L'Hermétisme et la Scène Primitive : De l'Atonisme aux
Mythes d'Hermès
Introduction
"Nos origines d'un lointain passé : un culte d'Aton
fit l'étincelle de trois ou quatre monothéismes. Ensuite,
celui du Nous ou de la science s'est couché à l'Occident à
l'art naissant, livrant l'art de la mémoire pour sa cérémonie
qu'on appelle analyse. Au pluriel, au temps moderne, ces
pluriels analytiques sont des graines de commune qui font
vivre notre nous du savoir collectif."
Bonsoir, et comme d'habitude, j'ai introduit notre séminaire
par ce rappel de l'hypothétique fonction ou statut de l'atonisme
comme une scène primitive. Ce statut a été suggéré - on
peut dire que c'est Freud qui a posé quelques jalons dans son
Moïse et le monothéisme - qui permettent ou qui
suggèrent de regarder l'atonisme comme justement la scène
primitive de ce qui sera ensuite les analyses freudiennes,
etc.
L'Hermétisme comme transmetteur de la mémoire
Mais aujourd'hui, en plus de cela, ce que nous allons voir
de plus précis tient au fait que cette scène primitive - l'atonisme
même - si elle a été retrouvée ou suggérée par la
psychanalyse à partir de et par Freud, cette scène primitive
a été entretenue, sa mémoire a été entretenue par ce
qu'on appelle l'hermétisme. C'est-à-dire une doctrine et un
enseignement, des livres, tout un corpus scientifique de l'époque
attribué à Hermès Trismégiste.
Un Hermès qui était l'auteur, ou le responsable, ou l'espèce
de superviseur du Corpus Hermeticum, d'un enseignement qu'on
appelait hermétique et attribué à Hermès. Mais un Hermès
particulier - il y en aurait eu plusieurs. Un certain roi d'Égypte
qui avait créé une cité solaire et initié Moïse et Orphée
était appelé, pendant des siècles, par les Pères de l'Église,
jusqu'à la Renaissance donc. Ce roi d'Égypte était appelé
Hermès Trismégiste, ce qui veut dire "Hermès qui porte
trois noms". On suppose qu'il fut par trois fois maître,
qu'il y avait eu avant un Hermès double qu'on appelait Hermès
Thot. Donc c'était Hermès Thot Trismégiste, et le premier
de tous aurait été Hermès.
Hermès est donc très lié à cette scène primitive, à
l'atonisme, puisqu'il aurait été son transmetteur, au moins
selon l'hypothèse que cette religion a été conséquente, ou
que cet événement a été conséquent.
L'apport d'Alan Harsman
Nous allons aujourd'hui nous concentrer sur ce sujet,
surtout que nous en avons l'occasion grâce à un travail
d'Alan Harsman, qui est un youtubeur, un intellectuel d'un
assez bon niveau. Harsman a fait de nombreux livres et vidéos
consacrés à la lecture historique de la Bible, puis de la
mythologie, et notamment de la mythologie d'Hermès. Il a
produit dernièrement deux vidéos sur Hermès, sur le mythe
d'Hermès.
Harsman fait cette lecture de la mémoire de la
civilisation sous un angle très précis, dans une perspective
très précise, qui est celle d'une évolution de ces
complexes : l'évolution de l'anthropophagie.
Nous n'avons pas tendance à rejeter ce que dit Harsman,
puisque c'était ce qui avait été commencé par Freud qui,
en même temps qu'il étudiait la religion de Moïse durant
toute sa carrière, a aussi consacré ses efforts durant cette
même carrière à la recherche et à l'hypothèse d'une
origine de l'humanité ou de la civilisation dans une forme de
cannibalisme. C'était pour lui la dévoration du père, la dévoration
totémique, le repas totémique qui consistait donc à
l'histoire du cannibalisme.
C'est quelque chose qui est essentiel dans la psychanalyse,
quelque chose qui est par ailleurs étudié, voire démontré,
en tout cas présenté avec des arguments très puissants par
Alan Harsman. Il n'est pas spécialement psychanalyste, mais
il s'essaie à faire une psychologie de ce qu'il découvre -
une psychologie du cannibalisme.
La critique de l'approche de Harsman
Dans son dernier exposé, là où il en est - c'est-à-dire
arrivant à Hermès - il nous donne l'occasion magnifique,
excellente, de pouvoir examiner un biais selon lequel Harsman
ne donnerait - elle est déjà importante - qu'une seule
dimension au facteur, si on peut dire, névrotique ou refoulé
de la civilisation. C'est-à-dire qu'il attribue à peu près
tout au cannibalisme, et du fait qu'il le retrouve partout,
sans doute avec raison, parce qu'il y a une mémoire. Si le
cannibalisme, si l'anthropophagie a été principale dans
l'humanité, on la retrouve dans tous les mythes.
Mais seulement, Harsman oublie, ou si on peut dire laisse
de côté, une énorme partie de cette évolution de l'humanité
: ne serait-ce que les drogues, qui sont aussi une autre forme
d'ingestion, puis la sexualité, puis diverses autres choses
peut-être encore.
Son analyse qu'il fait du mythe d'Hermès, où il retrouve
tous les signes de la signification de l'anthropophagie, cette
analyse montre aussi de manière très flagrante ce qui manque
à sa conception, ce qui manque à son exposé. Comme cela
correspond à ce dont nous parlions dernièrement dans
l'organisation de la libido par ces deux fonctions du formant
et de l'orifice, de la ligne du sphincter anal, comme cela
correspond à cela, la circonstance se prête vraiment à
cette rencontre aujourd'hui.
Le programme d'aujourd'hui
Je vais exposer d'une part rapidement - je vais rappeler ou
citer ce qu'expose par ailleurs Harsman - et on va voir ce que
nous pouvons y apporter de beaucoup plus, c'est-à-dire ce qui
rend la théorie beaucoup plus intéressante qu'elle ne l'est
déjà énormément.
[Le conférencier fait une pause pour vérifier la
compréhension de l'audience]
L'eucharistie : cannibalisme et/ou LSD ?
Question du public : "Je voulais
juste rebondir sur le cannibalisme et l'anthropophagie. En
fait, on parle beaucoup de quelque chose... Harsman parle
d'une réalité, dans le sens où c'est concret, le
cannibalisme, l'anthropophagie. Mais est-ce qu'il y a une
notion peut-être un peu plus abstraite ou symbolique quand on
parle d'anthropophagie symbolique ? C'est-à-dire fait référence
par exemple à l'eucharistie dans la religion catholique.
Quand par exemple on dit 'c'est le corps du Christ', en fait
c'est symbolique, ce n'est pas quelque chose de... Est-ce
qu'on parle de cannibalisme là aussi ?"
Réponse : Eh bien oui, ces auteurs -
autant Freud que Harsman ou tout autre intellectuel qui
choisiraient ce point de vue - diraient que oui, que
l'eucharistie est le souvenir de quelque chose d'extrêmement
concret. Cela fait partie des signes de mémoire d'un
cannibalisme authentique. Harsman, dans la vie du Christ, voit
beaucoup de signes parmi les miracles et les choses décrites
dans le Nouveau Testament qui rappellent cette anthropophagie.
Mais la remarque que vous faites, ou la question que vous
posez, est une bonne occasion de dire justement qu'il y a une
ambiguïté. D'une certaine manière, certainement on peut
rapporter cela au cannibalisme, mais il ne faudrait pas que ce
soit exclusif. Il ne faudrait pas exclure une autre notion très
importante qui est pratiquement démontrée aussi par rapport
à l'eucharistie : c'est le rôle du LSD.
C'est-à-dire que le LSD pouvait être purifié à l'époque
du Christ, voire à l'époque de Moïse. C'est ni plus ni
moins Albert Hoffman, qui est l'inventeur du LSD ou le découvreur
du LSD, qui a fait la démonstration qu'aux époques antiques,
les alchimistes, les médecins ou les prêtres étaient
capables de créer des molécules qu'on appelle aujourd'hui
LSD.
Il y a d'autres auteurs - le livre s'appelle par exemple Manna
de Moïse, c'est de Dan Merkur, à propos d'Hermès,
c'est un Canadien qui démontre aussi cette piste
eucharistique. Donc il n'y a pas que le cannibalisme dans
l'eucharistie et dans ces mythes. On va voir aussi qu'ils ont
plusieurs références, ils font plusieurs références, ce
sont des références à plusieurs phénomènes historiques
effectifs.
La scène primitive et le mouvement révolutionnaire
[Présentation d'un diaporama]
Voici donc un petit peu la table des matières de notre
session : la scène primitive, c'est ce dont nous parlons, l'atonisme.
On va commencer, avant de monter sur l'hermétisme, sur Hermès,
sur l'anthropophagie, sur l'analyse de Harsman, on va rappeler
que la scène primitive déclenche un mouvement. C'est avec
cette notion d'un mouvement que l'on va décrire, que l'on va
pouvoir situer et reconnaître les dimensions dynamiques, si
on peut dire, de ce mythe d'Hermès.
Les tournures révolutionnaires : drapeau et simulacre
Nous avons ici - on reconnaît donc l'Asie et l'Afrique -
c'est-à-dire ce que l'on pensait être le monde à l'époque
de l'atonisme, qui a eu lieu en Égypte. Ici, on a une vue
plus rapprochée avec la Méditerranée, la Grèce, et nous
arrivons à ce qui était le moment de l'atonisme : c'était
la fin de la XVIIIe dynastie, au moment où l'Égypte régnait
sur le Nil et jusque carrément la Babylonie, mais avait ce
rival ou avait un voisin qui était égal en puissance, et c'était
l'Anatolie, où on trouvait comme divinité principalement Cybèle,
la déesse de la fécondité. Ici, nous avions la divinité
solaire au moment de l'atonisme.
Cette scène primitive, l'atonisme, ayant eu lieu vers
-1350, très vite après elle a été interdite, elle a été
censurée. Très vite après est apparue une catastrophe : ce
qu'on appelle l'âge sombre, pendant plusieurs siècles,
jusqu'à ce que la civilisation sorte de son coma et se réveille
dans une configuration tout à fait différente.
L'Anatolie, qui était ici, a disparu, et sont apparus la
Grèce, là où il y avait Mycènes, la ville antique de Mycènes.
Ce que je veux dire à propos des tournures, c'est que si
maintenant nous revenons à cette scène-là et si nous
faisons tourner cette carte - on lui fait juste une tournure
de 180° - nous reconnaissons quelque chose que l'on peut décrire
comme cela.
Si nous le voyons ici, nous voyons que nous avons sur cette
carte les États-Unis, un golfe dit du Mexique, nous avons ici
une île, puis le Groenland, puis l'Europe. Eh bien, si nous
gardons en tête cette carte, nous voyons qu'ici nous avons
quelque chose égal aux États-Unis, égal au golfe du
Mexique. Ici, c'est Cuba, c'était la même relation qu'il y
avait avec Minos et la Crète. Puis on trouve ici comme le
Groenland, ici l'Europe, et ici l'Égypte.
De sorte qu'on trouve chez l'être, chez l'adulte humain,
du fait d'une doublure de ce cortex, on trouve le sphincter
qui est réfléchi avec des mots et qui va pouvoir donc rendre
compte du réel, enfin ou de l'extérieur, selon les démonstrations
qu'on a faites précédemment.
Je rappelle tout cela rapidement. Voici, en modèle réduit,
un être humain : avec ces mots, il parvient, avec un
semblable, avec un autre être humain, à constituer le moi et
ce moi partagé, des informations sur le monde extérieur que
chacun peut ainsi partager et industrialiser.
Seulement, il se produit quelque chose de particulier chez
l'humain, chez le mammifère en général, mais chez l'humain
: c'est le fait que les glandes testiculaires passent par un
sphincter inguinal, et donc ce sphincter a une représentation,
une projection dans le cerveau. Le corps féminin a pour objet
simplement les ovules qui ne stimulent aucun orifice et, par
conséquent, nous allons avoir ici, en réponse, dans le
langage, dans la communication entre l'homme et la femme, un
sphincter qui ne va pas être stimulé, ou disons une représentation,
une projection corticale qui ne va pas avoir de correspondance
dans le cortex féminin.
Par exemple, on peut dire que dans leur langage, leur
langage commun, il va y avoir un mot qui manque - ce qu'on
peut appeler un refoulement, une forclusion, etc. -, toute une
chose que le lacanisme et le freudisme ont commencé à débroussailler
et qui se résume en fait à ceci : dans ce trou manquant, il
y a un signifiant phallique qui désigne le désir féminin.
Si l'homme désire le corps de la femme, la femme est censée
être sensible au phallus, et entre les deux se négocie, si
on peut dire, à travers la nomination du père. C'est du
lacanisme rapporté à tout à l'heure, ce que... et puis on
l'a détaillé.
Le système du sexuage
Ce que nous produisons, c'est une autre variation de cela :
c'est d'écrire comme cela. Et surtout, maintenant, nous
allons, au lieu de le mettre en chaîne de semblables, de
faire une société comme cela, on va simplement les composer
de cette manière pour signifier qu'entre ici nous avons... je
vais reprendre mon stylo... ici nous avons donc l'homme, la
femme avec le sphincter inguinal, l'absence ici, et nous avons
par contre la femme et l'enfant avec ici le sphincter de la
gorge et l'absence chez l'enfant ici.
Donc nous avons composé, au lieu de composer simplement
les trois semblables comme nous le faisions tout à l'heure -
une chaîne linéaire de société -, nous avons là décrit
un monde des adultes et un monde de... un monde de la sexualité
et un monde de la vocalisation. Ceci se définissant comme
cela, s'écrivant avec ce qu'on a dit tout à l'heure plus
clairement comme cela.
Nous avons donc deux axes pulsionnels qui vont composer la
libido : la réflexion synchronique et diachronique donc de la
sexualité adulte et du nourrissage de la vocalisation
maternante.
Application du graphe du désir
Et voici maintenant... donc on arrive là absolument où je
voulais venir. C'est pour cela qu'on avait décrit tout à
l'heure l'évolution des schémas du modèle optique jusqu'au
graphe du désir. On peut appliquer le graphe du désir ici.
Ce graphe du désir, nous savons, nous l'avons décrit, il
correspond soit donc à ce Z avec les quatre places, soit donc
au modèle optique avec les bouquets, les réflexions, et
puis, troisièmement donc, ce graphe ici en noir.
Eh bien, nous avons ici la voix que Lacan pose comme étant
l'objectif, si on peut dire, de l'enfant qui va demander,
puisque ceci, cette flèche, cette grande flèche ici comme
cela, ce qui est un feedback, en fait, Lacan l'appelle
"Que veux-tu ?" C'est pour cela que nous parlions de
volonté tout à l'heure avec Kant. C'est "Que veux-tu
?", c'est la question du désir.
Ici, quand la question du désir se pose, l'enfant se
demande : "Mais que veux-tu ? De quoi tu me parles
?" Il dit : "Que veux-tu ?" que l'enfant va
poser à sa mère. La mère leur a posé donc dans la question
sexuelle donc à son partenaire, au père.
On voit que le graphe du désir que je vous présente comme
cela rapidement correspond ou s'applique donc absolument à
cette description de la libido par ce que j'ai appelé le
sexuage, c'est-à-dire ce rapport. Donc le rapport sexuel, le
rapport génital, la fonction de l'organe génital et la
fonction de l'organe vocal.
Nous rappelons ici que ce cycle-là, le sujet poinçon A,
c'est cet objet pulsionnel, ce fameux A qui peut être soit
donc le testicule, soit le formant. Ici, c'est ce que Lacan a
simplement arrêté en une croisée de deux bords, et il a
placé le sujet.
La critique de l'analyse de Harsman
Or voici ce que nous pouvons dire si nous disons que
Harsman ne parle pas, fait l'impasse sur la voix de la mère :
c'est-à-dire qu'il se prête tout à fait à ce que ce schéma
décrit. On le voit, il y a plusieurs... dans le schéma du désir,
dans le graphe du désir, il y a plusieurs flèches, il y a
plusieurs circuits.
Celui de Harsman est un circuit qui fait l'impasse, qui
exclut ici la fonction maternelle, et il va donc traiter du
cannibalisme simplement dans un stade qui est celui du
sadique. C'est un stade où la génitalité des parents n'est
pas connue. Son monde se limite à ce procédé-là, à cette
zone que je grise comme cela, et qui est le monde où manque
le nom du père. C'est ce qui caractérise la société, si on
peut dire, que l'on dit asperger ou aspergène.
Voici donc, en bref - mais je pense qu'on a réussi à le
montrer - voici le schéma de l'interprétation du mythe par
Harsman, qui n'y voit que le cannibalisme, et voici ce qu'il
devrait être lorsqu'il compte avec la relation sexuelle, ou
bien où l'enfant, le petit enfant ici, va accéder à la
parole, tandis que dans la question de... dans le mythe, dans
l'exclusive opération du cannibalisme, qui est simplement
d'avaler la jeunesse, Harsman n'a pas trouvé la clé qui est
donnée par le mythe d'Hermès, qui pose à l'origine ici une
fonction de la voix dans la gorge, c'est-à-dire la guitare -
que j'ai pas bien dessinée, une guitare, mais cela fait une
lyre - qu'Hermès compose avec sa tortue pour tout commencer
dans l'histoire de l'humanité.
Discussion finale
Voilà, il nous reste 15 minutes, mais là on a parcouru le
chemin, je pense, en ayant vu toutes les étapes et nous
permettant d'y réfléchir et de comprendre l'intérêt qu'il
y a de cette thèse du sexuage.
Est-ce que vous voyez des questions ?
Les vaches comme métaphore des idées
Intervention : "Une chose qui est
dans le silence de... à dire, c'est-à-dire que parler de ces
vaches, moi il me semble, si vous voulez, dans la nourriture
ce qui plaît au dieu, on le trouve dans d'autres légendes
essentielles. Je pense dans celle de Prométhée, je crois, ou
quelque chose comme ça, quand l'humain découvre le feu,
c'est-à-dire la manière de cuisiner... Assez étrangement,
l'être humain a l'idée que ce qui plaît au dieu, ce sont
les os, les ossements, et la couenne, la peau. Dans les
sacrifices, il va laisser les os et la peau aux dieux, et il
va se bouloter la viande. C'est une chose assez marrante dans
la légende de Prométhée que j'ai trouvée..."
"Mais si vous voulez, là, parce que dans
l'eucharistie dont on parlait, dans toutes ces légendes de
cannibalisme, il y a le fait qu'il y a aussi des champignons
que l'on peut manger... enfin, il y a des tas de choses que la
nature nous donne à manger, et pas simplement nos enfants.
Donc l'idée des vaches, moi il me semble que... enfin, l'idée,
c'est ces vaches qu'Hermès arrive à capturer après qu'il
ait conçu la voyelle et la voix et la parole. Ce qu'il arrive
à capturer, ce sont les idées."
"Je pense que, comme l'eucharistie veut dire beaucoup
de choses - veut dire le LSD, veut dire le père, veut dire le
cannibalisme, veut dire le blé, veut dire la subsistance,
etc. -, le mythe, la légende de cette vache qui est sacrée,
par exemple en Inde... Je pense que c'est la figure, que c'est
la métaphore... peut-être le fait de dire métaphore est
hasardeux, parce qu'il faut justement avoir acquis toute la
logique du nom du père, mais en tout cas, avant cela, c'est
la représentation des idées."
"La vache elle-même est divinisée, je pense qu'elle
s'appelle Hathor en Égypte, mais elle est divinisée dans
d'autres religions. Il me semble que ce que... une des façons,
un des biais, une des facettes, puisque ces mythes sont des
collections de facettes, des rassemblements de... c'est-à-dire
qu'une fois qu'Hermès, ou que l'individu en grandissant, en
venant au monde, il vient vraiment au monde quand il forme,
quand il comprend dans le langage les voyelles, c'est-à-dire
ce qui n'est pas écrit dans le texte hébreu, dans la lettre
hébraïque, et c'est-à-dire aussi l'inconscient... et quand
il entend ce qui est le non-dit, si on peut dire - on parlait
de silence tout à l'heure -, il est capable de saisir les idées."
"C'est dans le silence de la méditation que l'on voit
les idées, dans le silence de la méditation que l'on accède
au monde des idées - aussi par exemple donc, c'est une
autre... ce n'est pas simplement la viande, la chair
substantielle de la vie, mais c'est la substance de la pensée
qui sont les idées. Après, on voit le platonisme, etc."
Réponse du conférencier :
"Excellente remarque qui enrichit considérablement notre
analyse. Effectivement, les vaches dans le mythe d'Hermès
peuvent être comprises comme une métaphore des idées, des
concepts que l'intelligence humaine peut 'capturer' une fois
qu'elle a développé la capacité d'articuler des voyelles et
donc de penser de manière complexe."
"Cette interprétation rejoint parfaitement notre
critique de l'analyse de Harsman : en ne voyant que l'aspect
cannibale du vol des vaches, il passe à côté de cette
dimension cognitive, intellectuelle du mythe. Le fait qu'Hermès
crée d'abord la lyre - instrument de la voix et de la musique
- puis 'vole' les vaches, suggère effectivement un processus
où l'acquisition du langage articulé précède et permet la
capture des idées."
"Votre référence à Hathor en Égypte est particulièrement
pertinente, car cela nous ramène à notre scène primitive de
l'atonisme. Et effectivement, le silence de la méditation
comme accès aux idées platoniciennes enrichit notre compréhension
de ce que représente vraiment ce mythe au-delà de sa seule
dimension cannibale."
Conclusion
Il est 19h30, nous allons mettre fin à la session sur le
champ. À la prochaine !
*[Note : Cette transcription reformatée
préserve le contenu intellectuel de la conférence tout en améliorant
considérablement sa lisibilité. Le texte original présentait
de nombreuses répétitions, phrases inachevées et erreurs
typiques d'une transcription automatique qui ont été corrigées
tout en conservant le style oral et la complexité
conceptuelle de l'exposé.]*te qu'on a l'impression
que notre scène actuelle se retrouve comme tournée à partir
de ce qui était en fait la scène primitive, qui aura fait un
tour comme cela de 180°.
Ce phénomène que l'on retrouverait comme cela, où
aujourd'hui cette scène primitive se répéterait - c'est-à-dire
au moment où les États-Unis disparaîtraient, seraient
susceptibles de disparaître pour se retrouver en... [passage
confus dans l'original]
On va simplement revenir ici pour rappeler que ce qui
peut être figuré maintenant comme cela, c'est en fait
l'Anatolie ou la civilisation hittite qui, normalement, aurait
disparu. En réalité, elle s'est déplacée en Grèce et a prétendu
ensuite dans l'histoire avoir été défaite par la Grèce.
Sur cette base, sur ce type d'exercice, je cherche à
montrer l'actualisation, c'est-à-dire la répétition de la
scène primitive. À partir du moment où, d'après la
psychanalyse, le refoulement d'une scène primitive est levé,
à ce moment-là, ou bien on en prend conscience, ou bien on
la répète inconsciemment.
Nous sommes actuellement dans une situation qui était décrite
par ce qui s'appelle un roman important qui s'appelle Le Maître
du Haut Château, une situation où les États-Unis pourraient
très bien se mettre en faillite pour réinvestir l'Amérique
du Sud et, se déclarant en faillite en disant "Bah, nous
ne sommes pas américains, au contraire, nous sommes
maintenant une civilisation qui a vaincu", ainsi, sous
une fausse identité, continuer leur existence.
C'est ce qui se serait passé entre ces deux périodes -
dans les deux premières cartes que j'ai montrées - le moment
où il y avait l'atonisme et la civilisation hittite, puis un
coma, et ensuite une civilisation qui était la civilisation
athénienne, qui était en fait la civilisation hittite sous
une nouvelle identité ou sous une nouvelle casquette.
L'hermétisme : avant la psychohistoire
Il nous faut avancer, et on va maintenant revenir à
notre chose essentielle pour aujourd'hui, qui est ceci : nous
allons venir à la deuxième partie. Donc, avant la
psychohistoire, il y avait l'hermétisme, et je parle de la mémoire
ou la rotation des sphères et des scènes.
Qu'est-ce que cela veut dire ? L'hermétisme était une
légende qui a duré 2000 ans, une science, une doctrine qui a
duré 2000 ans, c'est-à-dire de -300 à +1600, qui s'est
terminée avec l'exécution, la mise à mort de Giordano
Bruno, qui était le dernier, si on peut dire, représentant
de l'hermétisme. Il décrivait que la mémoire procédait par
des phénomènes de rotation où les éléments, dans cette
rotation, prenaient la place de l'image précédente.
Les schémas de Lacan et la cybernétique
[L'orateur fait référence à des diagrammes]
Je rappelle que nous venons de là : nous avons commencé,
il y a des dizaines de webinaires, sur la cybernétique, pour
simplement traduire le fait que le schéma de Lacan était
authentiquement un fruit de la cybernétique, puisque ce schéma
ici, c'est celui que décrit Lacan. Il le met dans une autre
forme qu'il appelle le schéma L, où il montre les relations
psychiques imaginaires, la relation de l'inconscient, etc.
Ce schéma L, ou qu'on appelle aussi schéma Z, montre
ces quatre coins, il y a quatre angles : S, autre, puis le
moi. Il se montre sous une autre forme qui est le modèle
optique, où on a reconnu la caverne de la République, la
caverne de Platon. Puis qui évolue - c'est toujours le même
schéma qui évolue - ensuite dans le graphe du désir.
Ce graphe du désir, nous voyons les lois de rotation
qui commencent à être décrites et explicitées, qui sont
celles qui s'appliquent aussi dans cette rotation qui
s'applique dans ce modèle optique, où c'est ce miroir qui va
effectuer une rotation ici, ce miroir ici qui va effectuer une
rotation pour se retrouver comme cela.
Donc, ce sont nos schémas de base. Et après ce
graphique, ce graphe du désir, quand Lacan arrive là, il
produit un 4e modèle qui est toujours dérivé sur le même,
qui est un article qui s'écrit "Kant avec Sade", et
où il détaille les chemins de cette rotation.
Si on peut l'exemplifier un petit peu comme cela, je le
ferai. C'est-à-dire que ici nous avons la jouissance qui a
pour instrument l'aliénation - c'est le sadisme, cela, si on
peut dire, ou la jouissance du sadique est instrumentée par
l'aliénation de l'autre. Mais la rotation qui suit, quand
la... [passage technique sur les rotations dans les schémas
lacaniens]
Voici maintenant le modèle ou le rapport de la
jouissance à un instrument qui a effectué sa rotation dans
La République de Sade. Nous sommes passés quand Kant était
ici le philosophe d'avant la République, si on peut dire, et
à la fin de sa vie a lieu la révolution en France - quand
Kant était allemand, mais a lieu la révolution en France -
et La République de Sade, puisque Sade était un député, était
un théoricien de la République. Il a écrit ses
pornographies pour décrire une philosophie de la République,
et il avait, selon Lacan, décrit un phénomène de rotation
comme cela.
Je vous présente tout cela parce que cette rotation-là,
c'est exactement ce que nous allons voir à propos de la
lecture d'Hermès par Harsman, qui va lire Hermès comme ceci
en fait, et en voyant que le cannibalisme... tandis que nous
allons pouvoir trouver une antériorité qui est celle d'une
libido avant la passion sadique du cannibalisme.
C'était la raison pour laquelle j'ai fait tout ce
parcours par ces formules ésotériques, énigmatiques, pour
vous montrer comment nous y arrivons. Parce qu'effectivement,
si vous vous rappelez le séminaire suivant, nous avions
ici...
Le sexuage et la double migration
[L'orateur prend le temps de bien décrire un schéma
complexe]
Nous avons ici l'homme, ici la femme. Ici nous avons une
différence sexuelle qui est due donc à la migration
testiculaire, et nous avons ici la femme et l'enfant. Ici,
c'est une différence qui est vocale. Et tout à l'heure, dans
ces deux épisodes que nous voyons, nous trouvons cette première
orientation et cette rotation vers celle-là.
C'est ce que nous allons donc expliquer.
[Pause]
C'est pas trop compliqué ? Est-ce que vous arrivez un
petit peu à suivre en survolant de haut et de loin ? Je
continue, ou est-ce qu'il y a besoin d'un éclaircissement ?
Le mythe d'Hermès selon l'IA
Voilà maintenant ce que l'intelligence artificielle
ChatGPT a résumé de la présentation du webinaire
d'aujourd'hui, de son annonce. Il l'a résumé comme cela :
"Le mythe d'Hermès comme vous ne l'avez jamais
entendu", et il a créé cette image : "Hermès : la
double migration du sens de la signification". Il a tout
à fait compris : migration testiculaire et descente laryngée,
ce sont des doubles migrations que l'intelligence artificielle
comprend.
On voit que cela la trouble, parce que qu'est-ce que
nous avons ? Rappelons brièvement - c'est important -
l'histoire d'Hermès telle que nous la raconte, nous la
rapporte aussi Harsman.
L'histoire d'Hermès
Hermès donc est né, était un enfant de Zeus. Son frère
est Apollon - Apollon est déjà né - et vient au monde Hermès,
je crois que c'est de la déesse Maia, de l'illusion, je crois
bien.
Il va très vite, dès qu'il est... dès son premier
jour de sa vie, au berceau, il va créer la lyre, cet
instrument de musique, et il va voler les vaches de son frère
Apollon.
Il y a une chose qui est intéressante dans cette création
par l'intelligence artificielle, et elle est intéressante
parce que souvent l'intelligence artificielle a des présente
des biais qu'on appelle soit des hallucinations, mais qui sont
souvent proches de l'inconscient. On remarquera ici que cette
vache, elle est bizarre, parce que normalement une vache, elle
a un pis comme cela, une mamelle. En plus, cette vache semble
être plutôt un bœuf. Or il est bien stipulé que dans la légende
d'Hermès, c'est bien des vaches.
Ici, ça n'a pas l'air... ça n'a pas toutes les caractéristiques
d'une vache. Nous allons voir qu'effectivement il y a un mélange
troublant de facteurs de cannibalisme et de facteurs de la
sexualité dans notre aventure.
Le stade oral et la théorie de Lacan
Je rappelle que le stade oral, ou la pulsion orale, est
basée sur le fait qu'un sphincter, une bouche qui avale un
objet, n'en est conscient - n'est consciente, en fait, par le
cerveau - que de la bouche, que du sphincter, mais ne connaît
rien de l'objet.
Ceci se dessine... où cela a été décrit par Lacan
comme ici : on voit un objet qu'avale un nourrisson, en
l'occurrence, parce qu'il s'agit de ce que Lacan appelle la
"mamme", c'est-à-dire un équivalent du placenta
que l'enfant retrouve, une similarité avec cet attachement
qu'il avait à sa mère par un placenta qui était appliqué
sur le corps de sa mère.
Ici, nous avons la glande de la mère qui est appliquée
sur le gosier, et Lacan l'assimile à un placenta. Il fait
remarquer donc... ou plutôt, ce qu'il ne fait pas remarquer,
c'est que... et ici, ce que nous disons, c'est que la mère
est une adulte, c'est-à-dire qu'elle a la caractéristique
d'avoir dans sa voix, ici dans sa gorge, la possibilité de
faire résonner une voyelle, chose que l'enfant n'a pas.
Possibilité que l'enfant n'a pas.
De sorte qu'il y a une différence importante. Cette
voyelle, d'ailleurs, va se reproduire ici par ce petit
tourbillon signifié comme cela. Cette voyelle se reproduit
dans le cerveau de la mère, comme ici le sphincter se
reproduit dans le cerveau de l'enfant - ici, en l'occurrence,
c'est la résonance dans cette caverne, c'est-à-dire comme
une coquille de tortue. On va voir pourquoi cette résonance
qui se produit dans ce qui se réfléchit dans le cerveau de
la mère.
Cette différence entre l'adulte et l'enfant s'explique
comme cela. On peut le schématiser un peu mieux encore :
c'est-à-dire que le fait que le tractus respiratoire descende
chez l'adulte et ne puisse pas rejoindre les fosses nasales
laisse ouverte une cavité par laquelle la personne va déglutir,
mais aussi par laquelle la personne va trouver une caisse de résonance
qui produise les voyelles.
Du côté de l'enfant, la chose ne se produit pas, parce
que l'enfant peut emboucher son tractus respiratoire dans ses
fosses nasales et continuer à avaler tout en respirant, chose
que l'adulte ne sait plus faire.
Ceci va donc... on voit ici comment le flot est
interrompu chez l'adulte, et à la place de cette
interruption, dans ce vide, dans cette caverne, il va produire
un objet. Il va ensuite, par la vibration, pouvoir s'y réfléchir,
si on peut dire, le réfléchir dans son cortex, toutes choses
qui sont impossibles chez l'enfant.
De sorte que cela nous donne la possibilité de voir -
c'est ce qu'on a vu la dernière fois - d'avoir une logique
qui est celle qu'on peut appeler du "Fort-Da".
Le récit d'Hermès par Harsman
Si nous reprenons cette analyse, cette description
maintenant... je m'arrête le partage un petit peu pour que
nous reprenions notre souffle.
Voilà, on a quelques minutes où je peux vous... on
peut vous décrire quelque chose. On va en parler d'ailleurs,
si c'est une bonne occasion de : qu'est-ce que présente,
qu'est-ce que c'est que le mythe d'Hermès ? Harsman nous le
raconte, il nous le décrit.
Hermès vient au monde. La première chose qu'il fait :
il sort de son berceau et il va... il se... et de sa... de la
grotte dans laquelle il est caché, et il sort, et il trouve
une tortue. Il lui fait toute une salade pour la séduire,
pour lui faire plaisir, et il prend cette tortue, et il va en
fait la creuser et faire avec sa concavité, avec sa carapace,
créer ce qu'on appelle aujourd'hui une guitare, mais qui est
une lyre, et il crée le premier instrument de musique avec
cette carapace de tortue. C'est sa première œuvre.
Une fois qu'il a fait cela et qu'il lui chante
d'ailleurs donc les poésies à cette tortue, une fois qu'il a
fait cela, il rentre, il revient à son berceau. Puis une
seconde idée lui vient : il ressort du berceau, et à grandes
enjambées, à ce moment-là, il va aller plus loin dans la
campagne, et il va voler les vaches de son frère.
Pourquoi va-t-il les voler ? Parce qu'il a faim, parce
qu'il a envie de viande, parce qu'il a envie de les manger. Il
a un stratagème pour ne pas se faire voir ou ne pas se faire
retrouver comme voleur : il prend le troupeau et il le monte
et il rentre dans sa caverne à reculons, de sorte que les
traces de pas semblent indiquer au contraire l'éloignement de
la caverne, et il espère par là que les propriétaires des
vaches iront dans l'autre sens que de le retrouver.
En fait, Apollon a tout compris rapidement qui est
l'auteur, qui a fait disparaître ses vaches. Ensuite, le
jugement va avoir lieu au... aux genoux de Zeus, enfin au pied
de Zeus, où les deux frères vont exposer leur point de vue.
Harsman va faire toute une théorie, une lecture très détaillée
et très judicieuse pour montrer que ce vol des vaches témoigne
en fait, signifie qu'Hermès est un cannibale qui vient de dévorer
des parties de sa famille, si on peut dire, et par conséquent
va se régénérer et devenir un enfant. Parce que la thèse
de Harsman, c'est que le summum du cannibalisme, c'est de
manger ses enfants pour rajeunir, pour garder de l'enfance
comme cela.
Donc, à partir de toute cette affaire bien connue du
vol des vaches d'Apollon par Hermès - qui est le premier
menteur, le roi, le prince des voleurs, etc. - pour cela,
Harsman dit : voilà, nous avons là la raison, enfin encore
une fois, la description d'un cannibalisme fondateur,
originaire, d'un état d'esprit, d'une mentalité et d'une expérience
pseudo-divine.
Ce que Harsman omet
Seulement, Harsman ne parle jamais de la première œuvre
d'Hermès. Or, évidemment, cela fait un bout de temps - en
tout cas quelques séminaires et webinaires - que nous en
montrons l'importance : le fait que l'enfant, à un certain
moment, ne puisse pas entendre... ou bien, s'il est très précoce,
s'il est génial, enfin c'est-à-dire qu'il devient adulte et
qu'il est capable de mentir et qu'il est capable de... donc
son intelligence humaine se développe à partir du moment où
il est capable de jouer, de concevoir une résonance vocale.
C'est-à-dire que nous avons, dans le mythe d'Hermès,
nous avons cette thèse du formant. Nous allons devoir
signaler à, ou dans l'interprétation du simple cannibalisme,
devoir ajouter le fait que non, il y a quelque chose de tout
à fait essentiel dans le mythe d'Hermès avec cette
conception de la résonance, c'est-à-dire d'une... et de la
voix et du chant et de... que si on oublie cela, on va sans
doute avoir une théorie du cannibalisme fortement réduite.
Voici le but de l'objectif de cette démonstration que
je tente là à présent.
Les schémas de la libido et du sexuage
[Présentation de nouveaux diagrammes]
Nous avons ici donc une tête humaine. Je le rappelle très
vite - tout cela, les webinaires l'ont décrit avec détail.
Voici le principe de projection qui est celui de la caverne de
Platon, mais qui est ajouté, qui est précisé au temps
moderne, parce que ce n'est pas l'objet qui est réfléchi
dans la caverne, mais c'est son sphincter simplement qui est réfléchi
dans le cerveau, sur le cortex.
De sor |