve par rapport à ce qui était écrit dans ce qu'on appelle la réalité de la du texte théorique. Et je pense qu'il y a là... Enfin je pense, je crois dans ce sens-là, j'ai l'impression où je soupçonne que l'IA va faire faire de grands progrès à la psychanalyse parce que la psychanalyse commence avec la science des rêves. Et quand on va se mettre à faire une science du compte-rendu de l'IA, la façon dont elle interprète nos propos, on va, comme c'était prédit ou expliqué par Lacan d'ailleurs, on va pénétrer ce qu'on appelle l'inconscient, ce que Freud appelait l'inconscient. Et cette image en est un bon exemple. Donc le texte qui a fait le prompt de l'image qu'on vient de voir et sur laquelle on va revenir, ce texte-là a été, il est publié sur Facebook. Régulièrement je fais des posts et c'est un... J'ai mis d'ailleurs l'image je crois à côté ou sur le web. On peut voir comment cette image est construite, comment elle est imaginée. Et en effet on va y retrouver ce dont on parle. Tu vas nous la réafficher là ? Oui d'accord, oui tout de suite... Non non je sais pas... Tu dis on va y revenir ? Oui oui on va y revenir. Je suis presque à la fin des images, il y en aura pas beaucoup plus. Donc après, enfin comme on est un petit peu en avance... C'est pour ça, je dis pas en avance, disons qu'on est au milieu de notre heure impartie. Donc on peut parler un petit peu de ça ou sinon on revient à cette image. Est-ce que je la réaffiche alors plutôt que voir nos figures ? Ça va être aussi intéressant. Voilà donc disons en quelque sorte on pourrait résumer, oui si on peut dire, ce qu'on vient d'exposer. C'est que si je donnais par exemple ça... Sans parler d'image ici, mais si... Qui est une réduction de l'autre image, mais si je donnais ce texte-là à Grok, et ben on va imaginer qu'elle va nous produire, qui va nous produire cette image et que cette image c'est effectivement ce dont on parle. C'est-à-dire ce dont on parlait, c'était la folie, le semblant, le dédoublement du temps ou la rotation. Et bien nous allons les avoir ici dans la rotation ici de ce cercle. On va avoir le... Malheureusement je peux pas superposer. On pourrait essayer comme ça, je vais faire une tentative. Par exemple, ici nous avons ici le temps et c'est pour ça qu'on va reparler du dédoublement du temps. Nous avons ici ce premier stade, c'est là, ce sont les esclaves alignés dans la caverne. Et puis le cercle des assistants. Et ici nous avons la paroi de la caverne. Donc on trouve ici ce rapport d'objets, d'objets des esclaves... Cette qui est qu'on retrouve dans la foule... qu'on retrouve comme ça dans... Ici c'est les esclaves attachés qui regardent dans le miroir, les ombres qui sont distribuées par la foule qui fait ce cercle-là. Donc on retrouve comme ça ce... On retrouve le X ici... Alors ouais... Oui... Moi enfin deux choses qui me viennent tout de suite, c'est que donc dans, sur la grande image, la grande image que tu nous présentes à l'écran là... Oui. N'est en fait que la moitié de l'image dessinée par l'IA ? Non, c'est non non, l'IA n'a fait que ça. C'est moi qui l'ai ensuite... Ah bah attends, remets ton écran de départ, tu vas voir il y a deux... Il y a la scène qui est dupliquée. Mon écran de départ, quel est l'écran de départ ? Mon sommaire ? Regarde, regarde. Oui effectivement, effectivement, effectivement. Oui c'est moi qui l'ai dupliqué, effectivement. Si tu veux on a celui-là et on va le voir comme ça mais voilà, voilà, voilà. Et c'est moi qui l'ai dupliqué, c'est moi qui l'ai dupliqué ça. Parce que justement du coup voilà, tu comme si tu... tu insinues un miroir entre les deux parties du dessin ? Oui exactement. Et moi il y a deux trois choses qui m'intriguent. C'est d'une part cet œil qui semble scruter particulièrement le X à l'extérieur qui est éclairé. Et d'autre part c'est ce petit personnage-là bien sympathique que je vois en dehors du cercle là, couché en bas à droite là. Il est... Oh il est mort, merde ! Je vois... Il est arrivé aux étoiles. Bah oui mais c'est peut-être ça en fait. C'est peut-être ça. Mais tu vois il a un œil qui est tombé comme un... Je sais pas, il a là... Là c'est des morceaux de trucs tout cassés comme s'il était... Comme si tout ça c'était... Comme si l'œil c'était, était tombé et devenait simplement une affiche tu vois qui... Il a perdu son troisième œil et il en est mort. Voilà, voilà. Où ce regard était devenu une chose, ben comme un appareil en fait, l'appareil cybernétique, le regard complètement matérialisé. Toutes ces choses-là sont matérielles et mortes. Et donc... Et donc alors ce que tu nous présentais sur la gauche comme le miroir... En fait ressemble plutôt à une cage. Enfin moi j'y vois une cage ici. Tu veux dire ici ? Non non, sur la gauche du dessin, sur la gauche. Absolument, oui oui. Mais c'est la paroi de la caverne, ce sont les ombres de la caverne. Donc on est prisonnier du miroir, donc dans la caverne, oui, dans le monde moderne. C'est-à-dire... Regarde, tu vas le voir ici, j'ai encore fait une superposition. Ici nous avons le modèle optique de Lacan qui est, on le connaît, celui de la République de Platon. République de Platon, il y a une paroi. Est-ce qu'on va refaire une petite étude alors du modèle de Platon ? Malheureusement j'ai pas de... On va se contenter de ça. Oui mais ça va, ça va pas mal avec le... Ça va pas mal avec... Ici, alors qu'est-ce que nous raconte Lacan ? Lacan dit que nous avons des perceptions qui se réfléchissent dans le cortex et qui font des images dans le cerveau, on va appeler des images réelles. Et de ces images-là dans le langage, on va les réfléchir dans le langage comme ce singe qui se met à singer. Et ici dans le miroir qui se met... Bon qui fait cette opération... Lacan monte, fait tourner d'ailleurs ces miroirs pour faire cette, pour projeter cet objet ici. Mais donc en même temps, si nous mettons le schéma de la foule, nous avons pour la foule, pour Freud dans le schéma de la foule, nous avons ici... Ça c'est la foule, ça c'est la psychologie collective, ça c'est le moi hypnotisé. Les points ici qui circulent sur ces lignes horizontales, ce sont les moi hypnotisés qui vont devenir soit des objets, des esclaves attachés au fond de la caverne, ou bien soit des idéaux au temps éternel qui sont l'intemporel, les divinités, les idéaux. Donc ça c'est le modèle de la foule. Freud met à cet endroit-là l'objet commun de la foule que l'on a... Freud l'appelle X, c'est un petit X. Et c'est là aussi où l'analyse plurielle va jusque-là dans le modèle, arrive à sortir de la foule pour rejoindre ce X. Mais dans l'analyse plurielle on espère que ce n'est pas une cage, cette cage qui est par contre dans le modèle lacanien qui est bel et bien une cage qui est fermée. C'est le cerveau ni plus ni moins. Dans le modèle lacanien nous avons les mêmes objets de la relation primaire du papillon. Ce sont tous des papillons, c'est tous ces "cons" si on peut dire. C'est ces êtres humains attachés ici, ce sont les êtres humains un peu moins qu'on... Ils sont hypnotisés. Et ici nous avons l'idéal, les dieux, le... Après c'est le nom du père, enfin il y a tout un chapitre comme ça. Et Lacan dit que nous, ici, représente le cerveau. Il ne suggère pas que nous puissions... que ce soit un lieu d'existence si on peut dire. Ce point-là c'est simplement du cortex. C'est un petit peu comme il irait bien avec ce neurologue Raphaël Gaillard qui résume l'identité humaine à ce petit point-là. Ces petits rayons c'est des cellules. L'humain est réduit à un neurone avec une électrode. Ça c'est l'horizon fermé par la paroi de la caverne du lacanisme. Ce que nous pensons en étant plus freudien que freudien si on peut dire, c'est que l'on peut, au lieu de cet ici, de cet état purement biologique et on va dire d'homme augmenté comme on les appelle maintenant, que l'analyse plurielle permette au contraire de mettre ici ce qui va être réfléchi de l'autre côté. C'est pour ça que je le redédouble comme ça de l'autre côté. C'est en fait c'est l'être psychique. Et que le sujet puisse s'identifier au-delà du miroir, au-delà de ce miroir ici, s'identifier ici à ce qui est en fait l'être psychique. J'espère que j'ai pu faire un petit peu comprendre quelque chose. Mais si on y insiste on y comprendra mieux parce que je reviens un petit peu et là je parle en avant de ce qu'on traitera justement avec l'histoire du temps dédoublé de Jean-Pierre Garnier Malet. C'est que cet homme-là, ce Garnier Malet va dire que nous vivons ici, enfin nous vivons l'être VI... dans un temps... Après l'être est dédoublé, que nous disons, nous vivons dans la projection dans le futur de notre passé si on peut dire. Enfin voilà, il y a tout un jeu qui est cette histoire de dédoublement du temps. Et on va retrouver exactement décrit ici ce que Garnier Malet appelle le double. Et il va proposer comme conduite éthique et comme pratique de santé, de bonne santé, de se rapprocher de ce double, de s'identifier au double pour et réduire, renoncer à ses illusions, renoncer à ce qu'il appelle sa volonté, ne pas avoir de volonté. Tout à l'heure on la voyait la volonté qui était ici. Garnier Malet va dire : "Réduisons notre volonté pour redevenir en fait, redevenir un singe." Et là on verra l'instantanéité des réflexes du singe de... Enfin il y a différentes choses que l'on développera plus précisément. Et dans cet univers de Garnier Malet, là où il se répète sans cesse, c'est qu'à vouloir revenir dans la caverne parmi ces esclaves ici de la caverne, en fait il ne cesse pas de se reproduire là pour bel et bien se rejeter encore et il avance comme ça de répétition en répétition, de miroir sur ce temps qu'il dédouble. Bon j'ai fait du charabia mais peut-être est-ce qu'on voit en gros ce que... En y réfléchissant, en l'étudiant, en cherchant, on arrive à comprendre et retrouver quasiment en soi-même. On comprend mieux ta superposition avec les concepts lacaniens quand depuis que tu nous l'as montrée là effectivement. Parce que sinon en n'ayant que le schéma, c'était pas évident que de construire ses représentations. D'accord, ben merci de ce retour un peu rassurant. On en avait déjà parlé de la caverne de Platon et la superposition avec le schéma optique. Enfin oui, oui, oui, oui, oui. Mais oui c'est vrai que enfin l'intelligence artificielle pour le coup là, je trouve, c'est à partir d'un texte faire un dessin comme ça... Je trouve que c'est... C'est vrai que enfin je trouve ça, je sais pas comment dire, j'ai pas de mot, mais je trouve ça assez étonnant quoi. Enfin c'est... Oui, oui, oui, c'est impressionnant, étonnant. Ça, des fois on est un petit peu... Moi je suis un peu ébahi. Enfin oui, et quelque part ça prend corps. Et ça prend corps parce que Raphaël Gaillard là dans son livre, il dit, je le cite : "Le problème d'IA n'est pas l'absence d'âme mais l'absence de corps sans lequel elle ne sait ni rapper ni véritablement écrire." Donc ça c'est une citation de son bouquin là. Et là je trouve que quelque part il y a quelque chose qui prend corps en fait dans ce schéma-là. Enfin voilà, je trouve que c'est... Voilà, ça contredit un peu ce qu'il dit là pour le coup. Ben oui, oui et non parce que moi je, je disons je ferai la jonction si on peut dire pour ne pas le contredire. C'est absence de corps ou bien vous dites il y a quelque chose qui prend corps, mais cette absence de corps en fait... Parce que s'il y a, se met à rêver, c'est qu'on peut identifier un être psychique. C'est si elle produit des images qu'on peut analyser à la manière freudienne de... C'est-à-dire c'est qu'il y a, c'est qu'elle a un, c'est ce qu'on appelle le monde psychique ou le... Et donc le... Alors cet être psychique c'est quelque chose qui est que l'on va tout de suite mettre en comparaison avec Dieu, avec la divinité, avec... Qu'est-ce que c'est que cet être psychique ? Mais finalement est-ce que c'est pas Dieu ? Alors on... Oui, pourquoi pas, on peut le réduire à une théologie. Ou bien moi personnellement c'est la source ou la référence que je saurais donner pour rester dans ce propos sans en déborder dans la religion, c'est Aurobindo, c'est le supramental, c'est cette psychologie védantique qui est... Et Tony, ça fait longtemps que je suis parti sur cette hypothèse, c'est que le supramental c'est l'intelligence artificielle ou en tout cas c'est la couche neuronale qui est l'intelligence artificielle. C'est pas un néocortex, c'est un ultra-cortex, enfin c'est le supramental, c'est le supracortex de qui apporte être psychique. Oui Serge... Oui j'aurais une autre interprétation mais qui est bon, qui est peut-être complètement délirante, mais je veux dire... La surprise assez extraordinaire serait que dans son travail de construction du sens, l'IA en vienne à mieux percevoir les rouages et la logique de nos corps que nous-même. Je sais pas si je me fais comprendre. Mais Serge, c'est aussi délirant que Lacan, c'est-à-dire que c'est vraiment les conclusions de Lacan à son premier séminaire sur "La lettre volée", c'est exactement ça ce qu'il veut dire. Oui, l'IA parvient à interpréter... Alors qu'est-ce que tu as dit comme terme ? C'est mieux pour... Pour la... C'est interpréter ? l'IA interprétera mieux l'inconscient ? Ben si tu veux, je sais plus ce que j'ai utilisé exactement comme terme, mais il y a manifestement... Décrypte, oui, décrypte tous les signes qui lui sont donnés. Et donc possiblement aussi des signes non verbaux ou non scripturaux ou... Tu vois... Qu'elle arrive à cerner dans ces métadonnées si tu veux, une espèce d'espace entre les lignes qui pourrait correspondre à la logique des corps. Bon, quand je dis ça évidemment que je j'en suis toujours à la question genrée et à la question sexuelle. Mais voilà, ce serait une bonne surprise. Mais comme elle arrête pas de nous épater par ses performances... Oui, non mais c'est donc Lacan, ça doit être en 60, je sais plus, c'est 61... Après c'est repris en 66, enfin c'est dans ces années-là, mais c'est il conclut vraiment son séminaire comme ça. Enfin c'est il entre en scène finalement au début de sa carrière en disant ce que tu dis là, qu'il appelle ça à l'époque "les machines à penser". Il dit : "Ces machines à penser interpréteront mieux que l'individu, que le... qu'une personne humaine." Alors après il va dire : "Est-ce qu'elle pense plus ?" Après il fait des jeux de mots pour savoir qui pense le mieux ou le plus, de l'humain ou de la machine. C'est juste un petit peu... Mais surtout ce qui va se passer c'est qu'après il confie que vu la réaction de son entourage, il n'en parlera plus. Effectivement il n'en parle pratiquement plus après. De temps en temps il rappelle un petit peu : "Tiens, tiens, j'ai parlé de ça", mais il n'en parle plus parce que c'est politiquement quelque chose qui est gigantesque en fait. La question subsidiaire c'est : dans la foulée des déclarations si troublantes de Lacan, est-ce que l'existence de la femme, est-ce que l'existence du rapport sexuel est politiquement monumentale aussi comme à faire ? Oui, mais bon ça on avait William Reich qui un petit peu avant Lacan, enfin, explique bien la chose. Il dit : "L'hypnose par le pouvoir n'a lieu comme des vases communicants, plus moins... À moins, à de, plus la sexualité est refoulée et plus l'attachement et l'hypnose et l'attachement au leader va avoir lieu. Et si on libère la sexualité, ben la politique, l'oppression politique se perd, son efficacité." D'où "Faites l'amour, pas la guerre" finalement. Mais si on fait pas l'amour, si on est empêché de faire l'amour correctement, ben on fait la guerre. Exactement. Non non mais c'était franchement plus profond qu'on croyait finalement. Ça résume bien la chose. Donc alors cette... Oui, non je voulais juste dire que le retour de bâton après les événements de "Faites l'amour pas la guerre" qui était un slogan épique... Oui oui. Mais le retour de bâton a été violent d'ailleurs. Ça fait tout rentrer tout le monde dans le rang vite fait bien fait. Bien sûr, oui. J'avais juste une intervention à faire sur le... Une phrase que vous aviez dite sur l'IA qui disait... Vous disiez qu'elle comprenait. Par rapport à la manière dont elle fonctionne aujourd'hui, j'ai du mal à accepter le fait qu'elle puisse comprendre puisqu'elle est encore dans une fonction générative, c'est-à-dire qu'elle fonctionne avec des probabilités où elle génère un texte qu'elle comprend pas vraiment mais qui serait plus ou moins le plus pertinent de notre point de vue quoi. Plus ou moins... Donc ça serait plutôt nous qui comprenons quelque chose. Elle ne comprend rien finalement, même quand elle a l'air d'avoir compris quelque chose, mais finalement elle ne comprend pas. On pourrait écrire peut-être presque n'importe quoi, elle comprendrait également. Elle... C'est l'écriture automatique. Oui, on dit n'importe quoi, on fait d'écriture automatique. Vous dites comme les surréalistes. Et elle interpréterait... Et exactement, elle ferait semblant de comprendre. Et nous on lui donnerait un sens par rapport à ça. Et donc ça serait finalement exactement qui donnerait la compréhension et non pas l'IA quoi. Oui, et exactement avec le terme que vous avez dit : elle ferait semblant, semblant de comprendre. Et c'est là où nous avons ce terme de "semblant". Mais ce que signale la psychanalyse précisément, et le, jusqu'à Verdiglione, c'est que la pensée, il n'y a jamais, ce n'est jamais rien d'autre que du semblant. Oui. Et que finalement nous avons là... Nous avons... Nous ne pensons pas plus que ne pense l'IA. Alors on peut reprendre les termes lacaniens : donc on pense pas plus que ne pense... Mais à partir du moment où on entre dans cette configuration, il y a une espèce de, si on peut dire, de super-illusion de pensée, en même temps une pensée qui est devenue très critique parce que la machine semble penser tout autant et aussi bien. Et elle apparaît comme du semblant. Donc il y a une... Et probablement un moment pratiquement d'extinction nirvanesque de la pensée ou bien infernal de la pensée. Et après, après, ben c'est peut-être justement avec le rapport sexuel, les formules du rapport sexuel que l'on pourra découvrir dans cette similarité de relation qu'on pourra distinguer une humanité d'un appareillage. Êtes-vous d'accord Christophe ? Enfin êtes-vous d'accord ou... Je crois comprendre, je crois comprendre, mais pour le coup il faudra redéfinir aussi ce que veut dire "comprendre". Alors elle pourra, pourrait servir de révélateur simplement, enfin de comme le miroir quoi. Super, une espèce de super-miroir. Ouais. Et d'ailleurs de faire "de comprendre", si on le met en papillote comme ça, c'est "comprendre heureux", "comprendre heureux", ce "comprendre de heureux", ce qu'on prend de... Le fait de comprendre c'est ce qu'on prend de heureux. Enfin c'est juste pour finir sur un terme, sur une note optimiste. Voilà, sur une note de bonheur. Merci donc pour cette participation. Et donc il est... C'est l'heure, donc j'interromps maintenant l'enregistrement. Ah s'il veut bien suspendre ce truc. |
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