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Analyse Plurielle - webinaire AnaPlur
Audio généré par NoteBookLM Résumé/présentation approx 5.min / en construction
| présentation lecture par IA/nblm;Gemini en 15min |
Titre : « GroupADN »
ou Groupe ADN
< https://youtu.be/SC46XBDdAJQ
>
- titre : AnaPlurN°89 DNAgroup
| Descriptif vidéo/youtube -
AnaPlurN°89 DNAgroup
Comment organiser des communautés autour de la
conservation de l’ADN nominal ? À partir des quatre services du site –
L’orateur explique comment ADN et moi se limite volontairement à un rôle de vitrine et de mise en relation : le site affiche le descriptif des groupes (taille, objectifs, mode de gouvernance, orientation mémorielle, scientifique, généalogique, psychologique, etc.) et permet aux visiteurs intéressés de contacter un groupe, sans jamais intervenir dans son fonctionnement interne. La discussion aborde ensuite deux axes essentiels :
ߔ? Pour en savoir plus :
page référente/site : https://www.lasainteethique.org/uberpol/2025/20251204_wbnAnaPlurN89.htm |
AnaPlur N°89 Groupe ADN
La session visio conférence/replay
a lieu le 04 décembre 2025 zoomPublic 18h30
commentaires et suites (et préparatoires) :
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NBLM.ia vidéo.mp4 https://drive.google.com/file/d/1QvX9ZxQZD35SeMnmuBLmu_ll92_Pvu8K/view?usp=drive_link [00:00:00.00] - Orateur 1
Et si nos communautés n'étaient plus définies
par nos passions, mais par notre essence même ? Voilà l'idée derrière
les groupes ADN. C'est un code social complètement nouveau qui ne se base
pas sur ce que l'on fait, mais vraiment sur ce que l'on naît. La question
de départ, elle est simple, mais en même temps, elle donne un peu le
vertige. Il faut imaginer à un instant des groupes qui ne se formeraient
pas autour d'un hobby ou d'une profession, non, mais autour d'un lien bien
plus fondamental. Mais attention, on oublie tout de suite les services de
génétique qu'on connaît tous. L'objectif ici, ce n'est pas de retrouver
des ancêtres ni de faire du dépistage de maladies. C'est quelque chose
de radicalement différent. Il s'agit de préserver la mémoire à sa
source, notre code biologique. Alors, entrons dans le vif du sujet.
Comment est-ce que cette idée prend forme, concrètement ? En fait, les
groupes ADN, c'est une des briques d'un écosystème plus large qui
s'appelle ADN et moi. À côté de services comme la conservation d'ADN
chez soi ou du conseil, ces groupes sont là pour créer du bien. Et là,
on touche au point crucial. Le seul critère pour entrer, le socle commun
de ces groupes est d'une simplicité désarmante. [00:01:04.22] - Orateur 1
Tous les membres ont simplement fait la démarche
de conserver leur ADN sous leur propre nom. C'est tout. Le point de départ
n'est pas un lien de sang ou un intérêt commun, mais juste cet acte de
préservation qu'ils ont en partage. Maintenant que le cadre est posé,
voyons un peu la mécanique derrière ces groupes. Comment est-ce qu'ils
s'organisent et comment ils interagissent ? Pour faire simple, un groupe
ADN, c'est un collectif privé et autonome dont les membres partagent un
objectif lié à la conservation de leur ADN. Les mots à retenir ici,
c'est vraiment privé et autonome. Le processus est super direct. D'abord,
un groupe se crée avec un but bien précis qui peut être généalogique,
scientifique ou même psychologique. Ensuite, son profil est affiché sur
le site. Si quelqu'un est intéressé, il ou elle peut utiliser le site
pour un premier contact. Et c'est là que le rôle de la plateforme s'arrête
net. Et ça, c'est un point super important à comprendre. La plateforme
n'est pas du tout un réseau social. Pensez-y plutôt comme un simple
annuaire, une vitrine. Une fois que la mise en relation est faite, toute
la vie du groupe, ses règles, ses échanges, son évolution, tout ça, ça
se passe de manière totalement indépendante. [00:02:11.11] - Orateur 1
Et c'est ici que les choses deviennent
vraiment fascinantes d'un point de vue philosophique. On arrive à un
point de bascule qui est au cœur même de tout le projet. Forcément, une
question se pose: comment être absolument certain que l'ADN conservé par
un membre est bien le sien ? Après tout, rien n'empêche de conserver
celui d'un enfant ou d'un proche. Et le système tel qu'il est n'offre
aucune garantie technique absolue là-dessus. Alors, face à ce doute, la
réponse du projet n'est pas technique, elle est philosophique. Plutôt
que d'essayer de bétonner l'identité avec des garanties technologiques
comme la blockchain, l'inspiration vient de la psychanalyse. Elle nous
rappelle que notre rapport à la mémoire est, par nature, incertain. L'idée,
ce n'est donc pas d'éliminer le doute, mais plutôt d'apprendre à vivre
avec, de l'intégrer comme une part de notre identité. Et cette
philosophie, elle est résumée de façon assez percutante par cette
phrase tirée des sources: Plus les lois sont rigides, plus elles
deviennent vite totalitaires. Ça suggère que d'accepter une part
d'incertitude, c'est finalement une condition essentielle pour rester
libre, pour éviter des systèmes de contrôle qui seraient beaucoup trop
strict. Pour vraiment comprendre cette approche assez singulière, il faut
savoir que ce concept n'est pas né d'hier. [00:03:21.01] - Orateur 1
Non, c'est le fruit d'une très longue
maturation intellectuelle. En fait, tout commence dans les années 80, à
Lyon, avec l'analyse plurielle, un mélange de psychanalyse de groupes et
d'informatique naissante. Dix ans plus tard, à New York, le projet intègre
la conservation de l'ADN et le focus se déplace sur le groupe lui-même.
Et finalement, dans les années 2000, de retour en France, l'idée évolue
encore vers la préservation. Là, il ne s'agit plus seulement de garder,
mais de maintenir le potentiel de l'ADN vivant en le connectant à
l'intelligence artificielle. Et toute cette histoire, toute cette
philosophie, converge aujourd'hui vers un concept final qui est particulièrement
pertinent pour notre époque. Et Ce concept, il a un nom: l'ubérisation
de la mémoire. Alors, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est l'idée d'une
connexion directe sans aucun intermédiaire entre notre code biologique et
le monde numérique. C'est une façon de se brancher à la société de
l'information, non plus avec un profil ou un avatar, mais avec notre
identité la plus fondamentale. Et ça nous laisse avec une question assez
vertigineuse pour finir. À notre époque où nos souvenirs numériques
sont si volatils, si éphémères, est-ce que l'acte de conserver notre
code physique, notre trace la plus immuable, est en train de devenir la
forme la plus profonde, la forme ultime de la mémoire ? [00:04:37.12] - Orateur 1
La question reste ouverte.
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[00:00:00.000] - Orateur 2
Bienvenue dans cette nouvelle analyse.
Aujourd'hui, on s'attaque à un concept assez perché, je dois dire. [00:00:06.720] - Orateur 1
Oui, on peut le dire. [00:00:08.370] - Orateur 2
Imaginez un service qui vous propose de
conserver votre ADN, mais sans jamais l'analyser. Un projet qui rassemble
des gens dans des communautés privées, mais qui refuse de les gérer. [00:00:18.820] - Orateur 1
Et le plus fou. [00:00:19.880] - Orateur 2
Et pour coroner le tout, une initiative qui
plonge ses racines non pas dans la Silicon Valley, mais dans la
psychanalyse lyonnaise des années 80. [00:00:27.840] - Orateur 1
Voilà, on est loin les startups habituelles. [00:00:31.130] - Orateur 2
Vous voyez le tableau. C'est déroutant et
c'est exactement pour ça qu'on va creuser. [00:00:35.430] - Orateur 1
C'est le moins qu'on puisse dire. Notre source
du jour, c'est un webinaire, le numéro 89 d'Anna Plur, qui présente une
plateforme nommée ADN et Moi. D'accord. Et l'enjeu, c'est vraiment de
piger leur logique qui va à contre courant de tout ce qu'on connaît sur
la génétique grand public. On nous promet des certitudes sur nos
origines. Eux nous parlent d'Incertitude. On nous vend de la donnée. Eux
nous parlent de psychanalyse et de cybernétique. C'est un vrai changement
de paradigme. [00:01:00.990] - Orateur 2
Absolument. Commençons par le début. Le
service de base, c'est quoi ? C'est promu par une entreprise, DnAleg. [00:01:07.180] - Orateur 1
Oui, via leur site adnettoin. Com. Et le
service central, c'est la conservation nominale de l'ADN. Voilà, ce mot
nominal. Qu'est-ce que ça veut dire au juste. Et surtout, si on n'analyse
rien, à quoi ça sert ? C'est la question fondamentale. Nominal, ça
signifie simplement que l'échantillon est conservé sous un non. Point.
Aucune information génétique n'est extraite. [00:01:26.220] - Orateur 2
D'accord. La loi française est très stricte
là-dessus. Pas de séquençage génétique dit de convenance. Donc, ce
service respecte la loi à la lettre. Donc, ce n'est pas médical ni généologique,
comme on l'entend d'habitude. Pas du tout. C'est un acte symbolique. La
source utilise une analogie assez intéressante. C'est un peu comme déposer
un copyright sur son propre génome. [00:01:48.880] - Orateur 1
Un copyright. L'image est forte. Ça déplace
l'ADN du champ purement biologique au champ de la création personnelle,
de la propriété intellectuelle, en quelque sorte. [00:01:59.840] - Orateur 2
C'est ça. Est-ce que ça a une quelconque
valeur légale, ce copyright, ou c'est purement philosophique ? [00:02:05.580] - Orateur 1
Pour l'instant, c'est principalement
symbolique, mais ça pose une question de fond pour l'avenir: à qui
appartient notre code génétique ? En posant cet acte, la personne
affirme comme: Ceci est à moi. C'est une déclaration d'intention. C'est
le premier pas. Voilà. Mais le site propose d'autres choses: du conseil,
un outil de curateur mémoriel. Mais le cœur du réacteur, ce qui nous
intéresse vraiment aujourd'hui, ce sont ces fameux groupes ADN. [00:02:30.000] - Orateur 2
Oui, parlons-en. C'est là que le projet
devient social. Comment ça marche concrètement ? [00:02:35.360] - Orateur 1
Alors, le mécanisme est d'une simplicité désarmante.
Imaginez des collectifs totalement privés et autonomes. [00:02:41.440] - Orateur 2
D'accord. [00:02:42.340] - Orateur 1
Leur seul point commun obligatoire, c'est que
leurs membres ont fait cette démarche de conserver leur ADN. Le site, ADN
et moi, agit simplement comme une vitrine. [00:02:51.060] - Orateur 2
Une vitrine ? [00:02:52.020] - Orateur 1
Une sorte de page de présentation. [00:02:53.720] - Orateur 2
Exactement. Le groupe décrit qui il est, sa
taille, ses objectifs, qui peuvent être très variés: mémoriels,
familiaux, psychologique, enfin, tout ce qu'on peut imaginer. Et sa
gouvernance aussi. [00:03:05.440] - Orateur 1
Et sa gouvernance, oui. [00:03:06.940] - Orateur 2
Un visiteur intéressé peut alors contacter
le groupe via un formulaire. Et c'est là que le rôle du site s'arrête
net. [00:03:13.560] - Orateur 1
Ah bon ? [00:03:14.540] - Orateur 2
Une fois la mise en relation effectuée, ADN
et moi se retirent complètement. Toute la vie du groupe se passe
ailleurs, sur les outils de leur choix, selon leurs propres règles. [00:03:24.620] - Orateur 1
Donc, c'est le Far West de la mémoire.
N'importe qui peut créer un groupe sur n'importe quel thème sans aucun
contrôle. [00:03:31.800] - Orateur 2
Ça semble presque trop simple. [00:03:33.700] - Orateur 1
Trop libre. [00:03:34.560] - Orateur 2
Oui, trop libre. On sent qu'il doit y avoir un
hic. J'imagine que le point de friction, c'est de savoir si l'ADN dans la
boîte est bien celui de la bonne personne. [00:03:43.360] - Orateur 1
Vous mettez le doigt dessus. C'est la question
centrale de l'Incertitude. Et le webinaire y consacre beaucoup de temps. [00:03:50.060] - Orateur 2
J'imagine. [00:03:51.140] - Orateur 1
Puisque tout est basé sur la confiance et
qu'il n'y a pas de vérification, rien ne garantit que l'ADN conservé est
bien celui de la personne qui le déclare. On peut conserver celui d'un
parent décédé, d'un enfant. [00:04:02.100] - Orateur 2
D'un animal de compagnie même. [00:04:03.540] - Orateur 1
Voire un échantillon complètement
fantaisiste. Absolument. [00:04:06.700] - Orateur 2
Mais c'est complètement contre-intuitif. Tout
le marché des tests ADN repose sur la promesse de vérité, de certitude.
Vous êtes à 12% d'origine irlandaise. C'est une affirmation péremptoire.
Proposer l'inverse, c'est un acte de provocation. [00:04:21.540] - Orateur 1
C'en est un. [00:04:22.190] - Orateur 2
Pourquoi quelqu'un paierait pour une
incertitude qu'il a déjà ? [00:04:25.120] - Orateur 1
Parce que le projet postule que cette quête
de certitude absolue est un leurre et même danger. La réponse qu'ils
apportent est fascinante et se décline en deux temps. [00:04:33.610] - Orateur 2
Je vous écoute. [00:04:34.770] - Orateur 1
D'abord, la réponse technique. L'orateur du
webinaire reconnaît que des solutions pour bétonner la certitude
existent ou sont imaginables. On pourrait coupler un séquençage à un
chiffrement type blockchain, lié un génome à une biographie de manière
infalsifiable. Ils ont même un nom pour ça. [00:04:52.000] - Orateur 2
Oui ? [00:04:52.920] - Orateur 1
Une unité cybernétique de mémoire de
personnes physiques. [00:04:56.800] - Orateur 2
Attendez, unité cybernétique de mémoire de
personnes physiques, ça sonne très science-fiction, ça. Concrètement,
ça ressemblerait à quoi ? Une sorte de passeport numérique inviolable
pour notre identité ? [00:05:07.510] - Orateur 1
C'est exactement l'idée. Une archive
personnelle ultime, sécurisée et authentifiée. Mais ils expliquent que
non seulement ce n'est pas possible dans le cadre légal français actuel,
mais surtout, ce n'est pas souhaitable. Et c'est là qu'arrive la deuxième
réponse, la réponse philosophique, qui est le vrai cœur du projet. [00:05:24.280] - Orateur 2
Et qui vient de la psychanalyste, c'est ça ?
Oui. Et là, le lien n'est pas évident au premier abord. [00:05:29.390] - Orateur 1
Non, je dois avouer. La tradition
psychanalytique enseigne que notre rapport à notre propre histoire, à
notre mémoire, est structurellement incertain. La mémoire n'est pas un
disque dur. [00:05:40.630] - Orateur 2
Ce n'est pas un fichier qu'on ouvre. [00:05:42.080] - Orateur 1
Non, c'est une reconstruction permanente,
subjective, pleine de trous, de déformation. Vouloir à tout prix
certifier la mémoire, l'aseptiser de toute incertitude, c'est non
seulement impossible, mais ça mène à des systèmes rigides, contrôlants. [00:05:59.690] - Orateur 2
Potentiellement totalitaires même. [00:06:01.150] - Orateur 1
Oui, qui chercheraient à imposer une vérité
unique. Donc, au lieu de combattre le flou, il l'accepte comme une
condition de base. Ils nous disent: Votre mémoire est incertaine, votre
identité est fluide et c'est très bien comme ça. Travaillons avec. [00:06:15.340] - Orateur 2
Précisément. [00:06:16.420] - Orateur 1
Le projet propose d'apprendre à naviguer dans
cette incertitude, de la rendre productive. Le site a sa propre déontologie,
mais il n'impose aucun code moral au groupe. Il leur fait confiance. [00:06:27.220] - Orateur 2
C'est une posture radicale. Très. [00:06:29.280] - Orateur 1
Et cette posture donne un éclairage nouveau
sur cette idée d'ubérisation de la politique de la mémoire, mentionnée
dans la source. [00:06:35.180] - Orateur 2
Ubérisation, c'est un mot fort. Ça sonne un
peu péjoratif, non ? Est-ce que ça veut dire qu'on se dirige vers une mémoire
à la carte où chacun construit sa propre histoire, déconnecté de la réalité
? [00:06:48.460] - Orateur 1
Sans plus aucun garde-fou. Le risque est réel
et le projet ne le nie pas, mais il le voit comme le prix à payer pour la
liberté. L'ubérisation, ici, c'est la désintermédiation.
Traditionnellement, Effectivement, la mémoire collective est gérée par
des institutions, les archives, les musées, les historiens, des intermédiaires
qui valident. [00:07:07.440] - Orateur 2
Qui certifient, exactement. [00:07:09.520] - Orateur 1
Ici, l'individu, via son ADN, entre en
relation directe avec d'autres pour construire une mémoire. Sans passer
par ses tiers de confiance. C'est un pari sur l'intelligence collective. [00:07:19.340] - Orateur 2
Un pari audacieux. Je commence à voir la cohérence,
mais ça reste un concept difficile à avaler. Pour vraiment comprendre
d'où vient cette idée folle, il faut sans doute remonter le Absolument. [00:07:31.080] - Orateur 1
Ce n'est pas une startup qui a eu une révélation
hier. C'est l'aboutissement de 40 ans de réflexion. [00:07:37.140] - Orateur 2
Quarante ans ? Oui. [00:07:38.820] - Orateur 1
Tout commence dans les années 1981 à Lyon,
avec la naissance d'un courant appelé l'analyse plurielle. D'accord.
C'est une forme de psychanalyse de groupe, mais avec une particularité.
Ces fondateurs sont fascinés par l'arrivée des premiers ordinateurs
personnels et par la cybernétique. [00:07:55.300] - Orateur 2
La cybernétique. [00:07:56.660] - Orateur 1
La science des systèmes, de la communication
entre les êtres vivants et les machines. C'est ça ? Leur rapport entre
une thérapie de groupe et un Apple II m'échappe un peu. Dans les années
80, on voyait l'ordinateur comme un modèle pour comprendre les systèmes
d'information. Ces psychanalistes se sont dit: Un groupe de thérapie,
c'est aussi un système. L'information y circule, il y a des boucles de rétroaction,
des bugs relationnels. Exactement, ils ont utilisé la grille de lecture
de la cybernétique pour analyser la dynamique de groupe d'une manière
totalement nouvelle. [00:08:25.580] - Orateur 2
D'accord, je vois. Ils ont modélisé le
groupe comme un réseau. Et l'ADN, il arrive quand dans cette histoire-là
? [00:08:31.840] - Orateur 1
Dans les années 1990. Une partie de l'équipe
est à New York et c'est là que l'idée de la conservation de l'ADN est
intégrée. Le concept évolue. On ne parle plus d'analyse plurielle, mais
de pluriel analytique, acronyme PLAN. Plan. Et l'idée émerge que le
groupe lui-même devient un support de travail mémoriel. L'adn devient
l'ancre physique, symbolique de cette mémoire partagée. [00:08:56.360] - Orateur 2
Le groupe devient une sorte de mémoire
vivante, partagée. Et ensuite ? [00:09:00.690] - Orateur 1
Troisième étape, début des années 2000, de
retour en France. Le concept se précise et devient la préservation de
l'ADN. Le mot est important. [00:09:09.800] - Orateur 2
Préserver, pas juste conserver. Voilà. Il
s'agit de maintenir le potentiel de l'ADN. Et la source dit quelque chose
de très fort: maintenir son potentiel vivant et causal. Pour ça, il faut
le mettre en résonance avec son époque: le numérique, l'intelligence
artificielle. La boucle est bouclée. Donc, si je résume, les groupes ADN
d'aujourd'hui ne sont pas un simple réseau social thématique. C'est l'héritage
d'une longue maturation qui a toujours cherché à lier trois choses: le
psychisme, la mémoire et la technologie. [00:09:42.180] - Orateur 1
C'est exactement ça. Et ça explique le rôle
des autres services comme le conseil ou le curateur mémoriel. Ils ne sont
pas là pour faire joli. [00:09:49.900] - Orateur 2
Donc, c'est ça la réponse à ma question sur
pourquoi payer pour de l'Incertitude ? On ne la résout pas par la
technique, mais par le sens. [00:09:58.440] - Orateur 1
Voilà. Même Sans séquençage, on peut
accompagner une personne ou un groupe dans un travail biographique très
approfondi. En documentant son histoire de vie, en collectant des
archives, on donne une consistance incroyable à l'acte de conservation. [00:10:13.660] - Orateur 2
Le lien devient plus fort. [00:10:15.320] - Orateur 1
Tellement fort, si riche de sens qu'une
substitution fantaisiste perdrait tout son intérêt. C'est une sécurisation
par le sens et non par la contrainte. [00:10:24.820] - Orateur 2
C'est une approche élégante et ça rejoint
leur vision assez critique du séquençage de masse tel qu'il est pratiqué
aujourd'hui. Le webinaire n'est pas tendre avec cette industrie. [00:10:34.300] - Orateur 1
Non, l'argument est que le séquençage à bas
coût actuel est une impasse. Il fournit des informations statistiques,
souvent pauvres, ce fameux 12% irlandais, au prix d'énormes risques de sécurité. [00:10:45.940] - Orateur 2
Les fuites de données. [00:10:47.200] - Orateur 1
Les bases de données génétiques sont des
cibles de choix pour les pirates. On l'a déjà vu. Les données peuvent
être corrompues, vendues, utilisées à mauvais escient. La promesse de
tout savoir se heurte à une réalité bien plus risquée. D'où leur
philosophie qui est un véritable contrepied. Conserver aujourd'hui et
analyser demain. C'est un pari sur l'avenir. Un pari sur le fait que la
technologie d'analyse sera infiniment plus puissante et plus fine dans 50
ou 100 ans. L'idée de préserver l'échantillon dans son intégrité,
loin des bases de données centralisées, pour le jour où les conditions
techniques et éthiques permettront une analyse pertinente. [00:11:24.580] - Orateur 2
C'est un acte de transmission ? Tout à fait.
Je pense que la vision d'ensemble est beaucoup plus claire maintenant. On
a des communautés libres, autonomes, de personnes qui conservent leur
ADN. Elles sont mises en relation par une plateforme minimaliste. Une
simple vitrine. Qui refusent d'intervenir. [00:11:40.060] - Orateur 1
Et ce projet, ADN et moi, se positionne donc
non pas comme un laboratoire ou un géant de la data, mais comme un
facilitateur psycho-cybernétique. Un rôle très spécifique, presque
modeste, mais qui s'appuie sur une histoire intellectuelle dense. [00:11:56.990] - Orateur 2
Et une philosophie qui, loin de la fuir, fait
de l'Incertitude son principe fondateur. [00:12:03.080] - Orateur 1
C'est une proposition unique sur le marché. [00:12:05.410] - Orateur 2
C'est le moins qu'on puisse dire. C'est un
projet qui nous force à questionner nos propres attentes vis-à-vis de la
science, de la mémoire. [00:12:11.880] - Orateur 1
Et ça nous laisse avec une pensée à laisser
mûrir. Si on accepte leur prémisse, si la conservation de l'ADN n'est
plus une quête de certitude biologique, mais un acte de mémoire
subjective, un geste poétique ou politique, qu'est-ce que ça change ? [00:12:27.400] - Orateur 2
Ça change potentiellement tout. Au lieu de
chercher dans nos gènes des réponses définitives sur qui nous sommes,
des étiquettes figées. [00:12:34.370] - Orateur 1
Pour et de construire une narration collective
à partir de cette incertitude, crée un lien beaucoup plus profond, plus
personnel et finalement plus vivant avec notre passé et notre avenir. [00:12:44.980] - Orateur 2
La valeur ne serait plus dans la réponse que
contient le code,Mais dans la démarche de questionnement elle-même. [00:12:52.340] - Orateur 1
L'héritage ne serait plus un code à déchiffrer,
mais une histoire à continuer d'écrire. |
Transcription / youtube
(Résumé ChatGPT5)
[00:00:00.000] - Orateur 1
Bonsoir. Cette session est la 89ème
d'un webinaire qui va maintenant, à partir de cette session, et
pour les prochaines, va se consacrer à décrire les services
qu'offre le site ADN et moi et la compagnie qui qui s'appelle D. N.
A. L. E. G, qui est une compagnie qui propose et qui fait la
promotion de la conservation de l'ADN individuel et nominal. On les
trouve sur le Web adnaleg. Com et adnetmoi.com. Ce soir, je vais décrire
et nous allons réfléchir pour réfléchir sur la fonction groupe
ADN. Je vais me servir d'un diaporama avec des slides pour exposer
un petit peu quels sont ces services offerts par ADN et moi. Sylvie,
qui est connaisseuse et habituée du webinaire, voyez-vous quelque
chose à ajouter à cette présentation ? Qu'on commence ? [00:01:40.580] - Orateur 2
Non, je pense que les questions vont
venir au fur et à mesure en fonction de la présentation. [00:01:45.880] - Orateur 1
D'accord. Donc, on va faire un partage
d'écran et je vais vous afficher le Vous voyez sans doute quatre
rectangles qui correspondent aux quatre pages, aux quatre services
qu'Aden et moi offrent sur le Web. Et j'ai marqué ici qu'il y a une
annexe à adenneetmoi. Com, c'est adenneestestmoi. Fr, qui souligne
l'identité du moi et de l'ADN. Et cette annexe est relative surtout
à une association dont on va parler ou dont on aura l'occasion de
parler, qui est rattachée caché historiquement et actuellement
organiquement à ADN et moi ou bien ADN Alleg. Voici quels sont les
quatre services, les quatre pages que l'on a les quatre onglets
qu'on a au choix. Adn et moi offrent des kits, des kits de
conservation de l'ADN à domicile, chez soi. Il Il n'y a pas de
service de séquençage, d'analyse de l'ADN, qui est plus ou moins
autorisé d'un pays à l'autre. Nous sommes dans un pays où il
convient de nous limiter, ici en France, à simplement la
conservation. Et elle est importante parce qu'elle est nominale,
c'est-à-dire que chacun, personnellement, conserve son ADN comme
marquerait un copyright sur ses œuvres ou ses produits personnels.
Il y a une page de vente de kits. [00:04:04.760] - Orateur 1
Il y a une page qui s'appelle un
curateur mémoriel automate. On consacrera une session à cette
fonction Connexion. Il y a une page de conseil. Là aussi, on
consacrera une session au conseil. Et aujourd'hui, nous allons
parler des groupes ADN. Je vais présenter ça. Comme ça. Alors, on
va isoler, singulariser cette page, et par rapport aux trois autres.
Donc, les groupes ADN sont des Ce sont des groupes que nous invitons
à considérer et qui ont pour définition d'être des groupes qui
ont un dénominateur commun de gens qui ont pour dénominateur
commun le fait de conserver leur ADN nominalement. En tout cas
d'avoir acheté un kit et donc de pouvoir faire état d'une
conservation chez eux de leur ADN. Ensuite, évidemment, chaque
individu est libre de faire ce qu'il veut avec cet ADN ADN conservé.
Généralement, c'est dans une enveloppe, sur un buvard, ça peut être
dans une petite fiole métallique ou de verre à l'intérieur. Donc,
il se pose un problème très vite quand on conserve son ADN, c'est
de savoir à quel usage, et puis surtout, qui va réellement le gérer
si un jour on disparaît, parce qu'il est possible que l'ADN ait un
usage après notre vie et que ça serait une raison de le conserver. [00:06:16.300] - Orateur 1
Et donc, voici ce que offre ADN et moi
comme outillage. Je l'ai inscrit comme ça, c'est-à-dire en jaune,
ce sont les groupes Les groupes. Et ils sont rattachés sur une
page, ils sont rattachés à ADN et moi. Ici, en jaune plein, ce
sont les groupes, c'est-à-dire ces unités sociales de personnes
qui ont pour point commun de conserver leur ADN, ils se connaissent
ou pas. Bref, sur la page du groupe ADN, et moi, il n'y a que le
descriptif de ces groupes. C'est-à-dire que ces groupes eux-mêmes
sont indépendants, ils sont autonomes et ils sont privés. Personne
n'a accès à ce qui s'y déroule. Ils sont privés, ils peuvent,
ils sont autonomes, ils peuvent décider d'être publics, ils
peuvent décider de leur organisation, ils sont séparés en tout
cas d'ADN et moi. Ils sont indépendants, c'est-à-dire qu'ils
peuvent s'associer les uns aux autres ou pas. Ils peuvent dépendre
dans leur autonomie de quelques instances ou pas. Tout cela dépend
absolument d'eux de manière privée. Et ADN et moi n'a pour
fonction, ne rend comme service que le fait d'afficher leur
descriptif. Ici, on voit dans cette image que certains groupes sont
complètement séparés. Ils se sont un jour constitués et puis ils
n'ont plus de lien avec ADN et moi. [00:08:13.920] - Orateur 1
Et on voit un certain nombre ici de
groupes qui ont leur descriptif. À savoir, par exemple, ça peut être
le nombre, ils se limitent à 10 personnes, d'autres vont se limiter
à 50 personnes, ou de certaines Certains vont avoir un régime démocratique,
certains vont qualifier dans leur descriptif qu'ils ont pour but de
la recherche scientifique ou de la généalogie, ou toutes sortes de
La généalogie, il faudrait du séquençage. Ça, ça ne
regarderait pas Adéan et moi, mais dans les groupes, après, les
gens feront absolument ce qu'ils veulent, ce sont des choses privées.
Mais ces petits descriptifs que que ADN et moi permet d'exposer ou
d'afficher à la demande, selon la volonté des groupes, le
descriptif, permet d'abord de dire, par exemple: J'ai créé un
groupe, je suis un premier utilisateur. Je n'ai pas trouvé de
descriptif qui me correspond. J'ai une idée de groupe
personnellement. Je l'ai créé et cinq personnes... On va faire un
groupe à cinq personnes ayant pour but la rencontre de nos
familles, par exemple. Ça pourrait être un descriptif. La personne
crée ce groupe, met son descriptif et les ADN et moi permet aux
visiteurs de contacter ce groupe qui dit, par exemple: Nous voulons
être cinq, nous sommes deux, on peut avoir encore à admettre trois
personnes. [00:09:56.420] - Orateur 1
Donc, selon le descriptif, Un visiteur
peut contacter ce groupe et à partir de là, il est mis en contact
avec le représentant du groupe ou bien le groupe en entier, ou
bien... Tout ça, Adéan et moi ne le sait pas. Tout ça, ça
regarde le groupe en privé. Il y a simplement une fonction qui
permet de mettre en contact quelqu'un qui a pris connaissance du
descriptif et qui voudrait contacter ce groupe pour une raison ou
pour une autre. Cela, à partir du moment où ils sont mis en
contact, le ADN et moi n'a pas d'autres connaissances ni d'utilité
que simplement mettre ces deux personnes en contact qui, après,
utilisent leur mail, leur téléphone, enfin, toutes les voix qu'ils
veulent. Et un jour peut arriver où le groupe se détache, il n'y a
plus de descriptif. Éventuellement, il pourrait revenir et à ce
moment-là, négocier avec l'administration d'ADN et moi s'il peut
de nouveau afficher ses caractéristiques. Pour l'instant, avant
d'avoir des groupes qui reviennent et qu'ADN et moi ne connaîtraient
pas, pour l'instant, ADN et moi, c'est que chaque groupe est en
effet a été créé et a été alimenté par des personnes qui,
effectivement, ont acheté un kit, donc sont potentiellement très
susceptibles d'être conservateur nominal de son ADN. [00:11:33.200] - Orateur 1
Donc, les gens dans les groupes qui
recevront un contact ou qui reçoivent un contact de la part de...
Par cette porte-là savent que ce sont des gens identifiés par ADN
et moi comme ayant conservé leur ADN. Ou en tout cas, disons
l'avoir fait, ayant acheté un kit. Donc, voilà la l'organisation
de cette fonction que j'ai appelée groupe ADN. Sylvie, est-ce que
vous pensez que c'est assez informatif pour des visiteurs qui
voudraient prendre connaissance de cette formule ou bien voyez-vous
des choses à préciser ? [00:12:30.360] - Orateur 2
Moi, j'ai deux remarques. La première,
c'est que chaque groupe définit son objectif. L'objectif d'avoir
fait un test ADN, d'avoir conservé son ADN. [00:12:49.800] - Orateur 1
Chacun peut avoir un objectif par
rapport à ça. [00:12:54.020] - Orateur 2
Comme vous disiez, ça peut être de la
recherche. Là, ça échappe à Adéenne et moi, mais ça peut être
de la mémoire, ça peut être... [00:13:09.340] - Orateur 1
Oui. [00:13:11.920] - Orateur 2
Vous m'entendez ? [00:13:14.160] - Orateur 1
Pas très bien, mais ça va, c'est
encore- La deuxième remarque que j'ai, c'est: En fait, on n'a
jamais la certitude que l'ADN qui est conservé, ce soit celle de la
personne. En effet. Ça, c'est une chose que l'on ne peut pas- Par
exemple, je pourrais prendre... [00:13:46.460] - Orateur 2
C'est une idée comme ça. Ça m'est
venu comme ça quand je vous ai écouté parler. Je me disais:
Tiens, moi, peut-être mon ADN ne m'intéresse pas, mais je pourrais
Sylvie. [00:14:02.180] - Orateur 1
On ne vous entend pas assez bien. [00:14:08.570] - Orateur 2
Par exemple lui prendre son ADN. [00:14:16.040] - Orateur 1
Non, Sylvie, on ne vous entend pas assez
bien pour que ce soit compréhensible, mais on peut se faire une idée
de votre idée. [00:14:22.640] - Orateur 2
Je disais, par exemple, dire que mon ADN
m'intéresse. [00:14:28.120] - Orateur 1
Allez-y. [00:14:33.000] - Orateur 2
De conserver mon ADN à moi, c'est
conserver, par exemple, l'ADN de mon enfant. [00:14:39.900] - Orateur 1
Oui, absolument. Vous voyez ce que je
veux dire ? [00:14:43.520] - Orateur 2
On n'a jamais la certitude C'est fini. [00:14:45.880] - Orateur 1
Absolument. Cette éventualité, enfin,
ou cette incertitude, n'est pas résolvable dans l'état de la législation
de notre pays. Il y a une technique parce qu'on a eu l'occasion d'étudier
l'association d'abord de l'ADN, pas seulement nominal, mais séquencé,
avec ce qu'on pourrait appeler l'épigénèse ou avec la biographie
de la personne, ou la biologie de la personne ou la biologie de la
personne qui a passé qui a vécu 50 ans, par exemple, avec cet ADN,
enfin, cette personne-là. Donc, lorsque l'on fait la combinaison,
et ça, ça s'appelle une unité cybernétique de mémoire de
personnes physiques, lorsque l'on fait la combinaison de ces deux
matériaux, le matériau complètement biologique qui est l'ADN et
celui qui est épistémologique ou qui est épigénétique, si on
peut dire. Lorsqu'on fait la combinaison, à ce moment-là, il y a
un moyen, quand il y a eu un séquençage de faits, il y a un moyen
de prendre ce séquençage, de le chiffrer par des méthodes type
blockchain, de le réinsérer dans la biographie, de sorte qu'à ce
moment-là, on soit absolument certain que la biographie et l'ADN coïncident.
Donc, il y a des techniques pour garantir une bien meilleure
validation de l'objectivité des choses. [00:16:34.960] - Orateur 1
Mais dans l'état actuel auquel nous
devons répondre, c'est-à-dire une législation où on ne peut que
conserver, effectivement, il y a tout à fait cette incertitude.
C'est sur la bonne foi des gens, ils ont acheté un kit, ils entrent
dans un groupe. Est-ce qu'ils ont gardé leur ADN ou pas ? Ça,
personne ne peut le savoir. Ils ont peut-être pu utiliser l'ADN de
quelqu'un d'autre, etc. C'est certain. Mais ça, c'est le défaut de
la société en ce moment, oui. [00:17:03.480] - Orateur 2
Est-ce qu'éventuellement, dans
l'association ADN et moi, il y a une sorte de déontologie qui est
prévue ? [00:17:13.600] - Orateur 1
Non, Pour l'ADN et moi elle-même, oui,
il y a une déontologie. Mais pour ces usagers, il n'y en a pas plus
que... Et ça, c'est aussi une deuxième chose. Peut-être, ça
permet de mettre l'accent sur ceci. Votre intervention permet mettre
l'accent sur un fait qui dérive de l'historique d'ADN et moi qui
s'origine dans la psychanalyse, dans une analyse du psychisme de la
mémoire génétique, mais dans son lien à la mémoire psychique.
Et en psychanalyse, la règle, et qui s'impose à partir du moment où
on écoute un langage subjectif et où on est en relation avec une
personne sur la foi de la mémoire, la règle est qu'on ne peut
jamais savoir si la personne dit la vérité. On est forcément dans
un milieu, dans une condition d'Incertitude. Ce serait une erreur de
trop organiser des certifications. Parce que essentiellement, notre
rapport à la mémoire est d'abord un rapport d'Incertitude. Et il
faut plutôt apprendre à vivre et à gérer l'Incertitude plutôt
que d'annuler l'Incertitude. Ça s'est vu, une petite note, dans
certains comptes rendus par l'IA des webinaire précédents, à
certains moments, l'IA, de sa propre initiative, est intervenu en
disant que Adéenne et moi offraient des structures très, très... [00:19:02.740] - Orateur 1
C'était coulé dans le béton ou je ne
sais pas quoi. Enfin, des garanties extrêmement fermes de différentes
choses légales qui sont très importantes, à savoir la non
divulgation, la possibilité d'être effectivement propriétaire de
son ADN et tout ça. Donc, c'est bien d'avoir des ambitions d'une
loi très très clair et lumineuse, mais le problème, c'est que
l'application des lois dans la vie humaine, plus elles sont rigides
et plus elles sont vite totalitaires et tyranniques. Donc, dans la réalité
de la situation de nos vies et de nos mémoires, nous devons négocier
quelque chose de beaucoup plus souple que de simplement se garantir
de certificat. Et ceci étant, il y a effectivement ensuite, je
reviens sur cette chose, il y a des moyens techniques, qui ne sont
pas des moyens de convention, de charte ou autre. Il y a des moyens
techniques d'assurer, comme les blockchains, par exemple, qui
assurent la mémoire ou des moyens de la détecter, d'assurer
l'identification, l'identité. Actuellement, on fait avec les moyens
du bord, les moyens que la société nous offre, et nous ne prétendons
pas, par la société, dépasser les toute l'ingéniosité du
langage et du traitement de l'information. [00:20:41.700] - Orateur 2
Je me posais la question aussi de savoir
si dans chaque groupe, il y a un des différents ? [00:20:46.740] - Orateur 1
Ça dépend des groupes. Oui, c'est le
groupe qui décide. Oui, ça dépend. Ce n'est même pas des
suggestions, c'est un outil. On va proposer un outil et là, ça va
être la deuxième partie. Je vais faire une deuxième séquence de
planche qui va éclairer, qui va me renseigner sur l'historique. Et
l'historique apprend beaucoup sur la nature d'un objet. Donc, sur
l'historique de ces groupes ADN. Et puis, ça me permettra de dire,
au terme de cette historique, quel est un outil ou une suggestion,
enfin, qu'ADN et moi peut faire. Mais en sachant absolument que le
caractère libre et privé de chaque groupe fait qu'il y aura
certainement beaucoup d'autres fonctions que le service que peut
proposer ADN et moi. À savoir le pluriel analytique, comme je vais
l'expliquer là. Donc, je passe à la seconde planche. [00:21:52.760] - Orateur 2
Ok. [00:22:01.600] - Orateur 1
Donc, nous y sommes. Voici la seconde
planche qui va faire l'historique de ce concept et de la formation
de ces groupes. Donc, je reprends une page vierge pour marquer que
c'était il y a 40 ans, peut-être même 50 maintenant. C'était en
en 85, qu'on a resté à Lyon sans alors penser à l'ADN, mais en
pensant d'une part à la psychanalyse et d'autre part au fait que
les ordinateurs commençaient à occuper ou allaient commencer à
occuper le milieu social. Dans les laboratoires où certaines
entreprises avaient déjà des gros ordinateurs, mais le PC,
l'ordinateur personnel, arrivait dans les familles et dans les...
Avant même les téléphones, mais pour chaque individu, arriver à
disposition des individus de la société. Et on a pensé que la
psychanalyse, à ce moment-là, serait affectée ou devrait tenir
compte. L'histoire de la psychanalyse aurait des liens avec
l'histoire de ce ce qu'on appelle la cybernétique, pour être bien
général, sur ce que c'est que l'intelligence artificielle, sur ce
que c'est qu'un ordinateur, sur ce que c'est qu'une ligne de code,
etc. On appelle ça, c'est une science qui s'appelle de la cybernétique,
et qui se définit comme la relation entre les êtres vivants et les
machines. [00:23:51.880] - Orateur 1
C'est la science. Donc, à cette époque-là,
on a créé une modification de la psychanalyse, qui était une
psychanalyse qui faisait celle de la psychologie collective, et des
groupes étaient formés pour ça, qui faisaient une psychanalyse,
qui était appelée à ce moment-là, analyse plurielle. Et elle
s'est expérimentée pendant cinq ans, de 85 à 90, ou disons 5, 10
ans, à 95. Et ensuite, ayant mûri toute une une connaissance et
une réflexion et une analyse de ce phénomène de se grouper en
analyse dans un milieu où il y avait des ordinateurs qui commençaient
à pénétrer le milieu. Une dizaine d'années plus tard, nous étions
à New York, nous n'étions plus à Lyon, à New York, où là,
toujours avec le concept de groupe, nous avons introduit la
conservation de l'ADN. Et ce qu'on appelait l'analyse plurielle est
devenue à ce moment-là, ce n'était plus l'accent n'était pas mis
sur l'analyse, comme la psychanalyse, l'analyse du psychisme,
l'analyse plurielle, l'analyse individuelle ou choses comme ça.
L'accent était mis sur le pluriel lui-même, sur le groupe lui-même,
était identifié comme un pluriel analytique. Et ce groupe, avec
les initiales, l'acronyme, ça faisait P-L-A-N, ce groupe que les
gens aimaient bien appeler Plan. [00:25:35.000] - Orateur 1
Cette activité identifiait toujours des
groupes. C'était toujours ces groupes, du fait qu'ils conservaient,
disons qu'il y avait une attention sur l'ADN des individus. Ce
groupe avait donc une nouvelle définition. Et à partir de 95, on
va dire, et jusqu'à 2000 ou 2005, 2000, je suis revenu en France et
nous sommes entrés à la troisième phase où après la
conservation de l'ADN qui avait été observée à New York, nous
entrions dans la phase où on se rendait compte que les individus
qui conservaient leur ADN dans des groupes, ou à l'aide d'un
groupe, le faisaient en vue, pas simplement de le conserver, mais de
le préserver. C'est-à-dire d'avoir une conservation de préserver
le caractère vivant ou le caractère causal, si on peut dire, de
l'ADN. Et on a appelé ça une préservation. Et à ce moment-là,
cette préservation s'est faite en réintégrant les activités
cybernétiques de l'intelligence artificielle, enfin ce qui allait
être l'intelligence artificielle, mais ce qui avait déjà été
identifié au départ départ. Donc, on a fait cette espèce de
boucle qui indique au temps présent pourquoi nous conservons l'ADN
en groupe. Ce qui lui donne, là, je l'ai mis en couleur pour
exprimer le fait que ça maintenait une espèce d'actualisation de
l'ADN que l'on peut appeler une ubérisation. [00:27:27.980] - Orateur 1
Il y a aussi une compagnie qui ce qu'on
a appelé l'ubérisation de la politique, c'est-à-dire que chaque
individu entrait en résonance avec son milieu cybernétique ou son
milieu d'intelligence artificielle, ou cette société informatique
dans laquelle nous vivons. Parce que les deux codes, le code social,
le code de l'appareillage et le code génétique, étaient mis
directement en fonction, individualisé par la nomination, puisque
c'est une conservation nominale, et le rapport direct de l'individu
à son système, ça s'appelle une ubérisation. Voilà l'historique
de ce que l'on peut dire maintenant, de ce que l'on propose comme étant
ces groupes ADN. Pour parler du service à ce moment-là que ADN et
moi proposent, c'est-à-dire de quelle manière ces groupes
peuvent-ils se gérer ? Certains vont dire: On se gère par... C'est
un notaire qui va gérer le groupe. D'autres vont dire: C'est une démocratie.
D'autres dire, c'est uniquement, on va tous mettre l'ADN dans un
logiciel d'intelligence artificielle, etc. Nous proposons ce qui a
été à l'origine l'idée de source qui avait évolué vers ce
produit que nous offrons actuellement. Donc, l'idée de source,
c'est des groupes d'analyse plurielle, de psychanalyse de groupes.
Cette psychanalyse de groupes, à partir du moment où la
psychanalyse s'est immergée dans les groupes, ou a fait une analyse
de la psychologie collective, elle s'est transformée en ce qu'on
appelle une vieille tradition de l'époque de Platon, de l'époque
de la République athénienne. [00:29:40.160] - Orateur 1
C'était ce qu'on a appelé l'art de la
mémoire, qui a été transmis à Rome, puis a brillé à la
Renaissance, etc. Donc, c'est cette analyse plurielle qui, à terme,
donc, arrive à présent à à faire le service, si on peut dire, de
cette préservation génétique. Donc aujourd'hui, les groupes ADN
auront pour service, s'ils le veulent, ADN et moi, pour ajouter un
service. Et c'est ce qu'on appelle le curateur, ou bien le conseil.
C'est dans ces pages que nous parlerons de ce service particulier,
qu'ADN et moi pourra offrir, tout en répétant inlassablement que
ces groupes auront peut-être un tout autre destin, et que c'est
simplement une proposition parmi d'autres, qu'ADN et moi est en
mesure d'assurer avec des garanties. Oui, ça Je vais répondre un
peu à votre question. [00:31:02.660] - Orateur 2
Oui. Donc, du coup, il va y avoir
plusieurs pôles, en fait, quelque part. Donc, il y a l'équipe, il
y a le conseil, curateur et les groupes. [00:31:21.060] - Orateur 1
Les groupes, voilà. Oui, c'est ça. [00:31:24.040] - Orateur 2
D'accord. Et moi, par contre, je n'ai
pas tout à fait compris le rôle du curateur. [00:31:31.220] - Orateur 1
Le curateur, on le précisera assez.
J'en ai parlé tout à l'heure. Il s'est avéré que lorsque l'on a
un ADN, que l'on peut séquencer et que l'on peut, par ce séquençage,
rattacher de manière extrêmement rigoureuse à une biographie,
donc d'avoir un panorama extrêmement large, puissant, profond d'une
individualité. À ce moment-là, cette entité s'appelle une unité
cybernétique de mémoire, personne physique. Mais actuellement,
nous n'avons pas la possibilité de faire ce séquençage et donc de
faire cette jonction. Cependant, il est toujours possible de faire
une une analyse de la biographie. Même si la jonction n'est pas
garantie et si on peut faire une biographie qui serait de façon
fausse, à tort, avec un ADN d'une autre personne. Mais néanmoins,
si la chose se fait de façon limpide et simple, où c'est
effectivement une personne qui conserve son ADN, il est très utile
qu'elle fasse à ce moment-là une analyse de sa biographie et
qu'elle le fasse soit en groupe, soit individuellement. Et c'est ça
que et le conseil et le curateur fourniront, comme comme aide à la
personne et donc pour améliorer la qualité et le potentiel de
cette conservation. [00:33:29.360] - Orateur 2
D'accord Mais sans faire de ces séquençages,
l'objectif du groupe, ça pourrait être simplement d'analyser la
biographie de chacun. Pour trouver, par exemple, une manière, peut-être,
de pouvoir garder des traces de la biographie de chacun. [00:33:55.080] - Orateur 1
Absolument. Effectivement, on peut
imaginer des gens qui qui ont comme dénominateur commun de
conserver leur ADN et qui s'intéressent aux automobiles et à la réparation
des carburateurs ou des klaxons. Et puis, voilà leur activité. Ça
peut être aussi une activité de psychologie personnelle, de
psychologie collective. Et là, encore une fois, chaque groupe aura
son indépendance et son génie, qui est absolument imprédictible.
Et c'est pour ça encore... Et là, on retrouve cette tradition ou
ce principe, ce positionnement de base issu de l'analyse du
psychisme et de la mémoire. C'est-à-dire qu'il n'y a aucun moyen
de rigoureusement garantir et définir les processus qui ont lieu
dans les collectifs de mémoire ou dans les organismes de mémoire. [00:35:00.000] - Orateur 2
Du coup, par rapport à la biographie,
c'est vrai que ça étaye mieux le fait de garder son propre ADN.
C'est-à-dire que si on conserve son ADN et que on travaille sur sa
biographie, effectivement, je pense qu'il y a moins de risque que ce
soit l'ADN de quelqu'un d'autre. Je ne sais pas, mais on peut le
supposer. Oui. [00:35:32.480] - Orateur 1
Tout peut arriver. Je pense à Romain
Gary. Oui, bien sûr. Il a pu faire des biographies et faire des
substitutions de personnes géniales. Mais Il faudra attendre ou se
trouver dans un lieu, un pays où le séquençage est autorisé. Là,
on aura cette certitude qui est tout... Enfin, oui, ce n'est pas la
certitude. Ça sera une certitude absolue. Après, ce n'est pas une
garantie absolue d'honnêteté, ou de véracité. Mais pour
l'instant, profitons de cette rigueur, voire de cette limitation de
la loi française. On l'a déjà mentionné, mais c'est peut-être
l'occasion de le rappeler. Il semblerait, en premier réflexe, on
pense que la loi française est privative, puisqu'elle ne
permettrait pas que l'on sache nos relations de généalogique que
procurent les séquençages. Mais en réalité, on a vu que les séquençages
qui se font dans ces cas-là, forcément en masse, puisque Nous étudions
la génétique de l'humanité. Chaque humain est en relation avec
son humanité. On a vu que ces entreprises de séquençage se sont
corrompues ou ont été attaquées. Ça, c'est la première chose.
En effet, ce n'est pas très sûr. On peut aussi envoyer faire
tester un autre ADN que le sien. Après, il faut faire cette analyse
cryptographique. [00:37:40.150] - Orateur 1
Il y a toute une technologie. Et
actuellement, le séquençage, dans la réalité, a montré qu'elle
était l'objet d'attentions malveillantes, d'intentions
malveillantes. Et deuxièmement, il faut se dire aussi qu'il faut On
vient de voir que ce que l'on a comme renseignement pour... Je ne
sais pas combien coûte un kit dans un pays de séquençage autorisé,
on va dire 150 €, peut-être quelque chose comme ça. On a très
peu de renseignement. On sait si on a un tant de pourcentage de
Cro-Magnon. Et puis, c'est à peu près tout. Après, on peut
effectivement trouver des relations familiales, mais c'est très
statistique. Disons que les renseignements sont faibles par rapport
à d'autres sources de renseignement. Tandis que si on le conserve
et si on demande pour l'histoire de faire dans un siècle ou 50 ans,
ne serait-ce que 50 ans, une analyse fine de cet ADN conservé, on
va avoir une analyse potentiellement beaucoup plus puissante. Donc,
il vaut mieux se faire analyser dans le futur, faire un séquençage
dans le futur. Actuellement, on peut faire les deux. On peut faire
une conservation et séquençage, mais savoir que le séquençage
n'est pas très utile, ne sert pas à grand-chose. [00:39:13.620] - Orateur 2
D'accord. [00:39:17.960] - Orateur 1
Je propose, quant à moi, de m'en tenir
à ça comme information pour webinaire 89. Sylvie, avez-vous
d'autres choses à ajouter ? [00:39:37.860] - Orateur 2
Non, c'était clair. [00:39:39.300] - Orateur 1
Non, non. D'accord, OK. J'espère que ce
sera donc utile. Notre invité aussi peut intervenir. Il connaît la
biologie, la psychiatrie, les choses comme ça, mais il n'intervient
pas et ça veut sans doute dire qu'il est bien d'accord avec nous.
Je termine cet enregistrement. Le prochain, ce sera sur l'équipe
conseil ou courateur. On verra.
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Travaux préparatoires du AnaplurN°23
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46-50
46 - 47 - 48 - 49 - 50 -
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https://www.lasainteethique.org/uberpol/2025/20251204_wbnAnaPlurN89.htm