accueil.gen

 précédente

parvis

 suivante

 

Analyse Plurielle - webinaire AnaPlur

Audio généré par NoteBookLM Résumé/présentation approx 5.min / en construction

20240808 N°20

 présentation    en qq min

 


Titre :  « beautaire » ou psyphilisse
https://youtu.be/dGJD57e1K6k > - titre : AnaPlurN°20  PyshoPhiloLisse

Descriptif vidéo/youtube - AnaPlurN°20 PyshoPhiloLisse

Cette session s'applique à une analyse clinique de << youtube "Pour en finir avec Freud ? Michel Onfray - Jacques-Alain Miller" 20200715 >> (son lien https://youtu.be/0sfVH53IqVQ ) - elle en extrait le refoulé exemplaire qui soustrait la psychanalyse à la science. La science du coup sans âme sert le narcissisme jusqu'au confins que l'on sait du commerce. Mais par l'appareillage dont notre époque s'équipe, l'analyse possible la retrouve.
Je renseigne ici un signe dont j'ai parlé à 43:41 en disant que je le retrouverai - il s'agit du compte-rendu qu'il donne de l'absence dite du rapport-sexuel à 01:15:13 on entend : «..//..aussi sur le domaine sexuel, il y a toutes sortes d'égalités - faut pas croire -  même Lacan, disons cette ségrégation..//..» Après, ça part un peu en quenouille jusqu'à l' "on est tous fous" (de la fondation paranoïaque de la connaissance humaine), mais c'est ce "faut pas croire" qui vient comme un cheveux sur sa loupe.

page référente/site : https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240808N20_wbn_beautaire.htm 

AnaPlur N°20   beautaire 
La session visio conférence/replay
a lieu le 08 août 2024 zoomPublic 18h30

commentaires et suites (et préparatoires) :

https://www.facebook.com/doc.dwt/posts/pfbid02BMjRqwsSLagMXuwpmKCkVXTJAsXbUe8fv4cBWkmXticd6iW2FBsh6KptRUKW1oJ4l 
Voici la session N°20 enregistrée https://youtu.be/dGJD57e1K6k et titrée "beautaire" pour résumer ce qu'on doit au refoulement qu'on doit au narcissisme (selon la lecture de Freud avec sa précision) - pour dire qu'elle montre, explique et montre comment on explique que pour faire de la psychologie une science, il faut utiliser des instruments que l'on dit scientifiques, de mesure et d'observation. Qui peuvent être des microscopes, des téléscopes, des cocaïnoscopes - ainsi qu'on l'entend de narcisse contre narcisse et/ou narcisse pour narcisse.
- - - - - -
https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240808N20_wbn_beautaire.htm
 
Résumé ChatGPT4o (rendu de voir ci-dessous Transcription / youtube)
Voici un résumé du contenu de la vidéo :

La session analyse une discussion entre Jacques-Alain Miller et Michel Onfray, modérée par des animateurs, sur Freud et Lacan. Miller est décrit comme l'héritier et successeur de Lacan, et la conversation est une opportunité pour observer le narcissisme des deux participants, qui sont des figures médiatiques.

Miller est critiqué pour sa pathologie de l'ego, et il est mentionné que sa propre analyse avec Charles Melman a été catastrophique, menant à une explosion et à la trahison du secret analytique.

La discussion tourne autour de la défense et de l'accusation de Freud. Onfray accuse Freud de réduire tout à la biologie, tandis que Miller finit par déclarer que la psychanalyse est de la magie et de la suggestion.

Il est précisé que Freud a écrit un texte en 1914, "Pour introduire le narcissisme", où il parle pour la première fois de l'idéal du moi, concept central dans l'hypnose et la psychologie collective. Freud aurait renié un premier texte, "Esquisse pour une psychologie scientifique", écrit sous l'influence de la cocaïne.

Lacan a également commencé par une esquisse similaire mais pour une psychologie cybernétique, en lien avec la théorie des machines pensantes. Miller, bien qu'il parle beaucoup de Lacan, ne mentionne jamais cet aspect cybernétique de son travail.

La discussion aborde également la question de la sexualité et du narcissisme, avec des échanges sur la différence sexuelle et le concept de "corps sans organes" de Deleuze et Guattari, qui se rattache à la cybernétique et aux machines désirantes.

Enfin, les participants concluent que l'étude du narcissisme et de la sexualité est cruciale, et que la machine, en tant qu'instrument d'observation, joue un rôle essentiel dans la science moderne, tout comme la drogue a pu le faire pour Freud.

 

 

 

 

 


 

Travaux préparatoires du AnaplurN°20

FB annonce & commentaires

https://www.facebook.com/doc.dwt/posts/pfbid0mUHnyVTv1Bx1HWTjYB2etQ5RZS7HVuJJKgAbvvZb3odUn6t68piwRGpAtdunLsB9l 

   J'ai fait une réponse https://www.facebook.com/doc.dwt/posts/pfbid02Y3WaRLdarJQmiWduXcpXqMkVKyUMAhjjeRwnxnY2U1ddHzz41kZ25ebYaPTXUcC6l une fois mon attention portée sur un propos concernant le "rapport sexuel" et ce qu'il en serait d'un dévoilement du confinement de Lacan sur ce rapport. Dans cette réponse je faisais allusion à trois perspectives : a) le beau taire d'un narcissisme à analyser, b) la scène des jeux de Paris, et le fameux c) scandale en Bohême monumentalisé par Conan Doyles et son Sherlock Holmes. Elle n'ont pas été relevées mais je les détaillerai durant les trois webinaires à venir. Je commence donc par le premier. Qu'est-ce que taire ? Qu'est-ce qu'un beau taire ? et qu'est-ce que narcissisme veut dire quand il répond « Vous aussi, vous avez un beau tu!».
   Étant entendu que le webinaire AnaPlur s'adonne à la psychanalyse dans son art le plus pur, de la mémoire et de la surréalisation de l'hypnose collective, il emploi des enseignements et des cas cliniques. De cet art, l'objet est le non-entendu, au pire le malentendu. Tout ceci, bien entendu, va donner une longue suite de séances appuyées sur une dérive, remontant le long fleuve qui empire depuis une scène primitive. Sans vouloir trop la faire à la P.K.Dick, il y a lieu de le mentionner car il joue bien comme une borne, un jalon de notre cours de psychohistoire récente. J'y reviendrai mais d'abord, voici l'os à ronger : << youtube "Pour en finir avec Freud ? Michel Onfray - Jacques-Alain Miller" 20200715 >> son lien https://youtu.be/0sfVH53IqVQ ; son maître de cérémonie demande aux deux protagonistes « Comment vous lisez l'œuvre de Freud ? »
   Je porte mon examen sur ce débat qui présente une notoriété de la psychanalyse parisienne, le frère d'un fameux hypnotiseur mondain. Le premier est légataire de J.Lacan et, à chaque fois que le sujet du débat, Freud, est nommé, il répond en citant son beau-père. Mais il ne déclare jamais ce lien familial bien qu'en science il soit de bon ton de déclarer ses conflits d'intérêt. Est-ce que sur la peau lisse des caresses familiales prévaut au contraire du bon ton le beau tu ? Sinon qu'y a-t-il à gagner de la critique des bonnes mœurs ?
- - - - 
https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240808N20_wbn_beautaire.htm#0803

Je poursuis en forme de commentaire ; je vais aller vite, l'anatomopathologie est pénible, plonger dans le symptôme n'est pas ragoûtant. J'ai ce sentiment mais c'est un devoir de thérapeute et comme nous sommes tous concernés, il faut y aller. On notera que vers les 19min le propos détaille l'Esquisse et mentionne les 12 ans de cocaïne de Freud ? Le beau-fils de Lacan demande en coulisse si on va enregistrer ce passage. Le philosophe invite à "apprécier le personnage". Aucune digression sur les amphétamines de Sartre, l'élixir de Doyle, le LSD de Kennedy et la digitaline de Van Gogh et surtout, aucune lueur de lumière de l'idée que la drogue soit de l'humanité une première étape originaire de la pensée scientifique, artistique et de la civilisation. Mais encore admettrait on qu'on écoute des savants imbéciles, la morale de la pffychanalyse au premier 'faut-pas' qui demande s'il ne vaut pas mieux le refouler est d'une accablante misère.
La tâche est donc encore bien plus difficile que pour ces deux rigolos ; eux n'avaient-ils qu'à l'ouvrir (ce qu'ils n'ont pas fait). Ici pour mesurer l'état de la réalité, nous l'ouvrons aussi, mais pas sur un tabou, sur une réelle abjection.
Le webinaire N°20 cherchera sous ces dénis de la science à trouver une base, probablement narcissique, son potentiel harmonieux et sa difficulté à l'exprimer.
https://www.facebook.com/doc.dwt/posts/pfbid02qKjWAAPjrdEWFdkpoXz58ssRNobDvmuKaBLFuqLrkQGG7ZTv9XvEC6DPqArL8JnEl?comment_id=858006109563324
« Pour en finir avec Freud » ! beau taire le moment où tout à commencé. Bien nécessaire comme il fallait passer outre Copernic ; Freud charria la mue du passé qu'il fallait dépasser. Il fallait en finir avec l'envie-dupe et le continent noir. Et le germe découvert - plasma germinal, la femme libre - existante, au nom du rapport sexuel un chromosome masculin tenait le patronyme pour l'exception qui confirme la règle d'une mémétique totalement refoulante.
(je dois diluer - je rappelle qu'avec Dawkins la mémétique est une règle de semblants tous anonymes et semblables, ouvertement ayant tu le rôle du gène masculin 'Y' et que Freud, malgré tout le passéisme dont il est couvert, a tenu au fond à la lacune germinale qui fait exception dans le soma dont l'ancien temps faisait la femme ou la nature. La société totalitaire du premier était une sorte d'écho de ce Freud non digéré - et je dois passer vite)
En deux mots. J'ai choisi ce débat psyphi (« Pour en finir.. https://youtu.be/0sfVH53IqVQ » ) parce que le psy, supposé défendre Freud, dit en conclusion que la psychanalyse cache de la magie dans une religion (vérifier 1:23:12 "la magie de la magie") ; et que le phi, supposé s'en moquer, est celui qui conclut que le freudisme est basé sur la biologie (vérifier à 01:21:13 «..le tout reposant sur le plasma germinal..//..la biologie in fine»). C'est un débat qui n'est que la caricature de la plus commune de l'inversion et son entourloupe qui entretiennent l'hypnose collective. Onfrey qui présente Freud comme un drogué, se défend d'être dans la morale (vérifier 19:24) dont l'autre se moque en demandant si on va publier ça ! (vérifier 19:48). Le premier vit sa honte de ne pouvoir s'affirmer de l'expérience (castration du philosophe), l'autre de cacher que Freud en a fait l'expérience - car l'"expérience" ici est celle de l'Expérimentation Scientifique, qui impose un instrument, une drogue, un conditionnement, un appareil etc.. pour s'initialiser voir se conduire. Que Freud fut sous cocaïne est la première condition nécessaire à ce qu'il fit ensuite de la science. Comme la cybernétique, pour Lacan dont le deux nullités ne disent un seul mot.
Las ! Freud on le sait, ensuite l'a tu, comme Lacan, comme ils ont tu Bernays, double neveu de Freud père fondateur de la propagande. L'échine courbée des guides..! Voilà ce qu'il faut labourer et ce qui explique le nombre hyper réduit de mon audience : la couverture hypnotique, de notre bien pensance et du reste qui la con pense, a la puissance de la refoulance de l'être On.
À ce stade banal, avant de faire des fruits de l'engrais le banquet au N°21, le N°20 passe à l'épicerie ; il récolte du darwinisme intellectuel, l'évolution des épices et rappellera, pour bien mettre la table, que la loi du vivant est l'harmonie. 
- - - - - - - - -
https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240808N20_wbn_beautaire.htm#0804
https://www.facebook.com/doc.dwt/posts/pfbid08mMDT9wY3jMMxDpecQVUdyzoNrV15VYB6dprNbTPoFWzEr8XEtgYXDgA9D9a4dnBl 
L'appréhension courante ou générale laisse entendre que, préservé par le tu, soit un vice caché. Nous cherchons ainsi une explication à la résistance à l'Analyse Plurielle - que l'on voit aussi avec l'ostracisme qui supprime l'Art de la Mémoire au 17em siècle. Si nous attachons cela à l'entendu général, au principe de la sélection naturelle, que la société suive un processus d'évolution, le silence couvrirait l'action de ce principe avantageux du plus fort et plus malin. Cet incessant débat dans l'évidence de la lutte est beaucoup moins explicatif cependant que l'argument de l'harmonie. La force de l'évolution est une acquisition d'harmonie.
Je m'appuie sur cette idée que la méditation aurobindienne propose. Son affirmation scientifique n'est pas plus douteuse que cette du darwinisme. La "démarche", fameuse, de sa vérification confirme ensuite le mouvement. Le refoulement de l'usage de la drogue comme l'instrument nécessaire à la psychanalyse, est un exemple de notre époque. La méditation aurobindienne qui a introduit le darwinisme dans le védantisme laisse entendre que cet usage de la drogue qui provoque une psychologie scientifique, serait vérifié dans une harmonie consécutive.
Le webinaire précédent qui présentait l'Analyse Plurielle, n'a pas été beaucoup plus loin qu'arriver à son seuil. J'ai réglé ce seuil au propre - https://youtu.be/vH31lQPgzuw - pour clairement laisser en suspens l'ouverture effective. Elle a lieu quand l'appareillage cybernétique, l'IA, fait basculer ce seuil en entrée. Ce memo que j'ai intitulé "Palo-Alto Puis.." s'arrête à ce point précis.
Le transcript et le descriptif de la vidéo/memo se trouvent aussi à https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240801N19_wbn_anapure.htm#0805
- - - - - - - - -
https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240808N20_wbn_beautaire.htm#0805
Cryptopher Keo
deux fois le mot 'drogue' dans la publication, j'imagine que cela ouvre à un échange sur le sujet lors du prochain webinaire?
Passionnant, dommage : Je serai dans le train pour votre région, donc probablement indisponible, dommage, j'essayerai de me connecter au chat si la connexion me le permet.

   En effet l'interview Onfray-Miller a commencé par une allusion à l'usage de la cocaïne par Freud et on entend Miller s'inquiéter à l'idée que ce passage ne soit pas coupé à la publication. Miller représente en l'occurrence la psychanalyse connue pour devoir lever les refoulements. De ce point de vue, on voit bien comment un "représentant" est la fonction première du refoulement - jusqu'à ces extrémités où elle se dénie elle-même. Deuxièmement le symptôme - comme ceci en est un exemple - se surchage et cache dans son complexe, une vérité. Ainsi « le représentant de la levée du refoulement, refoule obsessivement » (1er mensonge) mais aussi refoule spécifiquement la vérité (2em mensonge). Cette vérité est que la cocaïne est non seulement l'objet du désir, mais un objet vital ici pour la science. Autrement dit l'objet du débat étant sur la qualité scientifique du freudisme, elle ne sera révélée que refoulée (et le débat, lui, la refoulera) - ainsi va la connaissance humaine issue d'une fondation paranoïaque.
Alors en fin de compte, ce qui s'en dégagera c'est, qu'effectivement, la drogue - qu'on peut déjà soupçonner à l'origine des religions - est un facteur déterminant et originaire de la science. On peut faire une comparaison sommaire avec la lunette astronomique sans laquelle Galilée n'aurait pas pu initialiser l'astronomie. On ne peut pas faire de la psychologie sans drogue ou équivalent appareillage. Ceci mènera à estimer la valeurs des appareils synthétiques.
20240801N19_wbn_anapure.htm#0805
Cryptopher Keo
Doc Dwt qu'il y ait des divergences j'en doute même pas. Ceci dit il faut applaudir selon moi ce genre de tentative differentialiste qui mêle par ailleurs toute une dimension évolutionnaire sur le politique . Pour ainsi dire je n'ai jamais vu un intellectuel contemporain proposer un modèle de ce genre (aucun jeu de mot) là ... Cela m'a agréablement etonné même si je ne suis en accord avec tout ce qui y est dit. Il y a des isomorphisme ou des correspondances claires avec vos travaux même si l'essentiel semble en effet lui échapper ainsi qu'à sa voie du droit naturel amenant de facto à une forme d'indistinction genrée (le DN ne concerne pas les animaux.. ?? )

Je ne suis pas sûr que nous ayons parlé des mêmes 'divergences' et nous voilà avec une double raison de clarifier le propos. Premièrement sur ce possible malentendu ; lorsque j'ai écrit «..les destinations divergent..» je faisais suite au propos de Miller à la minute citée «..il n'y a pas de destination d'un sexe pour l'autre..» - je ne parlais pas de divergence du propos de Doolittle. J'ai voulu dire au contraire que Doolittle, décrit bien la Loi Naturelle, dans la comparaison 'naturelle' qu'il fait de l'homme et de la femme (animaux cartésiens).

Tout aussi explicitement, Miller déclare au contraire qu'«..à la différence des animaux il n'y a pas cette destination d'un sexe pour l'autre..(et que chacun invente son mode..)». On sait que Miller, comme Jack a dit, en déduit qu'il n'y a pas de rapport sexuel. Troisièmement j'objecte à cette déduction et j'oppose que - malgré ces destinations différentes - homme et femme parviennent cependant à un rapport.

Nous arrivons à la seconde raison d'y revenir. Une fois posé que les sexes humains sont 'naturellement' comparables, puis mentionné le contraire, du point de vue du lacanisme - ensuite admettant troisièmement qu'il y ait une divergence entre l'homme et la femme, je réaffirme leur rapport. Cette divergence est explicitement la fondation du schéma de Palo-Alto dont je viens de youtuber la figure ( https://youtu.be/vH31lQPgzuw l'un l'autre s'orientant vers toi-pour-moi et moi-pour-toi ). Au-delà d'une conclusion hâtive, ces orientations divergentes du rapport sexuel copulent malgré tout, mais au motif d'un facteur que Doolittle n'indique pas. Leur rapport sexuel s'affirme sur une raison narcissique qui n'est pas présente dans la neuroanatomophysiologie de la loi naturelle.
J'avance vers le webinaire N°20 qui présente deux mâles en concurrence narcissique - et j'en ferai l'analyse à l'appui en partie de la thèse freudienne du narcissisme. Il s'agit de l'article de 1914 que Freud écrit pour expliquer sa rupture avec Jung et qui décrit leur opposition de fond. Freud est un biologiste, ce que Jung n'est pas. Le premier affirme que la sexualité découle du fait d'une présence d'un "plasma germinal" que l'humain dans son corps, cérébralise en formation de libido narcissique. On en vient ensuite à constater que l'homme et la femme ont des attitudes différentes vis à vis dudit 'germen' [def : ensemble des cellules reproductrices d'un être vivant (opposé à 'soma')]
Cette seconde raison de le mentionner, trouve que pour satisfaire cette libido narcissique, le psychisme met à disposition un idéal (idéal du moi) - par le truchement duquel de rapport sexuel entre l'homme et la femme trouve son compte. Pour le constater on le trouve refoulé (c'est comme ça que le psychisme présente ses arguments) mais assez facile à déchiffrer dans la compétition homosexuelle ('refoulée' comme je viens de le dire, et dont on trouve l'argument dans l'enregistrement Onfrey-Miller à suivre lors du N°20).
- - - - - - - 
https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240808N20_wbn_beautaire.htm#0806

williamtheaux@gmail.com vous invite à une réunion Zoom programmée.

récap ; nous visons à identifier et déchiffrer le moment où la science industrielle est entrée en activité - menant à l'appareillage déclaré en 1900. Pour désamorcer le scandale (cartésianisme) qui présidé à cette entrée, nous devrons préalablement désactiver les tabous qui lui a prêté ses tensions (christianisme) et - comme on coupe le courant avant de dévisser la cosse, il aura fallu encore avant, trouver où est le compteur. C'est ce que nous ferons tout à l'heure pour le webinaire N°20.

Sujet: webinaire de williamtheaux@gmail.com
Heure: 8 août 2024 18H00 (enregistrement 18:30-19h30)

Participer Zoom Réunion
https://us06web.zoom.us/j/83088526006?pwd=rybT0Va9troKxaEdosNZRk2cMTQi4b.1

ID de réunion: 830 8852 6006
Code secret: 543950

https://www.facebook.com/doc.dwt/posts/pfbid0QJZ26WaAK4U3fSxSy5fFpAMVSpSLypePVBbtSrUSQCGacfaLB4sZUBCaUT9gx1zxl 

Comme écrivit Vian au sortir d'une séance chez Jacquemort, il demanda à Hubert le beau-frère de Pascal https://www.francoisegomarin.fr/2017/03/06/ou-tas-mis-le-corps/ en appelant le premier Arthur : « où t'as mis le corps ? » - nous demandons à l'inventeur de la psychanalyse, où il a mis le conteur dans le garage de l'hypnose de la maison de la foule. Il a répondu en 1914 « c'est le narcissisme.» Toujours à parler par allusion, au point qu'on se demande parfois si c'est pas par hallu, il a fallu comprendre que le narcissisme était était ce courant alternatif qu'il fallait couper. On a alors la nature sans son baratin électrique. On pourra décosser (et puis on désamorcera). Donc dans le capharnaüm de l'histoire pour faire taire l'hypnose qui buzz on a trouvé le narcissisme qui se présente comme ça :
La charge qu'on appelle auto-érotique, libidinale, pulsionnelle voire - pourquoi pas "électrique" parce que précisément il y a un embrouillamini à l'origine de ces notions - bref et à la base réside sur une distinction ontologique, cellulaire, cellules souches ou de souches et sans parler de racisme, bref, entre les feuillets embryologiques que l'on dira du soma, du germen, voire même de la plaque neurale pour faire complet - car le corps physique de l'être humains est ainsi composé de destins biologiques divers : le soma dure le temps d'une vie, le germen dure le temps de l'espèce, le neural dure le temps que dure l'instant des réflexions d'un miroir. Ce conteur triphasé est inhérent à la personne humaine dès sa formation embryonnaire ; il produit la base du narcissisme et, on peut l'appeler le "conteur" car aussitôt aura-t-il l'occasion de s'exprimer juste avant de sexe primer, aura-t-il été distingué comme la conscience morale, voire le censeur, voire l'estimation de soi - qui mesure, compte et conte l'ordre qu'on appelle aussi la loi ou les lois.
Le freudisme s'est typiquement distingué à partir de là. Où il y avait la mer universelle, ou l'inconscient collectif, le freudisme s'est établi comme les premières espèces sont sorties de l'eau pour y revenir, selon le schéma de ce narcissisme primaire, disons soma-germen, qui allait au sortir de l'amnios, et en prenant l'air, se mettant à parler, s'est projeté sur un objet externe, le semblable qui se chargerait de lui. Pour simplifier les choses par image - disons que encore fœtus la polarité soma-germen occasionnait un courant continu - et les coupures neurales n'allaient entrer en alternatif qu'au moment ou parlant, le voix se formant, passant de l'ombilic à l'œsophage, la cybernétique du signifiant s'est mis à appareiller le premier courant en le rendant alternatif. Du coup l'organisme, maintenant doté d'une prise de taire, réintègrera, introvertira un narcissisme retourné de l'extérieur, dénommé dès lors ideal-du-moi.
C'est vite dit et pas relu.. mais c'est réfléchi ! croyez-moi !! ^_^
- - - - - - - 
https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240808N20_wbn_beautaire.htm#0808

https://www.facebook.com/EkiTcho/posts/pfbid02xpih3ZhakXMKcTp9Ajpqc2DcTMXXJC5nJ1SG5F3UTCekDXGuHyWHD2M9noKu9Ehwl?comment_id=5788490857829639&reply_comment_id=522431880357030

Où l'affaire du chromosome Y ressort. Comme ça en arrive même à se présenter sous le nez des boxeuses, même si on a le droit dans certain cadre de la loi, de se taper dans la gueule, le côté pathétique de la plaisanterie appelle une petite dose de rappel du père fondateur, qui précise que sa copulation n'a pas eu lieu aux temps bibliques de la division des eaux, mais sur un divan d'un cabinet parisien partagé par une bande d'eux, qui certainement n'avaient pas remarqué que le Nom-du-Père s'appelait sans répudiation Patronyme et que cette version légale dans l'histoire d'une société humaine judéo-chrétienne l'attachait par un parallélisme seul à la persistance d'un chromosome au fil des générations masculines.
Que ce parallélisme de rails fut tenu par des traverses, n'a même pas été envisagé. Le seul fait qu'il y eut d'un côté un Y biologique persistant en parallèle à un patronyme, fut-il traduit en « nom-du-père » est à soi seul une curiosité qui, pour quelqu'un qui parle à l'horizontal, devient fabuleuse lorsque par le travers de son optique il voit que nul train n'y passe jamais.
Je ne ferai ici mention que d'une seule expérience parmi on peut le dire, des centaines. Une seule, reproductible et représentative, de l'expérience qui doit suivre, pour confirmer la règle d'une observation comme celle-là, d'un fait patent, en jachère. J'avais fini l'analyse et ouvrait un cabinet à mon tour, en le présentant à quelques intrigués. Entre mille choses, je leur citait l'observation : « le nom-du-père et le chromosome Y s'observent en parallèle et ne se rejoignent jamais. » Mes visiteurs s’absentèrent un moment puis un jour revinrent avec le verdict d'un enquête qu'ils avaient menée auprès de professeurs de biologie de leur faculté, qui leurs avaient répondu : « ça ne veut rien dire, c'est complètement con ! »
Je relate ça, pour dire l'ambiance. Bien sûr après je voyageais encore et je l'entendais dire et des gens me disaient « bien sûr, tout le monde le sait, c'est tout courant, tout banal ». Ils s'en fichaient d'ailleurs que je leur dise que dans mon microcosme d'allongés ça le mets dans des états proches de la fureur. Cette espèce de mousse, d'écume, de chichi et de ouah ouah qu'on peut faire sur un truc si bête et si banal, n'a de remarquable que cette discordance. Reprenons les éléments du débat :
On observe un fait tout simple : le patronyme se transmet de père en fils & le chromosome Y se transmet de père en fils. (accessoirement le patronyme peut aussi se transmettre aux filles, qui le prennent par mariage et ne le gardent pas, par mariage aussi. Accessoirement aussi on remarque qu'aucun autre chromosome ne subit ce sort. Par contre il peut subir le sort de dégénérescence, de mutation voire d'autres exceptions, tous ces cas "confirmant la règle" comme on dit).
Deuxièmement si sur ce fait on applique l'observation on remarque, d'abord que lui, le fait, n'est jamais observé (sauf du regard en l'occurrence exceptionnel qui s'y pose à ce moment) – et que, si tel était le cas parce qu'il serait trop évident pour qu'on ne le négligeât pas, quand on le mentionne ça se termine sur des rings de boxe.
Troisièmement on résume que c'est surtout à partir de la seconde observation que la première se distingue.
Je me suis épanché sur la question parce qu'elle se présente pas mal en préface au webinaire de cette fin d'aprem, qui analysera le discours de deux protagonistes du narcissisme mis l'un en face de l'autre pour savoir si quelque chose est scientifique – et trouvera que l'un l'autre en se désavouant chacun personnellement, sans parler de chaque critique attendue qu'ils s'e boxent l'un l'autre, arrivent ensemble par ces sommes de dénégations, à donner la preuve que le freudisme est scientifique.
De même que l'importance du chromosome Y se voit parce qu'on ne le/la voit pas, l'importance du narcissisme dans la science se voit parce qu'il empêche de la voir.
Le temps perdu à expliquer ces choses est celui que l'on donne à l'IA parce que de même qu'elle pense vite, il lui faut du temps pour assimiler la quantité énorme de répétition dont l’œdipe Learning se gave.

https://www.facebook.com/doc.dwt/posts/pfbid037vCnZDRvw9hYFNnwh39g7ovAvANLCBvW3AVgUaLeTfDCn4oouJQECDJ2U97ipBGMl 

Le N°21 sera l'objet précisément de l'objectivation des objets cachés dans la distraction, le point de semblant y servant pour une grande part, et cette grande part cachant le narcissisme. Il faut remonter si loin en arrière pour trouver le chromosome du père, le corps d'Oedipe et la drogue qui rend intelligent ; et pour remonter si loin en arrière il faut s'être apprêté un filet : celui que l'analyse de la fondation de la science étend au contact du supramental. Ne manquons donc pas de tendre et d'entendre le N°20 tout à l'heure, comme l'annonce 

 

 
 
 
 

 


 

Transcript du webinaire N°20

attention ; l'IA a mis au propre un transcript brut de youtube ; mais elle est restée imprécise sur les noms des personnes et fait des erreurs dans les attributions de prise de parole, inverse les personnes etc..

Voilà, donc nous entamons cette session avec pour matériel clinique, c'est matériel d'observation, une conférence, enfin un débat, une discussion avec modérateurs, une discussion entre Jacques-Alain Miller et Michel Onfray d'il y a 4 ans, 3-4 ans, au sujet de à l'époque on ferait parler de Freud.

Et Miller, c'est-à-dire le gendre de Lacan, pas le, pas son frère qui était à la télévision, mais donc lui qui est à la direction de, qui est le successeur si on peut dire de, ou qui est l'héritier comme il dit de Lacan et de son école, donc débattent. Et on a, on peut prendre, enfin j'indique dans les descriptifs de la vidéo, donc on peut prendre connaissance de cette conférence qui présente qui est bien sûr des aspects en tout cas objectivement intéressants parce que c'est du matériel clinique d'une discussion entre deux personnes au sujet de Freud.

Et comme il s'agit d'une discussion de gens très médiatiques, surtout Onfray, mais Miller aussi qui est très parisien, c'était l'héritier donc dans le lacanisme et dans le parisianisme, l'héritier de l'école et le curateur de Lacan et cetera, donc ces gens très médiatiques, c'est une très belle, enfin c'est une opportunité d'emblée a priori, mais évidemment d'étude du narcissisme, soit du narcissisme des deux personnes, et puis du fait que leur narcissisme est mis en sur le grill si on peut dire, donc doublement dans cet opérateur narcissique qui est la télévision ou les YouTube ou comme ça.

On a donc ce thème d'étude, c'est cet objet qui nous permet de traiter ce thème qui nous importe puisque au fil de nos de l'analyse de la psychologie collective selon Freud, on a abouti au fait que le narcissisme était un élément majeur de la psychologie collective, ou en tout cas du facteur hypnotique ou du rôle et du fonctionnement de l'hypnose dans la psychologie collective.

Donc alors d'ailleurs je le précise avant qu'on parle plus généralement, mais c'est dans un article en 1914 qui s'appelle "Pour introduire le narcissisme", c'est la première fois que Freud en parle officiellement, enfin ou spécifiquement. C'est en quelque sorte pour répondre et pour régler, pour expliquer la friction qu'il est en train d'opérer à ce moment-là avec Jung, et dans cet article où il introduit le narcissisme pour s'expliquer, expliquer cette différence avec le jungisme, c'est là où il introduit la notion d'idéal du moi. Et on voit qu'elle est dans, qu'il est ensuite dans le schéma de la foule, elle est cette notion donc cet opératoire de la psychologie collective et de l'hypnose collective.

Voilà. Est-ce qu'on a des, entre nous là tous les quatre, des choses à mentionner parce qu'on les a, les uns et les autres, avant regardé cet enregistrement avec plus ou moins d'assiduité ?

Serge : Oui, moi j'ai le, justement à propos de narcissisme, la, comment dire, j'ai presque envie de dire la pathologie de l'ego de Jacques-Alain Miller m'a, ma patience m'a pas autorisé à aller jusqu'au bout. À son premier pétage de plombs nerveux, j'ai coupé, j'ai pas tenu.

William : Oui, ben bien sûr, il est très critiqué. J'ai, il est sans doute très critique, enfin comme tout le monde, je connais un petit peu ce qui s'est passé, comme beaucoup des analystes le savent, ce qui s'est passé dans la propre analyse de Miller qui s'est déroulée, qui était catastrophique et qui a eu lieu avec donc l'analyste que je connais bien puisque c'est lui qui m'a fait mon analyse lacanienne, donc avec Charles Melman.

Et l'explosion entre ces deux proches de Lacan a été telle que Melman a été presque obligé d'expliquer pourquoi leur tentative d'analyser Miller avait explosé. Et donc en expliquant ça, il trahissait en fait le secret qui, enfin ça a été une espèce donc de période terrible à laquelle d'ailleurs, bon, moi j'avais terminé mon analyse à ce moment-là mais j'étais revoir Melman d'ailleurs à l'époque. Bon, enfin je vous dis pas l'ambiance, que donc c'est pour dire que ce sont des, il y a dans les coulisses de ces mondes évidemment des débats très cruels.

Alors ce qu'on va, ce qu'il me semble ce que l'on peut faire en utilisant la vidéo qui s'appelle, je crois le titre c'est "Pour en finir avec Freud", puisque enfin donc c'est le débat : est-ce qu'on en finira un jour avec Freud ?

Pour présenter cette analyse qu'on va faire de, enfin je propose mes idées que je propose de, en analysant cet enregistrement, j'ai préparé des petites, des petits partages d'écran, enfin des petits écrans. Alors j'appelle ça, j'appelle ça la clinique du vernis.

Sans doute, donc est-ce que là vous le voyez, la clinique du vernis ?

Intervenant : Oui.

William : Sans doute parce qu'on peut dire que certains diront : ah Miller, il est verni, gendre de Lacan, il a la fille de Lacan, il a la monnaie de Lacan, il a les confidences, enfin il a tout du maître. Et quant à Onfray, il est aussi verni par les dons dont la nature l'a gratifié, des dons d'écrivain et d'une puissance de travail qui fait toute sa, pas qu'elle le caractérise.

Donc je pense que cette vidéo, on peut l'analyser, je propose qu'on l'analyse en deux étapes. On va d'abord présenter le freudisme ou bien son accusation, enfin on va faire, puisque c'est un, c'est une, en fait cette vidéo correspond à une espèce de plaidoirie avec les deux, l'accusation et la défense de Freud. Et donc on fait entrer le freudisme si on peut dire sur la scène, et puis on va arriver à ce que l'on va montrer, parce que du fait de ce jeu narcissique qui aliène nécessairement, forcément par la structure des choses, qui aliène les personnages dans cette discussion.

J'ai employé le mot, d'habitude on dit inversion accusatoire, et j'ai un petit peu modifié la chose en disant inversion accusatrice, c'est-à-dire qu'on va voir qu'il y a en effet une espèce de croisement des choses, c'est-à-dire que dans ce jeu narcissique, on va pouvoir observer ce qui se passe dans les jeux d'inversion et d'introjection et de projections qui sont classiques dans cette affaire.

Alors ça c'est le premier chapitre, va faire comme ça, et quand je dis "au total", c'est qu'en fait on va trouver au total les dessous de l'affaire, et c'est ce qui est, c'est ce qu'on va trouver.

Bon, de quelle manière est-ce qu'on va trouver ça ? C'est qu'Onfray, et c'est le philosophe donc qui est que l'on attend sur ce ring, que l'on attend d'être la défense, l'accusateur, et il est officiellement l'accusateur du freudisme, et Miller son défenseur. Et en fait il y a une, on va observer une inversion parce que c'est Onfray qui prouve, qui dit, qui déclare que Freud est un scientifique, et Miller lui va dire que Freud est un magicien, alors qu'on s'attend à ce que ce soit l'inverse.

Donc voilà le départ de la, enfin le départ, je précise un petit peu les choses. Pourquoi est-ce que je, sur quoi je me base dans la vidéo pour dire qu'Onfray déclare que Freud est un scientifique et inversement ? C'est qu'effectivement ça se passe comme ça, on verra si on l'écoute dans le détail, on voit que, enfin c'est à la fin, ça se passe à la fin, aux conclusions, chacun va faire sa conclusion, et Onfray va déballer toutes ses accusations : Freud c'est un escroc, ou bien c'est un cafarnaüm, ou bien, enfin il va faire toute une série de choses, c'est une légende.

Et puis à la fin, dans un dernier bafouillage, comme ça se passe toujours comme ça dans ce qu'on écoute dans le discours analytique, il va dire : et puis même, en fait il réduit tout à la biologie et c'est le plasma germinatif qui ramène tout au plasma germinatif. Et alors là, et puis ça passe à toute allure, c'est un instant dans son déballage où il va mettre le point final là-dessus. Et qu'est-ce que ça veut dire ? Ben ça veut dire que tout se réduit dans le freudisme sur la base de la biologie.

Donc Freud, Onfray pardon, dit dans son, c'est pas une plaidoirie, c'est une accusation, enfin dans son, je me souviens plus du terme, le, mais il termine en disant, en donnant l'élément : c'est un biologiste comme il l'a dit. Et puis effectivement, on le retrouve après, on fait une enquête et on va, on va pour lire, on va lire "Pour introduire le narcissisme", ce que c'est le texte dont on a parlé, et effectivement on voit que pour arriver dans le débat qu'il décrit avec Jung, pour arriver à quelque chose de sa base, effectivement il dit : il y a du plasma germinatif dans le corps humain, dans l'embryon, dans le corps, et que ce plasma est différent de ce qu'on va appeler le somatique, le plasma somatique, et par conséquent il y a une tension qui va donner lieu à un narcissisme primaire, à une tension d'un corps à un autre mais qui est le même, l'un des, le plasma germinatif qui était, enfin qui dure le temps de l'espèce, et l'autre qui dure le temps d'une vie.

Et il va effectivement mettre la tension narcissique, l'énergie, ce qu'il va appeler la pulsion, la pulsion du moi, ou enfin il tâtonne à ce moment-là, mais c'est effectivement sur cette base. Donc Onfray a raison de le dire, et en cela il défend complètement Freud, ce qui donne raison scientifique au freudisme.

Et si on écoute la plaidoirie de Miller, on se rend compte que, et c'est la même chose mais après, mais tout à fait à l'inverse, c'est qu'après leurs débats et leurs petites colères, leurs choses comme ça, et bien Miller dit que finalement la psychanalyse c'est de la suggestion, c'est du bavardage, c'est de, et puis c'est de la magie.

Donc on trouve effectivement dans les, et puis après ils se saluent, disent bonjour, excusez-moi je vous ai un peu brusqué, non je vous en prie, bon, et puis ils sont très polis, puis ça se termine comme ça. Et mais donc il y a réellement, quand on le prend vraiment, quand on écoute le, on voit cette inversion qui conclut leur échange.

Alors qu'est-ce qu'on peut dire de ça ? Je continue sur le partage d'écran, donc pardon...

Serge : Oui, ce qui me venait en t'écoutant, oui, dans cette dichotomie entre le germinatif et le soma, oui, à l'évidence la question de la sexualité s'y trouve logée.

William : Oui, oui, oui, oui, absolument. Et puis surtout celle qui va complètement nous, à notre époque maintenant, un siècle après, enfin ou 50 années après selon les, mais ce, ou 30 années parce que, ou 10 même puisque c'est récent, c'est cette émission là, mais ce qui nous intéresse nous, c'est que c'est précisément sur, la sexualité est introduite comme ça d'emblée avec, sur la question du narcissisme, mais à propos de cette différenciation cellulaire qui va être encore plus caractérisée dans l'anatomie, pas de l'embryon mais du corps humain, puisqu'elle va être éminemment distincte dans sa position soit externe au corps chez le, dans le corps masculin en étant, en étant passer à travers le canal inguinal, soit rester à l'intérieur du corps.

Et donc toute la différence sexuelle anatomique va continuer à établir les raisons d'une différence sexuelle et du chapitre narcissique de l'amour de soi et de l'amour de l'autre, enfin tout cet échange narcissique. Donc on le voit dès le départ, c'est ce à quoi, ce qu'on appelle le sexuage ou la différence, la différence anatomique sexuelle où on fait remarquer que à quel point c'est, les gonades, la position des gonades dans l'anatomie humaine est importante. On voit que dès le départ, dès cette tout à fait origine de cette question du narcissisme et de la foule et cetera, puisqu'on voit à quel point c'est important, c'est déjà ça qui est posé.

Oui, donc ensuite... Alors là je reviens, donc on a vu la conclusion, l'aboutissement, enfin des, mais on va remonter maintenant voir à partir de quoi ils aboutissent à cette conclusion.

Quand on fait entrer l'accusé, ce qui va se passer, l'accusé c'est le narcissisme on va dire, puisque bon, mais ça sera, mais ce qui va se passer c'est que dès les premières minutes, enfin le premier tour de ring, enfin entre les deux, donc après ils vont se disputer et tout, mais le début, la première prise du combat là a lieu sur ce que j'appelle l'esquisse Abe répudiée.

Pourquoi ? Alors de quoi s'agit-il ? Il s'agit du premier texte qu'a écrit Freud, il en a écrit sans doute d'autres avant, mais du premier qui précède si on peut dire la psychanalyse, parce qu'effectivement ce texte là, l'esquisse, va être, elle va pas être achevée, c'est un travail qui ne va pas être achevé, et puis il l'arrête et puis il commence la psychanalyse, et il ne parlera plus jamais, et comme les deux orateurs le précisent très bien, il renie, désavoue et rejette ce texte en disant : ben finalement j'étais complètement bourré de cocaïne et ça, ça n'est pas, le texte n'était pas raisonnable.

Alors bon, le titre, le titre précis du texte c'était "Esquisse pour une psychologie collective"... D'ailleurs non, non, non, non, non, pour une psychologie scientifique.

Ah scientifique, une psychologie scientifique. C'est un texte, alors bon, beaucoup s'y sont tout de même plongés, s'y sont, je l'ai fait comme beaucoup, c'était extrêmement confus, mais on y retrouve des choses. J'en ai fait donc, j'en ai fait une conférence dans des hautes écoles parisiennes pour montrer qu'on y voit la structure, enfin Freud déjà décrit les neurones miroirs et il fait, il décrit les premiers circuits synaptiques, parce qu'à l'époque on découvre les synapses et il a l'ambition de faire des, d'être, de faire un papier célèbre, donc il fait un des premiers traités au monde sur les synapses, sur les circuits synaptiques.

Et en fait il fait effectivement, il, ce texte réalise dans l'histoire le premier texte concernant ce qu'on appelle aujourd'hui des réseaux neuronaux. C'est exactement ça, c'est vraiment le début, l'embryon de ce qui va être ensuite les réseaux neuronaux. Il le fait sous l'effet de la cocaïne effectivement, parce que comme le dira Onfray, il précise qu'il a été 12 ans cocaïnomane. Après, ils l'ont pas dit, mais après il était morphinomane puisqu'il avait un cancer qui est passé à la morphine et qu'il en est, il s'est fait tuer à la fin par une injection, une overdose de morphine. Et puis entre-temps il a fait tout au tabac aussi, enfin donc c'était tout de même un spécialiste de la toxicomanie ou de la toxicologie et psychologie.

Et donc on verra que c'est abject parce que Miller hésite même à demander à ce que ce soit coupé, mais ça on va en parler tout à l'heure, parce que ce que je veux dire avant, c'est que pour bien situer l'esquisse pour une psychologie scientifique comme étant le premier texte de Freud, premier, ou on va dire le texte zéro, parce que le premier c'est ensuite "La science des rêves" et puis d'autres et toutes les premiers écrits, mais le, donc ce qui se passe c'est que, c'est que Lacan fait exactement la même chose.

La même chose se passe avec le lacanisme de manière, avec un autre style, mais, et on en a la preuve dans le débat entre Miller et Onfray. Ce qui se passe c'est que Lacan lui aura débuté sa carrière par un traité, par une esquisse peut-être pas pour une psychologie scientifique, mais on pourrait l'appeler comme ça : esquisse pour une psychologie cybernétique, c'est-à-dire que Lacan va produire, va faire initialiser ou initier sa carrière par un écrit moins rejeté, moins répudié que Freud rejette son propre écrit.

Ça reste dans les feuillets pris dans un article qui reste très célèbre qui est le séminaire sur la lettre volée, et ce séminaire sur la lettre volée qui est à l'affiche du lacanisme et qui l'est resté, en fait cache un traité de cybernétique. Et Lacan le répudiera pas, mais il le dira assez vite, il dira : mais vous savez, j'ai fait des conférences cybernétiques et psychanalyste, ça angoisse tellement le monde autour de moi que je n'en parlerai plus, et qui n'en parle pas, et il n'en parlera plus ou pratiquement plus.

C'est-à-dire qu'exactement le même phénomène ou phénomène très comparable s'est passé entre l'esquisse freudienne et puis l'esquisse lacanienne.

Alors Jacques-Alain Miller, bah il sera le témoin moins de ce que je viens de dire, c'est-à-dire qui, alors qu'il va beaucoup parler de Lacan et il en parlera, il en parlera, il en parlera puisqu'il parlera que de ça, c'est justement ce qui rend la chose un peu comique dans cet enregistrement, il parle beaucoup plus de son beau-père que de Freud, mais il ne citera jamais cette fondation aujourd'hui gigantesque et extraordinairement importante aujourd'hui.

L'IA commence à manifester voir, et bien c'était le début de la question, début du lacanisme, et ce séminaire sur la lettre volée avec ces petites annexes qui sont un traité cybernétique se termine sur l'idée, l'hypothèse, la suggestion et que les machines pensent comme Turing théorise à la même époque. Donc c'est quelque chose de très important qui sera complètement passé sous silence par Miller.

Alors qu'il a beaucoup à dire sur Lacan, et s'il veut parler de Lacan et il aurait pu faire cette comparaison avec Freud, s'il ne parle pas de ce premier écrit, de cet écrit zéro de son beau-père, et qu'il s'accorde avec Onfray pour dire que cet écrit, l'esquisse pour une psychologie scientifique de Freud, ne vaut rien du tout.

Et quand je dis non seulement répudié par Freud mais abject, c'est-à-dire que c'est là où on entend, comme tout à l'heure je disais, la petite phrase, la petite chose que l'on, que l'on est, qui passe comme ça tout à l'heure et qu'on entend comme un lapsus ou un acte manqué, mais on entend Miller demander si on va enregistrer ça, parce que là on est en train de parler des années de cocaïne de Freud et que Miller aimerait bien apparemment qu'on en parle pas, ce qui est monumental, c'est un monument à la négation de la psychanalyse de demander à ce qu'on censure quelque chose de l'historique d'un discours.

Alors ça m'a amené, j'arrête le partage un petit peu, ça m'a amené à cette idée et vous à faire remarquer ça, c'est que pourquoi est-ce que c'est tout à fait remarquable que ces deux penseurs se s'entendent entre eux pour étouffer, soit ridiculiser ça parce que c'est écrit, c'est un écrit de drogué, ou bien donc... Pourquoi est-il ça ? Qu'est-ce que ça veut dire ?

Parce que surtout aujourd'hui que nous avons cette cybernétique, ces appareils, ces choses synthétiques, ce qui se présente en fait c'est que nous devons nous demander, et la réponse je pense est assez rapide si on la pose clairement, si on pose la question clairement, on se demander si ce n'est pas en utilisant des instruments artificiels comme des télescopes que l'on peut faire de l'astronomie, que de et que de la chimie que l'on peut faire, de la neurologie que l'on peut faire, de la psychiatrie que l'on peut faire, de la science de l'esprit parce qu'on utilise des instruments artificiels.

Et le fait de faire une psychologie qui n'utiliserait pas de la drogue ou d'autres choses, d'autres choses synthétiques, peut-être des puces à la, à la même, ou des choses comme ça, donc des choses complètement effroyables que nous rejetons complètement, mais est-ce que ce ne sont pas des conditions premières à faire de la science ? Est-ce qu'on pourrait faire de la science autrement ou en se passant des instruments d'observation, des instruments hétérogènes, des instruments qui modifient la perception ?

Et à ce moment-là, nous aurions dans le fait que la psychanalyse est commencée par la drogue, la découverte, les chocs de la, les chocs et les traumatismes de la drogue éprouvés par Freud, dans ce fait là nous aurions une première, une condition nécessaire à ce que la psychanalyse ensuite soit une science, sinon ce serait une philosophie effectivement, ça serait...

Alors cette chose-là, en plus de ça, ne s'applique pas simplement à la science, mais on peut repousser toute cette réflexion sur la casuistique de la drogue aux religions, au chamanisme et qui ont aussi la pensée théosophique, théogonique, ou c'est a pratiquement toujours été associé à des expériences de transe artificielle par des artifices.

Donc voilà. Alors à ce point, je pense que l'analyse de cette conférence montre ces deux hommes tous les deux s'associant pour refouler l'argument que la psychanalyse soit une science dérivée de la neurologie qui est une science psychiatrique, une science de la chimie, enfin de notre cerveau physique.

Et puis c'est répété ensuite à la fin puisqu'il parlera même aussi du germinatif. Alors je signale qu'il y a trois feuillets en fait dans l'embryologie : il y a le soma, il y a deuxièmement la substance germinale, et puis il y a aussi un troisième feuillet, une troisième catégorie de cellules qui se distingue des, qui fait vraiment trois, c'est-à-dire que du narcissisme dont on parlait avec deux, le soma, le germinal, en fait il faut compter avec un troisième, une troisième catégorie cellulaire qui est le système nerveux, ce qu'on appelle la plaque neurale qui se distingue dans l'embryon du reste du soma comme la substance germinale s'en est distinguée.

Serge : On n'a pas, il y a pas de notion de, comment dire, d'apport extérieur chez Lacan, côté drogue ou...

William : Oui, je, je me suis, je sais pas, j'ai aucune information, je n'ai jamais entendu ou de choses, la famille Lacan doit le savoir, mais quelque part, quelque part, enfin du coup en introduisant la cybernétique, peut-être qu'il introduirait ce qui quelque part pourrait permettre le décodage des effets de la drogue.

Serge : Oui, oui, oui, oui, enfin un petit peu comme toute la démonstration que tu nous fais justement à partir du langage et cetera qui était quand même la spécialité de Lacan.

William : Et oui, tout à fait. Mais aussi il y a, il y a, puisqu'on est dans tout un exercice justement de ces espèces d'entourloupes et d'inversions, ce qu'on peut insérer ou présenter ou renverser comme argument, c'est de dire : bah oui, peut-être, moi j'en sais rien du tout, mais au cas où il n'y aurait eu aucune influence extérieure, aucune influence exogène dans les processus de pensée et de méditation de Lacan, et ben c'est peut-être pour ça que justement il est pas psychanalyste, puisqu'on en viendra au fait que Lacan est anti-freudien.

Il va essayer au contraire de mettre fin à l'analyse et avec toute une, nous sommes tous très complexes, avec toute une bonne intention et un acharnement pour la faire progresser. En fait il s'en morfondra à la fin de sa vie en disant : mais j'ai peut-être mis fin à la psychanalyse, tellement il voyait la population autour de lui pétrifiée et donc sans avancer, et il se disait : j'ai peut-être mis fin à l'analyse. Et peut-être effectivement en avait-il le désir.

Alors il y a un moyen pour qui soutient ce tableau d'un Lacan qui serait qui manifesterait la résistance évidemment voilée, évidemment cachée sous les apparences du soutien, c'est la meilleure apparence pour effectuer une résistance, une opposition, on peut le voir dans une structure, et c'est la structure de la Renaissance où nous avons, après Copernic comme Lacan disait, et puis d'autres, lui-même se comparait à Copernic ou à Darwin ou faisait une troisième révolution après Copernic.

Il y a eu quelqu'un qui ressemble énormément à Lacan qui s'appelle Tycho Brahe qui ressemble dans sa manière de se conduire dans les événements de sa vie, dans enfin dans toute une série de caractères, qui est le second astronome mais en fait qui est anti-copernicien. S'il s'agit, si Copernic c'est le mouvement de la terre qui dans l'espace bouge, pour Tycho la terre est immobile.

Alors ça a été, je ne lente pas, ça a été traité par Koyré, je crois, ce sont des théoriciens majeurs de l'école de Strasbourg qui ont traité ça, s'appelle le titre de la lettre, la chose est exposée, je l'ai traité par ailleurs aussi, il y a beaucoup d'autres éléments que ce qu'on utilise chez Koyré. Mais donc on est là avec une hypothèse importante dans la structure de l'histoire de la psychanalyse où le, et ça s'expliquerait, on verrait : tiens, ben Lacan n'a jamais, est un philosophe en fait, il est, et sa carrière et beaucoup des traits de son histoire le montrent.

Bon, alors je continue un petit peu sur, là j'avais arrêté le partage je crois.

Alors voici donc, on le reprend. Alors donc là on était en bas à conclusion des deux orateurs ou des deux personnages ou du narcissisme si on peut dire qui se, qui montre ses inversions, et puis l'objet qui est dans ce que le narcissisme rejette, c'est précisément donc cette hétérogénéité en soi, puisque le narcissisme va chercher à se retrouver soi-même si on peut dire, donc avoir une substance synthétique, avoir un objet ou un instrument scientifique va être quelque chose de considéré comme abject par le narcissisme qui va rejeter toute instrumentation donc qui serait exogène ou hétérogène à son unité qu'il recherche.

Alors ensuite je passe à, oui, à la place, donc quand je parlais de la clinique du vernis, c'est-à-dire de ce superficiel étalage narcissico-médiatique et dont la clinique telle que j'en propose là l'interprétation la présente comme un vernis, c'est-à-dire un semblant si on peut dire, mais il nous montre, où on en déduit qu'en fait ce vernis, et bien non seulement la drogue est un instrument d'observation, est un instrument scientifique, mais on peut même le pousser jusqu'à finalement ce vernis lui-même est un instrument d'observation.

Et c'est là où à partir du moment où le narcissisme est enregistré par nos instruments cybernétiques et il est reproduit avec cette mémo qui nous permet de l'analyser comme on le fait et puis a bien d'autres usages, on voit que lorsque nous parlions, nous étudions les dessous si on peut dire de la drogue et comment c'était un objet donc qui devenait un instrument, mais on voit que le vernis lui-même, l'exposition narcissique, l'exposé narcissique et l'enregistrement du discours scientifique, c'est-à-dire les médias, c'est-à-dire la cybernétique, ensuite on y arrivera, c'est-à-dire l'appareil, c'est lui-même l'instrument d'observation.

C'est non seulement la chimie mais l'alchimie médiatique si on peut dire, et au point que, et c'est là la fin de la plie, que l'appareil est la vérité. Alors après, d'abord la vérité n'est pas forcément scientifique, c'est bien au-delà de la science, et que deuxièmement je fais une distinction entre le semblant et l'appareil, ça on a, ça j'en ai, enfin on en parlerait, on va pas entrer dans tous ces détails à présent, mais c'est ce qui permet de dire que les machines pensent par exemple, et donc voilà.

Alors je fais une pause là, et ensuite j'ai fait un petit résumé sur ce fameux narcissisme, sur cette biologie, mais on va arrêter le partage, j'y reviendrai pour terminer, et puis on peut peut-être discuter un petit peu puisque là on est en avance. Moi j'ai terminé parement mon petit partage d'écran et mes petites diapos comme on dit là.

Serge : Je pensais sur ton dernier propos, donc qui rappelle le dernier étage dans la progression à partir de, enfin qu'on a fait sur le langage qui permet d'arriver au dernier étage, à l'étage réel, donc que tu attribues, enfin dont tu dirais si j'ai bien compris que la machine est le reflet, on peut formuler les choses comme ça ?

William : Non, oui, oui, oui, oui, mais à la condition de l'analyse, parce que sur ton dernier propos effectivement, c'est l'enregistrement et la médiatisation de ce qui te permet, qui te permet à toi la réécoute attentive, le fait de choper le petit truc, le petit lapsus, le petit machin à peine caché dans un coin que personne ne voit et qui permet d'en tirer une substance particulière.

Serge : Absolument, donc c'est la machine avec l'analyse qu'on peut en faire.

William : Absolument. Et d'ailleurs pour continuer à aller dans ce sens qui nous la, brise le vent qui nous mène, qui nous guide, non seulement à la condition de l'analyse mais à la condition de la sexualité, c'est-à-dire qu'effectivement l'appareillage ne peut livrer, devenir cet éclairage de la conscience que s'il procède dans la suite du déchiffrage de la sexualité ou de la reconnaissance de la sexualité, c'est-à-dire de l'analyse. Et là on est justement sur cette question du narcissisme et de la raison sexuelle du narcissisme entre ces germinatif et somatique.

Je ne sais pas si dans ce débat, je l'ai évidemment tout à fait en mémoire, tout ce qui, mais évidemment il parle de la sexualité. Miller est toujours extraordinaire à un moment, si je me souviens bien, je dis plus exactement quels sont les mots, mais on va dire qu'il reconnaît que Freud n'a pas eu une vie sexuelle très spectaculaire, et on peut dire, on peut espérer qu'il en a eu tout de même. Qu'est-ce qu'il veut espérer de quoi que ce soit pour à la place d'un autre ?

Mais donc ces deux hommes parlent de la sexualité, ensuite Onfray qui a ce talent de la juvénilité donc va parler de la, et ils vont se présenter leurs excuses et faire des échanges de politesse au sujet de la masturbation. Et donc effectivement dans cet enregistrement, dans ce matériel clinique, il y a des propos, la sexualité est souvent mentionnée. Je ne j'ai pas relevé de choses particulières, évidemment si il y a un truc, mais je me suis pas accroché comme ça, comme sans si on peut dire.

Mais à un moment quand il s'agit du rapport sexuel, et là Miller est excellent, là Miller fait du catéchisme, il explique bien le lacanisme en expliquant que Lacan dit que c'est, c'est pas, il y a pas une complétude de la sexualité humaine n'est pas faite par une complétude mais par une liberté que chacun prend sur les, sur justement ce modèle offert par la nature, et dit : mais cette liberté c'est qu'il y a pas de rapport.

Ce en quoi là il est sans doute, ça vise puisque le grand champion, le grand prêtre de la liberté c'est quand même Sade, enfin si on va le rechercher au moment de la Révolution française et qui parle de la liberté, bon c'est ce député, ce de la section des piques qui était le marquis de Sade révolutionnaire et théoricien principal de la liberté. Et mais à ce point-là évidemment il y a pas tellement de rapport dans le sadisme, c'est une, c'est, et le lacanisme n'en est pas, n'a pas été plus loin.

Donc à ce moment-là, je me souviens plus, ce il y a, et Miller à ce moment fait un petit bafouillage, ben je le mettrai dans les notes, je le retrouverai, qui est aussi un petit peu succulent, enfin il fait, il dit un petit truc comme ça qui peut pas s'empêcher de lâcher à la fin de sa, de son propos.

Donc la sexualité dans l'ère de l'appareillage. Alors on va, je reviens, je termine avec ces, le partage d'écran et ce que je présente.

Alors là c'est tiré, c'est tiré donc de ce du texte "Pour introduire le narcissisme", c'est-à-dire aussi donc, voici en gros, c'est très résumé : nous avons deux types de feuillet, le soma qui fait l'embryon si on peut dire, et à l'intérieur il y a soit des ovaires soit des testicules qui seront à l'extérieur, vont sortir par un orifice ici, mais enfin donc il y a la distinction.

C'est le, alors Freud appelle ça, ceci va organiser les pulsions du moi, il y a une tension, une différence, pulsion du moi ou ce qu'il appelle l'autoérotisme des, bon c'est très flou dans son texte, c'est une approximation, il cherche, il commence à dégager ça, mais en tout cas ce qui est net c'est qu'il positionne ce corps originaire et donc est auto-érotique si on peut dire, il le positionne vis-à-vis de ce qui s'appelle l'idéal du moi.

Et c'est là où à partir du moment où cet embryon va venir au monde, il va trouver un, son premier objet sexuel qui, qui selon Freud, c'est-à-dire c'est la femme, c'est-à-dire c'est la personne en fait qui s'occupe de lui, généralement une femme et généralement sa mère donc. Et ça va, et donc il va pouvoir déplacer ces, décharger ses ou déplacer son, sa libido, s'appelle pas encore sa libido mais elle va ici décharger de pulsion le corps ou imaginer donc charger de pulsion le corps de son vis-à-vis, parce que maintenant il est, il est, c'est un être humain qui est sorti de l'utérus qui et qui maintenant, et il va ainsi créer son idéal du moi.

Alors pourquoi est-ce que j'ai précisé corps sans organes ? C'était un abus de lecture si on peut dire là, c'est parce que j'ai trop lu la psychanalyse après Freud où ce qui même a dépassé la psychanalyse, c'est que le corps sans organes c'est la thèse ultra-lacanienne de ceux qui ont débordé et après la fin du lacanisme si on peut dire, c'est Deleuze et Guattari.

Guattari qui était un psychiatre et psychanalyste et analysant de Lacan qui s'en est détaché, a créé le concept de corps sans organes et qui était parent de, le concept était parent de celui de machine désirante, et c'est-à-dire que cette notion de corps sans organes, cette notion d'idée du moi se rattache après le lacanisme, se rattachera à la cybernétique, c'est-à-dire aux machines désirantes, aux machines pensantes.

Bon, mais là on est après le lacanisme si on peut dire, mais nous avons donc cette constitution principale donc qui est si on peut dire par ces quelques schémas les bases de raisonnement de du circuit narcissique dans la pulsion ou dans la relation humaine.

Une partie, cette pulsion, cette pulsion narcissique ou cette pulsion du moi devenant libido à partir du moment où il peut s'inscrire dans l'idéal du moi qui correspond au demeurant à un tout à la possibilité de refouler, et puis alors là on va pas rentrer dans toute la théorie, tout le détail, c'est assez précis.

Serge : Ouais, et avec en prenant en compte tout ton apport théorique, cette étape des machines désirantes et des corps sans organes quelque part qui est qui a été justement jusqu'à tes apports qui a été quelque part le dernier élément de clôture ou d'enterrement on va dire de la psychanalyse, et qui donc justement trouverait l'opportunité d'une espèce de renaissance à partir ou grâce à la présence de la machine.

William : Oui, absolument. Moi je voudrais, oui, vite...

Sylvie : Oui, je voulais rebondir sur la réflexion qu'a faite Serge parce que je me suis fait la même. Donc Freud, la cocaïne, le, quand, point d'interrogation, qu'est-ce qu'il y avait comme, voilà, qu'est-ce qu'il pouvait utiliser comme instrument, enfin comme de la même manière que Lacan utilisait donc la cocaïne. Et je me posais la question du vernis parce qu'en fait Lacan quelque part il a, j'ai l'impression que le vernis c'est comme un symptôme en fait.

Par exemple il a caché l'origine du monde, par exemple on se posait la question sur la 2e génération donc Scandal en Bohème, seconde génération, à un moment donné c'est comme s'il voulait freiner en fait sa théorie et ne pas aller au-delà parce que les gens ne le suivaient pas. Est-ce que ça pourrait être comme un symptôme en fait ? Est-ce qu'un symptôme de cette manière psychiatrique entre guillemets pourrait être la même chose qui modifie la perception du coup ?

C'est, enfin voilà, c'est une question que je me pose. Est-ce que ce symptôme pourrait être quelque chose qui modifie sa perception et du coup il, enfin il rentre dans la science ? Enfin je sais pas, c'est une hypothèse. Je sais pas, mais je me posais cette question là. Pour moi le vernis quelque part, enfin je trouve que quand il y a quelque chose du vernis, parce qu'il cache, voilà, et est-ce que c'est, voilà, est-ce que ça pourrait être comme Freud a utilisé la cocaïne, est-ce qu'on pourrait dire ben Lacan a utilisé moi, enfin je le, comme un symptôme en fait, parce que bah c'est caché une certaine réalité ? Voilà, c'est la réflexion que je me suis...

Serge : Tu veux dire, Sylvie, comme s'il y avait comme s'il y avait eu une intentionnalité chez lui par rapport à certaines conclusions sur lesquelles il est arrivé, en particulier la femme n'existait pas, il n'y a pas de rapport et cetera ? Voilà, on s'était déjà posé cette question là, cette réflexion là par rapport à est-ce qu'il a ignoré la 2e génération, ouais Scandal en...

Sylvie : Ouais, voilà, est-ce qu'il a ignoré, est-ce qu'il le connaissait, enfin voilà, caché, ignoré.

William : Oui, oui, tout à fait, exactement. C'est, enfin c'est voilà, c'est juste une réflexion. C'est certainement en terme de symptômes qu'il faut qu'on, que nous avancions tous sur nos, enfin sur nos analyses, bien sûr. C'est à travers le symptôme, lui va même l'appeler le symptôme le, et Miller le précise aussi, il fait bien de le dire, c'est bien le, il appelle ça l'idéal du moi, parfait, c'est le symptôme si on peut dire, enfin.

Et alors une anecdote, enfin ou des éléments que j'ai en main et qui peuvent peut-être certainement être... Il y a pas de clés. Je ne vais pas là vous donner une clé de quoi que ce soit, c'est pas une interprétation, ce sont, c'est un étalage des pièces que j'ai.

D'abord des pièces que tout le monde connaît, c'est que Lacan avait un frère aussi célèbre que lui dans son propre milieu, c'est-à-dire parmi les religieux, donc il était très proche de la religion, il connaissait très bien ce monde. Donc on peut dire qu'effectivement, peut-être est-ce qu'il était comme Tycho Brahe, il était passéiste, il était resté philosophe et théologien plutôt que psychanalyste.

Et alors à ce propos, dans les, alors là on est plus, on se rapproche de l'anecdote, c'est-à-dire du petit détail qui met en relief ou qui montre des aspérités du symptôme. À ce propos donc, j'ai bien connu Piera Aulagnier qui était une de ses analysantes et que j'ai publié, dont j'ai publié le livre qui s'appelait, c'était un livre un peu prophétique mais parlait pas tellement de cybernétique, il s'appelait "Matrix" avant le film et avant donc.

Et donc Matrix c'était M-A-T-R-I-X, elle voulait, elle avait d'abord écrit avec un X "Matrix" et puis elle disait : on va appeler ça "Matrics" comme inconscient. Et Piera Aulagnier donc était aussi très proche de la religion, elle était, c'était une dévote du Padre Pio, et puis elle avait été, à la demande ou la suggestion ou à l'invitation de Lacan, elle était devenue psychanalyste en Tunisie. Elle a été la première femme psychanalyste de Tunisie.

Et dernièrement les Tunisiens, les universités, les psychanalystes de Tunis m'ont demandé si je pouvais contribuer au mémoire de Piera Aulagnier dans le pays. Alors je leur ai dit ce que j'en savais par, que j'avais eu une grande correspondance avec elle, j'ai publié ce livre, elle se connaissait, et ben ils ont pas tellement voulu en savoir plus du type : on ne va pas parler de la cocaïne de Freud et on ne va pas parler des gifles que Lacan distribuait à Piera Aulagnier.

Et donc mais elle, cette femme donc était aussi en contact avec le frère de Lacan, elle avait une correspondance et la correspondance c'était assez amusant, sympathique, enfin de, mais était au sujet justement de : ah mais mon frère dit la femme n'existe pas et moi avec la Vierge Marie je vous affirme qu'elle existe, enfin il y avait un débat là-dessus.

Et c'était effectivement sur la question de la femme n'existait pas que Piera m'avait transmis des correspondances avec ce frère. Donc on voit bien que c'était, ça faisait écho dans les, au-delà du cercle psychanalytique, mais aussi les théologiens ont été interpellés par ça.

Dominique : Ouais, ouais, parce que depuis un petit moment là je me dis, est-ce que ça veut dire d'après ce que j'ai entendu que la psychanalyse pour qu'elle soit vraiment efficace, qu'elle aboutisse, est-ce qu'il faut passer, ben soit par les drogues, les enthéogènes et cetera, ou par la machine ?

William : Moi je crois que maintenant c'est la machine. Je crois que c'est pour ça que j'ai écrit la synthétique et ça.

Ou et puis est-ce que je relève là, parce que c'est par rapport aux drogues là justement, oui, c'est là, ça fait deux-trois fois qu'on fait les liens. Bon, tu fais les liens de Lacan avec son frère qui était très religieux, cette, j'ai déjà oublié le nom, je suis affreux, on a parlé des drogues, des drogues enthéogènes tu veux dire, bien sûr, enfin bon toutes celles dont on peut parler, mais bon de toute façon on en revient à la conscience, au cerveau aussi, et pas seulement la biologie d'ailleurs, mais...

Oui, là c'est Aulagnier, ou je me souviens plus le nom...

William : Aulagnier, oui, Aulagnier, oui, Aulagnier, avec le côté religieux derrière, et bon j'entends opium du peuple.

Donc c'est, bon on verra, alors ben on verra la prochaine fois justement on sera sur cette question : quel est le rôle de la drogue dans la religion et dans les Jeux Olympiques aussi, parce qu'il paraît que c'est très surveillé d'avoir, je, Olympiques. Et puis donc on parlera de tout ça, et puis pour conclure, bah moi aussi ça me sort de la tête, mais enfin on a, je crois qu'on a bien, on a bien parlé, travaillé, donc si on en reste à la cérémonie d'ouverture, manifestement il y en a qui fument.

Bon, alors on va, je me souviens plus ce que je voulais dire, tant pis pour nous, tant pis pour moi. À bientôt, on coupe en tout cas là, et peut-être que ça, ça, j'arrête en tout cas l'enregistrement.


https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20240808N20_wbn_beautaire.htm