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Analyse Plurielle - webinaire AnaPlur
Audio généré par NoteBookLM Résumé/présentation approx 5.min / en construction
| présentation lecture par IA/nblm;Gemini en 15min |
Titre : « UniCyb »
ou perphy
< https://youtu.be/qVyC5cJrt14
>
- titre : AnaPlurN°90 Ucm
| Descriptif vidéo/youtube -
AnaPlurN°90 Ucm
ADN et moi : du groupe au Curateur Mémoriel Automate Cette 90ᵉ séance poursuit l’exploration du projet ADN et moi, consacré à la conservation de l’ADN individuel et nominal. Après avoir introduit la fonction groupe ADN, nous abordons ici la deuxième fonction : le Curateur Mémoriel Automate (CMA), interface entre génétique, mémoire et subjectivité. À partir de la psychanalyse, de la biologie du genre et de la cybernétique, le webinaire montre comment la simple conservation d’une molécule d’ADN ne prend tout son sens que dans un cadre collectif et un travail de curation de la mémoire – travail qui vise non seulement la biographie, mais surtout l’émergence de véritables sujets. Au programme :
ߔ? ADNetmoi ߓ? Pour suivre les prochains webinaires et le développement du Curateur Mémoriel Automate, abonnez-vous à la chaîne et activez la cloche ߔ? #ADNetMoi #ADN #ConservationADN #CurateurMemoriel #Psychanalyse #Psychohistoire #Cybernetique #Mémoire #IA
page référente/site : https://www.lasainteethique.org/uberpol/2025/20251211_wbnAnaPlurN90.htm |
AnaPlur N°90 UnCyMe
La session visio conférence/replay
a lieu le 11 décembre 2025 zoomPublic 18h30
commentaires et suites (et préparatoires) :
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résumé audio par NBLM [00:00:00.880] - Orateur 2
Alors, l'idée de conserver son ADN, on l'a un
peu tous en tête, non ? Ça sonne très science-fiction. On imagine tout
de suite une petite fiole, un code génétique préservé pour l'éternité.
Mais c'est une image un peu incomplète. C'est comme avoir une seule pièce
d'un puzzle immense. La vraie question, c'est: comment on assemble ce
puzzle pour qu'il raconte une histoire, pour qu'il devienne plus qu'un
simple code ? Les sources qu'on explore aujourd'hui, qui viennent d'un
webinaire du projet ADN et moi, elles s'attaquent à ce mystère. Et leur
première réponse est peut-être la plus déroutante. [00:00:39.160] - Orateur 1
Oui, mais je pense qu'il faut être très
clair sur un point dès le départ. On ne parle pas ici de séquençage
d'analyser nos gènes pour savoir si on a les yeux bleus ou un risque de
maladie. Non, non. On parle de conserver la molécule, la molécule brute.
Et l'idée la plus contreintuitive qui ressort de ces documents, c'est que
de faire ça tout seul dans son coin. Ça ne sert strictement à rien.
C'est un geste stérile. [00:01:02.170] - Orateur 2
Attendez, ça, c'est un point de départ assez
radical. On pense tous à notre ADN comme la chose la plus personnelle, la
plus intime qui soit. Et là, on nous dit que sans les autres, ça n'a
aucune valeur. [00:01:15.910] - Orateur 1
C'est exactement ça. Votre ADN, seul, est
comparé à un livre écrit dans une langue morte. Le livre existe, bien sûr,
mais il est muet. Pour qu'il parle, il faut une communauté de lecteurs.
Dans notre cas, il faut un groupe à une famille, une association ou ce
que les auteurs appellent des groupes ADN. C'est ce collectif qui va
reconnaître l'échantillon, lui donner un nom, une histoire et le
transformer en ce qu'ils appellent une personne mémorielle. Sans le
regard des autres, pas d'identité. [00:01:45.860] - Orateur 2
C'est une idée puissante. Ça veut dire que
mon identité génétique, en fait, ce n'est pas une donnée brute, c'est
une construction sociale qui a besoin d'être validée, reconnue par un
groupe pour exister. Mais alors, si on a la molécule, le code et le
groupe, le contexte, comment on fait le lien ? Comment on passe de la
biologie à l'histoire, à la subjectivité ? C'est là que les choses se
compliquent, j'imagine. [00:02:11.600] - Orateur 1
Elles se compliquent et elles deviennent
passionnantes. Pour nous faire comprendre l'enjeu, le webinaire fait un
parallèle historique assez audacieux. On nous rappelle que cette tension
entre le matériel et, disons, le narratif, ce n'est pas nouveau. Au début
du XXᵉ siècle, Freud butait déjà sur un double problème qui le
hantait. D'abord, comment la psychologie de l'individu avec celle du
groupe ? Et en même temps, qu'est-ce qui définit la féminité ? Pour
lui, c'était deux facettes du même mystère. [00:02:38.680] - Orateur 2
Deux énigmes qu'il n'a jamais vraiment résolues,
si je me souviens bien. [00:02:43.480] - Orateur 1
Exactement. Et des Décennies plus tard, la même
incertitude revient. Qu'est-ce qui définit le sexe, le corps, les gamètes,
les normes sociales ? Le point commun de toutes ces questions, c'est qu'on
a toujours cherché la bonne coupure, le bon critère pour définir une
identité. Et l'argument central des sources d'aujourd'hui, c'est de dire:
On s'est trompé de débat. La vraie fracture, la distinction la plus
importante à notre époque, n'est plus homme-femme, ni même individu
collectif. C'est la distinction entre le vivant et la machine. [00:03:16.700] - Orateur 2
Oui, d'accord. On quitte donc la biologie et
la psychanalyse pour entrer de plain-pied dans la cybernétique, le monde
de l'information. Ça change complètement la donne. [00:03:26.590] - Orateur 1
Ça change absolument tout. La cybernétique
ne pense pas en en termes d'opposition, mais en termes de système, de
flux d'informations, de mémoire, de feedback. Et dans ce nouveau cadre,
l'ADN n'est plus vu comme une simple molécule, une recette chimique.
C'est un système de mémoire, un code incroyablement ancien et complexe.
Une sorte de programme qui contient non seulement des instructions, mais
aussi les traces de son histoire, de ses interactions. [00:03:53.060] - Orateur 2
D'accord, mais c'est encore un peu abstrait.
Comment on peut se représenter ça concrètement ? L'adn comme un langage
? [00:04:00.000] - Orateur 1
Alors, les auteurs utilisent une analogie
magnifique qui nous ramène à la préhistoire. Imaginez un groupe
d'humains dans une grotte. Chaque année, à un certain moment, un rayon
de soleil vient frapper un point précis sur la paroi. Cet événement
naturel devient un signe. [00:04:14.110] - Orateur 2
Un signal. [00:04:14.840] - Orateur 1
Oui, c'est le signal que les saumons remontent
la rivière, qui les tendent à aller pêcher. [00:04:19.660] - Orateur 2
C'est une information brute, un déclencheur. [00:04:22.720] - Orateur 1
Précisément. Puis, pour se souvenir de ce
signe et le transmettre, quelqu'un dessine un poisson sur la paroi. Là,
le signe est devenu un symbole. Il représente l'idée de la pêche au
saumon. Et enfin, le groupe organise ces symboles: un poisson ici, un
bison là, une lune. Ils créent un calendrier, un ordre qui a du sens.
Ils ont inventé un langage. Le symbole est devenu un ordre signifiant. Le
webinaire avance que l'ADN fonctionne exactement sur ce principe: un code
qui est lu, interprété et qui génère une action et du sens au sein
d'un système. C'est un art de la D'accord, je vois l'image, c'est très
clair. [00:05:03.220] - Orateur 2
On a donc notre ADN, ce texte ancien et codé.
On a le groupe, la communauté qui peut potentiellement le déchiffrer,
mais il manque la pièce maîtresse, non ? Qui est le traducteur, qui va
faire le pont entre la molécule silencieuse et l'histoire personnelle et
collective. [00:05:22.300] - Orateur 1
C'est la question à un million. Et la réponse
proposée est au cœur du projet. C'est un opérateur qu'ils ont baptisé
le Curateur Mémoriel Automat ou CMA. [00:05:33.320] - Orateur 2
Alors là, ce nom Curateur Mémoriel Automat,
c'est à la fois poétique et un peu inquiétant, je trouve. Si on devait
l'imaginer, ce serait quoi ? Une sorte de super archiviste numérique Une
intelligence artificielle qui classe nos souvenirs ? [00:05:47.880] - Orateur 1
C'est beaucoup plus que ça. L'analogie de
l'archiviste est trop passive. Imaginez plutôt un réalisateur de
documentaires de génie. Ce réalisateur a accès à toutes les archives
de votre vie, pas seulement votre code génétique, mais aussi vos photos,
vos écrits, vos témoignages, les souvenirs que vos proches ont de vous.
Un volume de données absolument colossal. [00:06:08.700] - Orateur 2
Une montagne d'informations brutes. [00:06:10.700] - Orateur 1
Exactement. Et le travail de ces réalisateurs,
le CMA, Ce n'est pas de faire un catalogue, un inventaire fastidieux de
tout ça, non. C'est de regarder cette montagne de données et d'y trouver
le fil rouge, de monter un film, de trouver l'histoire qui fait de vous un
sujet unique, une subjectivité cohérente. Le CMA est défini comme un
dispositif d'IA, certes, mais couplé à une réflexion humaine. Son but
n'est pas d'accumuler, mais bien d'aider à faire émerger ce que les
sources appellent des unités cybernétiques de mémoire. [00:06:45.840] - Orateur 2
C'est fou quand on y pense. On est en train de
décrire un programme informatique dont le but serait d'aider à forger
des identités, presque à créer des âmes, en quelque sorte. Ça donne
le vertige. [00:06:58.220] - Orateur 1
Ça donne le vertige et c'est précisément
l'ambition. Le but n'est pas simplement de raconter ce qui a été, mais
de permettre à une subjectivité de se constituer. Et pour expliquer
cette ambition, les auteurs font appel à une autre discipline, la
psychohistoire. [00:07:13.660] - Orateur 2
Encore un concept qui il va falloir déballer. [00:07:16.660] - Orateur 1
On peut le faire simplement. La psychohistoire
voit le développement des civilisations comme une succession de stades.
On part d'un stade symbolique, très fusionnel, pour aller vers un stade
plus individuel, et enfin, le but ultime, un stade subjectif où
l'individu est pleinement réalisé. Ce qui est intéressant, c'est que ce
n'est pas une ligne droite. On progresse en faisant des retours en arrière,
en réintégrant les étapes précédentes pour les dépasser. Un peu
comme en psychanalyse où l'adulte se construit en revisitant et en
sublimant les stades de l'enfance. [00:07:46.220] - Orateur 2
Et c'est ça le concept de païdomorphose dont
parlent les sources, ce nom un peu barbare. [00:07:52.040] - Orateur 1
C'est exactement ça. La païdomorphose, c'est
la forme du développement. C'est l'idée qu'une civilisation ou même un
individu, pour grandir, doit constamment retourner puiser dans son enfance
ses mythes, ses traumatismes, ses fondations. Non pas pour y régresser,
mais pour y trouver l'énergie de créer du neuf, de se réinventer. C'est
un processus de sublimation. [00:08:14.740] - Orateur 2
Donc, le CMA et les groupes ADN seraient les
outils pour organiser ce processus à l'échelle de notre époque. [00:08:21.860] - Orateur 1
C'est tout après ça. La boucle est bouclée.
Ces groupes ADN deviennent des laboratoires. Avec l'aide du CMA, ce réalisateur
dont on parlait, ils ne font pas que de l'archivage. Ils créent les
conditions pour que des subjectivités adviennent, pour que des histoires
personnelles et collectives prennent forme. Et un point crucial a été
soulevé lors du webinaire: l'objectif n'est pas la biographie factuelle,
ce n'est pas l'exactitude historique au sens policier du terme. [00:08:47.800] - Orateur 2
Ça, c'est important. Donc, on ne cherche pas
à créer un double numérique parfait et historiquement irréprochable.
C'est plus subtil. [00:08:55.170] - Orateur 1
Beaucoup plus. Ce qui compte, c'est l'émergence
de la subjectivité de la personne. C'est de trouver et construire le récit
qui fait sens, celui qui constitue la personne en tant que sujet. C'est un
travail de construction, presque de fiction, au sens noble du terme,
autant que de restitution. [00:09:10.780] - Orateur 2
Si on fait le bilan de ce parcours, c'est
assez vertigineux. On est parti d'une question très concrète, presque
banale. Je mets mon ADN dans une fiole et après ? Et on arrive à une
proposition philosophique, technologique, incroyablement ambitieux sur la
nature même de l'identité. Le projet ADN et moi, si je le résume, suggère
que ce petit geste de conservation, c'est en fait le premier pas d'un
travail de mémoire active, collective, assisté par une IA, avec pour but
final de littéralement fabriquer des sujets. [00:09:39.120] - Orateur 1
C'est une excellente synthèse. Il ne s'agit
pas de se souvenir du passé, mais de l'utiliser pour construire l'avenir
de l'identité. Et ça nous laisse avec une question finale, une pensée
qui ouvre sur le futur. Le webinaire décrit le CMA comme un appareil qui
articule le symbolique, l'IA, l'automate, ce que la psychanalyse aurait
appelé le grand autre, le groupe et l'individu, pour qu'un moi puisse se
former. [00:10:01.540] - Orateur 2
Le grand autre, c'est-à-dire l'instance extérieure,
le miroir qui nous renvoie notre propre image et qui nous permet de nous
constituer. [00:10:09.200] - Orateur 1
Précisément. Et la grande question que ça
pose, c'est: si demain une machine peut jouer ce rôle fondamental de
miroir, si une IA peut devenir ce grand autre qui nous aide à nous
construire, quelle est la part qui nous reste ? Qu'est-ce qui, dans la
fabrique de notre identité, sera encore purement et irréductiblement
humain.
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Le résumé vidéo par NBLM |
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Transcription / youtube
(Résumé ChatGPT4o)
[00:00:06.000] - Orateur 1
Voici notre 90ème séance, cession.
Elle est consacrée à la seconde fonction, si on peut dire, de
l'entreprise ADN et moi, qui a pour but la promotion et le soutien
de la conservation de l'ADN génomique, de l'ADN individuel, de
l'ADN nominal. On garde son ADN chez soi ou par différentes
techniques, mais on conserve l'ADN sans forcément le séquencer,
l'analyser, Simplement, la conservation de la molécule elle-même
dans un surbuvard ou bien dans des capsules dans des gaz neutres
pour des conservations de très longue durée. Et Nous avons déjà
examiné une fonction qui est celle des groupes. C'est-à-dire qu'on
se rend compte que pour conserver de la L'ADN, c'est bien, on a un
protocole technique, on a des techniques, la biologie comprend bien
maintenant comment faire, mais la sociologie, notre psychologie,
imposent que Que l'on le fasse avec une participation collective, de
quelque sorte que ce soit. Mais ça ne rime à rien de conserver
seul son ADN, si ce n'est d'affaire un clone, un identique à soi,
qui ne progresse ou qui n'est pas vital à proprement parler. Donc,
après cet examen qu'on a fait de la... Cette description des des
groupes qui sont à disposition de quelqu'un qui conserve son ADN,
nous allons parler maintenant de la manière, enfin des procédures,
des protocoles qui doivent s'ajouter à ces groupes. [00:02:17.260] - Orateur 1
Et je procède par des diaporamas. Je
vais commencer. Mais après que vous... Qu'il y ait des commentaires
ou des questions qui se posent. Sylvie, Denis, vous l'invitez, pas
de questions particulières. Alors, je commence. Donc, ce rappel.
Donc, en présentant ici le groupe ADN et moi, qui est associé,
combiné à un site, il y a une autre entreprise qui s'appelle ADN
Est-Moi. On verra petit à petit quelle est la distinction. Et ces
entreprises font la promotion de la conservation d'ADN et doivent
expliquer comment et pourquoi. Une fois que l'on commence la
conservation de l'ADN, il y a une succession d'événements ou une
suite logique qui se déclenche. C'est-à-dire que d'abord, c'est ce
qu'on vient de dire, c'est qu'on doit le faire collectivement. Que
ce soit par des administrations, par des institutions commerciales,
par des notaires, par exemple, ou par certains groupes qui sont, par
exemple, des associations de gens qui ont pour point commun de
conserver l'ADN. Il y a toutes sortes de types de collectivités
qu'on peut concevoir et qui sont à disposition. Mais, et ça, on
l'a décrit, mais ça ne suffit pas. Une fois que l'on est en groupe
dans une collectivité Et on se rend compte que le phénomène a
tout de même, ou que l'entreprise de conservation de cette série génétique,
présente des... [00:04:11.940] - Orateur 1
A des exigences qui font que Est-ce
qu'on entre sur d'autres questions plus psychologiques, plus
complexes, plus logiques, qui sont celles de: Mais qu'est-ce que
c'est finalement que l'on conserve, en fait ? Qu'est-ce que c'est
qu'un génome, une molécule, ADN, à laquelle on attribue un nom ?
Est-ce que c'est une unité de quelque chose ? Est-ce que c'est une
identité ? Et donc, ce qui se passe, c'est que ce sont les groupes
qui sont capables de donner cette explication. Si vous êtes seul,
un individu, sociologiquement, Seul, isolé ou un individu sans
sociologie n'a pas d'identité. La collectivité ensuite va lui
donner une identité. De la même manière, c'est après avoir créé
une collectivité qu'on se rend compte qu'il y a un potentiel
d'identification ou qu'elle est nécessaire à l'identité ou à
l'identification de cette préservation. Et ensuite, on passera à
d'autres choses, à une troisième étape et puis l'étape finale,
qui est celle de la subjectivité. Mais on va d'abord commencer par
maintenant, après qu'on ait étudié la collectivité de la séance
dernière, nous allons maintenant passer à ce à quoi elle ouvre de
questionnement, c'est-à-dire à la question de l'identité et d'un
ordre qui est la convention d'un groupe. [00:05:56.560] - Orateur 1
Alors, la personne humaine, cette
question de l'identité et du moi, a été, avec la période
scientifique, s'est développée à partir de 1900 comme une
psychologie qui est arrivé en 70 à ajouter à la question de la
psychologie génétique, si on peut dire, ou de la psychologie
cellulaire individuelle. En 70, est apparu la question du genre. Et
là, s'est révélée une question aujourd'hui encore irrésolue,
qui se pose encore de nos jours. Il y a des débats sur la sexualité
et le genre. Et ce débat était déjà apparu dès 1900. La
psychologie, qui était conçue en 1900, principalement à partir de
la psychanalyse, avait déjà fait une espèce de... Ou décelé une
espèce de questionnement identique, une énigme d'équilibre ou
d'alternance ou de débat entre la génétique et le genre. Mais en
psychologie, c'était déjà apparu comme la différence entre la
collectivité et l'individu. Ou autrement dit, il y avait une
psychologie collective. Est-ce que les peuples, les groupes et les
Les espèces avaient une psychologie. Et est-ce que les individus
avaient une psychologie ? Et quel était le rapport de l'un à
l'autre ? N'existaient-ils que des psychologies individuelles ou que
des psychologies collectives ? Ou bien un rapport entre les deux ? [00:07:48.160] - Orateur 1
Et la psychanalyse, devant cette
question qui se posait à partir de 1900, ce qu'on appelait à l'ère
des masses et à l'ère de l'individu, la psychanalyse a avait
conclu ou avait décelé que cette énigme entre le collectif et
l'individu était doublée, était équivalente à l'énigme de la féminité,
de la psychologie féminine. Autrement dit, et ça, c'était Freud,
qui terminait sa carrière et la psychanalyse en concluant que la
psychologie collective était une énigme et que la psychologie féminine
était une énigme. Il ne prétendait pas que l'une était égale à
l'autre, mais c'était deux énigmes, et il ne prétendait n'avoir
un peu éclairé que le singulier, c'est-à-dire le complexe d'Œdipe
et l'aventure masculine. Donc ça, c'était la psychologie à partir
de 1900, puis est apparue la théorie du genre en 1970, particulièrement
quand la biologie s'est occupée, s'est intéressée à la sexualité,
à la différence sexuelle. Et la biologie trouve la même question
de trois concepts ou trois éléments, trois domaines qui sont
interactifs et énigmatifs les uns ou les autres. C'est-à-dire que
pour distinguer la sexualité, généralement, la biologie essaie d'éviter
ce qu'on appelle les phénotypes, la question du corps, puisque
justement, le genre va dire que le corps n'est pas la sexualité,
que les corps peuvent être transformés, que finalement, ce sont
simplement des apparences de sexualité. [00:09:52.020] - Orateur 1
Et finalement, la biologie se réduit
sur un socle le plus qui est celui que le corps féminin ou le sexe
féminin a des gamètes, ce qu'on appelle des œufs ou des
spermatozoïdes, des ovules ou des spermatozoïdes, des gamètes qui
sont de grandes tailles, et le masculin a des gamètes de petites
tailles et en grandes quantités. Et ce serait ça qui ferait une
différence sexuelle plus certaine que les apparences du corps. Mais
même cette différence est questionnable, parce qu'on voit par
exemple chez des poissons, je crois, dans différentes espèces, un
corps peut porter plutôt des œufs, puis devenir plus... Se
masculiniser, être... Il y a une transition de l'un à l'autre qui
Le fait que cette règle n'est pas finalement définitive. Et la
biologie se rapporte trois précisément à une autre référence,
comme font les théories du genre, qui se disent que finalement, la
sexualité dépend de la société, et la biologie va dire que la
sexualité dépend de types de d'organisme. Ensuite, nous allons...
Donc, j'arrête le partage, c'est la première série qui pose le débat,
qui pose la question: Comment est-ce que l'on va trouver ce que
c'est qu'une identité dans un groupe, c'est-à-dire dans un type de
collectivité, où il y a des uns et des autres qui sont peut-être
des hommes et des femmes, ou qui sont peut-être identiques, des
semblables ? [00:12:10.840] - Orateur 1
Qu'est-ce qui fait qu'on va pouvoir
trouver une personne ? Sur quoi une personne humaine va-t-elle
s'identifier ? Et qu'est-ce qu'elle va préserver ? En quoi c'est
une personne qui est préservée quand on son ADN ? Je continue. [00:12:36.240] - Orateur 2
Moi, j'ai juste une remarque. Par
rapport à ces différences-là, entre hommes et femmes, du coup,
est-ce que ça voudrait dire que Par exemple, le curateur mémoriel
va agir différemment en fonction d'un homme ou d'une femme ? [00:12:55.440] - Orateur 1
Je n'ai pas de réponse et nous allons
la chercher dans Donc en allant vers le curateur mémoriel. En
effet, on va voir s'il y a une réponse qu'on va trouver. Donc je
continue maintenant avec cette question en tête. On en était donc
à... Donc aux psychologies ou à la biologie, et nous arrivons à
ce que aujourd'hui, ce qui se propose, c'est-à-dire c'est la différence
entre le vivant et la machine. Ce n'est plus entre la collectivité
et le singulier, le féminin ou le collectif, les types ou les
graines, etc. Mais la cybernétique va faire une nouvelle
distinction. Elle apparaît à partir de Elle apparaît dans la
communauté, dans la civilisation, et elle fait particulièrement
une distinction non plus entre hommes et femmes, ou entre sexes ou
types différents, mais entre le vivant et les machines. Et elle va
proposer, elle, des formules que l'on va peut-être pouvoir adapter
sur nos premiers nos premiers questionnements, nos premières plages
de questions énigmatiques, qui sont restées énigmatiques. Alors,
pour exposer ces formules, la cybernétique propose des objets, des
appareils cybernétiques qui sont des unités, soit des unités
vivantes, soit des unités de machines. Et là, tout de suite, on
comprend déjà qu'il y a une Une formule à trouver pour distinguer
les identités et les entités dans ce domaine. [00:15:09.400] - Orateur 1
Comme la cybernétique, c'est une procédure
de feedback, de retour d'équilibrage, elle est analogue à ce que
l'on trouve de psychologie vis-à-vis de l'histoire. L'histoire,
c'est la base de données, si on peut dire, et la psychologie, c'est
la mémoire vive, c'est l'activité de la machine cybernétique. Et
avec cette double alternance ou cette dualité psychologie-histoire,
elle va pouvoir s'appliquer à ce qui nous intéresse. Maintenant,
on arrive sur l'ADN. C'est-à-dire que le schéma de la psychologie
et de l'histoire peut être comparé. On peut rechercher le modèle.
Les formules de cybernétique vont nous permettre d'utiliser le modèle
de l'ADN comme cette espèce C'est une espèce d'opposition
psychologie et histoire. Un brin ici en bleu étant, par exemple, la
psychologie vis-à-vis de l'histoire. Et pourquoi est-ce qu'on peut
faire une telle assimilation ? C'est parce que ces Ces chaînes
bleues et vertes sont en fait des chaînes, on appelle de codons. Ce
sont des chaînes de triplés de gènes, ce sont des chaînes génétiques
où les gènes interagissent cybernétiquement les uns avec les
autres. Et le jour où on peut les manipuler, on arrive donc à une
situation où on on peut les exposer, les mettre en... Les
objectiver comme ici. [00:17:10.080] - Orateur 1
C'est-à-dire, nous avons deux chaînes
de feedback, deux chaînes génétiques avec des gènes qui réagissent
les uns sur les autres, mais qui aussi vont interagir les uns avec
les autres d'une chaîne à l'autre. Cette cybernés L'électromagnétique
en biologie s'appelle le biofeedback, et l'informatique lui donne
ses formules avec les... Dont nous avons Ici, la sémantique, si on
peut dire. Je les ai marquées: signes, des symboliques, du
semblant, du signifiant. Pour montrer un petit peu où nous Où nous
en sommes. Qu'est-ce que c'est que deux chaînes de chromosomes ?
C'est ce qu'Alan Thuring avait proposé. La machine de Thuring,
l'ordinateur, à la base de l'ordinateur, vous savez, c'est un un
signe qui est posé sur une bande magnétique. Et Ce signe
correspond à une table. Et lorsque, par exemple, ce signe est détecté
sur la table, le programme, ce qu'on appelle le programme, va dire:
Quand il y a ce signe-là, tu vas prendre telle lettre, tu vas la déplacer
et la mettre à la place du signe. Ça, c'est le mécanisme de
l'ordinateur de Thuring. C'est quelque chose de très ancien. Je
rappelle pour bien montrer l'ampleur de ce dont nous parlons. C'est
aussi ce dont parlait Giordano Bruno dans Les roues de mémoire, ou
Et les roues de mémoire correspondaient l'une à l'autre par une
succession de lettres, et qui étaient liées en vis-à-vis d'une
autre roue de mémoire. [00:19:29.330] - Orateur 1
Ici, on les on voit comme des lignes,
mais où d'autres symboles étaient écrits, comme par exemple des
signes astrologiques du Zodiaque, des lettres de l'alphabée, des
lettres égyptiennes, etc. Pour continuer à bien préciser ce point
essentiel où nous sommes, il faut bien le préciser. Qu'est-ce que
c'est, par exemple, la différence entre un signe, un symbole, un
signifiant ? On en voit un, par exemple, dans l'histoire de
l'humanité. On se rapporte à la préhistoire. Nous avons ces
fameux hommes ou femmes préhistoriques, ceux qui étaient
historique. Il y a des poissons qui remontent la rivière à
certaines époques de l'année. Et donc, ils se rendent compte que
le poisson Je ne connais pas les dates des remontées des poissons,
mais ça correspond à un moment où le soleil est à un certain
endroit. Donc c'est un signe. De sorte qu'ils en font un symbole et
on retrouve, il y a des explications de gravures dans des grottes
comme Lascaux, qui sont celles que lorsque le soleil touche le fond
de la grotte à une certaine date, quand ça correspond à l'arrivée
de ces poissons, les les hommes, les humains de l'époque ont dessiné
sur la paroi de leur caverne, le poisson. [00:21:06.360] - Orateur 1
Voulant dire que c'était à ce moment-là,
le symbole était le signe de l'équipement qu'il fallait prendre
pour chasser ces poissons, faire des naces, préparer des objets, et
se préparer à la chasse, c'est la moisson. Et donc ensuite, ces
symboles se sont organisés dans dans des Zodiacs, dans des séries,
dans des combinaisons de symboles, où telle saison de poisson était
articulée à telle saison de moisson ou d'autre chose. Et là, nous
entrons dans ce qu'on appelle un ordre signifiant, et on entre
vraiment dans un langage. Et donc, on voit que, on peut revenir Si
maintenant, après ce long voyage d'explication, nous revenons à
notre point de départ, nous avons là l'explication de ce que la
Les manipulations génétiques, et la connaissance de la génétique,
permet d'opérer et de construire, ou de détruire, ou de modifier,
ou de traduire dans les des correspondances de lignes de code, qui
sont des codes de mémoire. Alors, le curateur de mémoire, il
apparaît à ce moment-là. C'est cette Je m'excuse, tout à
l'heure, j'ai fait... Je vais essayer de faire comme ça. Voilà, de
rétablir... J'avais modifié la page. Le curateur de mémoire,
c'est ce qui va programmer, ce qui va organiser, ce qui va
correspondre à cette opération de structuration de la mémoire génétique,
et donc à la recherche de l'identité qui se construit par cette
industrie sémantique. [00:23:32.280] - Orateur 1
Donc, moi, je fais une petite pause et là,
on est passé à un passage difficile. Qu'est-ce qu'il y a comme
questions, alors, sur ces généralités très abstraites, très
scientifique. Je vais essayer de rassembler les outils que nous
avons pour comprendre ce que c'est qu'un traitement Un traitement du
code, ce que c'est que la génétique. La génétique, c'est un
processus de mémoire, un processus de mémoire de la collectivité,
de l'espèce, en même temps des individus. Ces mémoires sont
transportées par des individus. Et deuxièmement, nous avons une
connaissance des thèses des mécanismes de mémoire. Ce sont des mécanismes
de feedback, c'est-à-dire ce qui va prévoir dans le futur, ce qui
va réguler le présent, si on peut dire, ou quand une vitesse est
trop grande, à ce moment-là, en feedback, il y a un frein qui se
produit ou qui est commandé. Donc, nous avons des outils
informatiques, cybernétiques, des outils de code qui font des opérations
de mémoire et qui nous rendent visibles des formules, des
techniques, des protocoles. Et donc, nous pouvons les réfléchir
sur les séries de code biologiques que nous des tectons en même
temps. Est-ce qu'on avance pour clarifier les choses quand on les
voit justement en pratique ? [00:25:27.380] - Orateur 1
On va donc voir comment ça se présente.
Là, on a vraiment fait une réflexion scientifique, mais abstraite,
presque mathématique. Nous arrivons maintenant en pratique à ADN
et moi, et donc deux sites qui présentent quatre domaines, comme on
en a parlé déjà. Donc, il y a des qui sont procurés. À partir
du moment où on s'équipe d'un kit, on peut bénéficier, on peut
entrer dans des groupes, c'est ce dont on a parlé, des groupes de
gens qui ont un kit, qui conservent leur ADN. Ces groupes vont
entrer en processus de curation, de cure. Curation, curateur,
curation, ça veut dire, par exemple, un curateur dans un musée,
c'est la personne qui va sélectionner les œuvres d'art. Les œuvres
en valeur sont répertoriées, sélectionnées et mises en valeur.
Ça s'appelle une curation. Ça peut être aussi dans des bases de
données. On On veut faire une curation de bases de données. C'est
ressortir les... Donc, ressortir, c'est organiser la mémoire, en
quelque sorte. Et puis, la quatrième opération, ce sera le
conseil. C'est ce dont on parlera la prochaine fois. Pour l'instant,
on a vu les groupes ADN et on va voir le curateur. Les groupes ADN,
pour voir ce que c'était, c'était... [00:27:05.120] - Orateur 1
Ici, on les a traités comme ça. Ce qui
est important, c'est que ces groupes d'individus qui ont pour point
commun de conserver leur ADN, sont des groupes indépendants,
autonomes et privés. Adn et moi n'en connaît rien d'autre qu'une
espèce d'étiquette où ils adressent des messages. Nous Nous
sommes cinq membres, on voudrait en être dix. Nous faisons pour la
recherche, pour la religion. Il y a chaque groupe, mais c'est caractéristique,
c'est-à-dire définit son type, quel type de groupes existe. Et
vis-à-vis de ces groupes, maintenant, qu'on va mettre ici, qui vont
se demander: Est-ce que les l'ADN que nous y mettons, est-il
collectif ou est-il individuel ? Le curateur mémoriel automate,
donc, va répondre de cette manière. On va l'écrire de trois manières:
curateur CMA, c'est-à-dire curateur mémoriel automate, et son
ambition, son but, sa fonction, c'est de permettre l'identification
d'unités cybernétiques, c'est-à-dire d'unités de mémoire. Éventuellement,
unité cybernétique de mémoire de personnes physiques, en
l'occurrence, si ce sont des ADN, des génomes nominaux, si les noms
étaient nommés. Alors pour ça, nous allons entrer au quatrième
diaporama, Mais on va faire une pause pour l'introduire, en parler,
et puis faire le point, pour voir si maintenant les choses sont un
peu plus éclaircies. [00:29:11.700] - Orateur 1
On a fait la théorie de la cure de mémoire,
la curation de mémoire, du traitement de la mémoire, par comment
la génétique est un système de feedback, et comment conserver la
génétique, ça entraîne un feedback dans C'est une opération de
mémoire dans le groupe que l'on fait. Et on a vu que cette logique,
cette curation de mémoire, se fait donc dans un système où il y a
des groupes, où il y a d'abord des objets, des kits pour garder la
mémoire, où ces kits sont regroupés. On a maintenant l'opération
de cette de cette mémorisation. Et puis ensuite, on parlera quatrièmement
au conseil. Quelle question puis-je éclairer ? Ou est-ce que nous
continuons à avancer Quand on vous parlait du curateur mémoriel
automate, est-ce qu'on pourrait dire que c'est Comment dire ? [00:30:34.440] - Orateur 2
Parce que moi, ce que je comprends, il y
a les groupes, les groupes de personnes qui ont conservé leur ADN.
Et en fait, le curateur intervient quelque part. Une fois que les
groupes sont constitués, il y a quelque chose de la mémoire qui
s'organise par rapport au groupe. C'est son but ? Ça peut être ça.
Un, c'est le but. Par exemple, moi, je pensais à un truc. Je
pensais, par exemple, créer un groupe parce que globalement, je me
dis conserver l'ADN ou chacun conserve son ADN. Pour rattacher sa
biographie, je me disais, ça pourrait être intéressant que chacun
Certains parlent de sa biographie à l'ensemble du groupe. Il y a
une forme de confidentialité dans la mesure où chacun va parler de
sa biographie. C'est comme si on se disait quelque part, ce qui se
dit là reste là. Puisque moi, je connais ta vie, tu connais la
mienne, etc. Je me disais que ça pourrait être intéressant que ce
soit traduit par une IA, un peu de la même que vous avez fait le
webinaire, c'est-à-dire relu par l'IA et que finalement, l'IA
pourrait nous servir à objectiver, justement pour répondre à
votre introduction quand vous disiez Quand on parle de soi, on ne
fait pas forcément le pas de côté qui permet de se voir vraiment. [00:32:23.640] - Orateur 2
On est soi, on parle de soi, mais on est
soi. Je me disais que l'IA pourrait objectiver Ça, c'est ça. Donc,
du coup, par rapport à ça, est-ce que ça pourrait être une forme
de mémoire aussi de ce qui a été dit ? Est-ce qu'il aurait ce rôle-là
? Est-ce qu'il pourrait jouer ce rôle-là ? C'est un peu la
question. [00:32:48.720] - Orateur 1
C'est la grande question. Et vous avez
en quelque sorte en même temps, donné la réponse, parce que c'est
exactement ça. Le curateur de mémoire, c'est exactement ça. Le Le
groupe peut se grouper... Dans le type de groupes que vous avez décrit,
c'est pour étudier sa biographie et lui donner du sens,
l'organiser. Et puis, ça peut être d'autres choses. Ça peut être
des groupes de sciences ou de théologies, enfin, un tas de choses.
Et effectivement, le curateur de mémoire, c'est ça. C'est
exactement cette... C'est l'automate. La définition curateur de mémoire
automate, l'automate, ça veut dire c'est cet IA. C'est cet automate
intelligent. Mais ce que l'on a rajout dans le curateur de mémoire
automatique. C'est exactement d'ailleurs ce que vous avez décrit.
Vous avez pensé que cet IA ne suffirait pas en soi-même, qu'il y
avait lieu d'y introduire, et sans doute le bénéfice d'y
introduire de la réflexion humaine en vis-à-vis, que ça pouvait
être un stockage intelligent, mais la sélection qualitative, donc,
pouvait encore appeler à une participation humaine. Et ça, c'est
pratiquement tout ce que vous Vous m'avez pratiquement donné toute
la définition du curateur mémoriel automate avec cette IA. Si on
dit curateur mémoriel, I-I-A. [00:34:42.800] - Orateur 1
Mais ce qu'avant, ou une fois que vous
avez posé cela, on continuait à observer, on se dit: Bon, alors
pour bien faire usage de ce ou de cette structure que vous décrivez,
pour qu'elle fonctionne bien. Il y a l'IA d'un côté, il y a les
individus de l'autre côté, mais le groupe lui-même. A-t-il une
physiologie de mémoire, le groupe ? Et ça, c'est la psychologie
collective. Et donc, nous allons, avant d'arriver vraiment à votre
réponse, qui définit parfaitement la chose, nous allons apporter
de l'aliment pour le perfectionner, pour mieux le comprendre, et
faire une investigation sur ce que l'on connaît de la mémoire des
groupes, des mémoires ou de la psychologie collective. Donc ça,
c'est ce que je vais vous proposer dans la prochaine série,
diaporama. Ce n'est pas qu'elle répond à votre question, mais elle
apporte de l'eau et du matériel à votre conception qui est tout à
fait. D'accord. [00:36:16.520] - Orateur 2
Mais en même temps, juste par rapport
aux autres groupes qui pourraient parler d'autres choses, qui
pourraient créer autres choses, il me semble quand même que ce qui
est important, ce n'est pas de conserver uniquement son ADN, mais
c'est aussi de rattacher une biographie à son ADN. C'est un peu
comme un passage obligé quelque part. Je ne sais pas, c'est une
remarque, une question. [00:36:40.160] - Orateur 1
Oui, on ne sait pas. Sans doute Nous
allons le voir. Est-ce que, par exemple, dans les collectivités
humaines, depuis le début de la civilisation, est-ce que les
collectivités ont pris soin de garder la mémoire des individus ?
Comme vous le dites, de faire une biographie. On va poser une
question très provocatrice, très cynique et critique. On va se
dire: Est-ce que les familles ont gardé la mémoire des individus ?
Eh bien, peut-être pas. L'époque de l'antipsychiatrie des années
60, justement, critiquait la famille en disant que la famille
n'offrait à l'individu que des idées idéaux, et ne gardait pas réellement
la mémoire des individus, la détruisait, ça donnait des schizophrènes,
ça l'empêchait réellement d'avoir une mémoire individuelle. Il y
avait ce qu'on appelait des doubles contraintes Donc, on peut
imaginer, on peut se dire, les sociétés n'ont pas toujours été
de bonne qualité ou ont eu des attitudes paradoxales vis-à-vis des
biographies, les ont corrompues. Bref, pour répondre à ça ou pour
garder une démarche de santé et d'hygiène vis-à-vis de... Dans
cette conservation de Pour moi, il faut examiner la nature des sociétés
et voir pourquoi et comment elles sont plus ou moins biographiques
de la personne, plutôt que de biographie, simplement d'idéos, de
qui seraient des collectivités plutôt que des individus. [00:38:33.200] - Orateur 1
Alors, donc voici... Alors, on sait deux
choses. Je vous présente le prochain diaporama qui est assez
rapide, mais on sait déjà des choses. C'est que dans les
collectivités, il y a des pulsions. Et il y a des institutions. Il
y a des... Freud disait que... Enfin, le Freudisme a dit que les
masses étaient menacées par les pulsions des individus. Et donc,
le principe de réalité devait consister à os individus à se
conformer par des processus de castration et différentes
inhibitions, donc à se conformer aux institutions. Donc, il y a des
pulsions et puis il y a aussi des phénomènes d'institution qui,
eux, sont décrits par la psychohistoire et qui quelles sont les étapes
de développement des phases sociales dans le cycle. C'est bien décrit
par Robindo dans le cycle humain. Donc, je vais décrire ça
rapidement dans le prochain diaporama. Et donc, où nous avons en
arrière-plan maintenant de ce curateur mémoriel automate, qu'on
avait vu ici dans le cadre d'ADN et moi, avec les trois autres départements.
Ici, on avait souligné le département Curateur mémoriel automate,
et maintenant, on va le voir singulièrement vis-à-vis de l'évolution
des sociétés humaines, des pulsions, que nous savons être des
systèmes rétroactifs aussi. [00:40:19.860] - Orateur 1
Nous avons les pulsons possèdent par
des phases pulsionnelles. Par exemple, une phase orale, qui va être
succédée par une phase phase anale, mais qui va reprendre le déclin
de la phase orale pour la sublimer, mais en même temps pour faire
ce que Faire un feedback, si on peut dire, entre ces deux pulsions,
puis va passer à la pulsion génitale, et puis à d'autres pulsions
éventuellement hiérarchicoscopiques, comme on le voit. Mais La
psychohistoire, elle, a fait la même chose. Elle propose exactement
le même système, avec une phase symbolique, une société qui est
faite de symboles. Ensuite, les sociétés sont faites de deux
types. Ça, c'est ce dont on parlait tout à l'heure. Le symbole,
c'est le saumon, c'est le poisson qui est dessiné à un endroit de
passage du soleil il y a une année. Ensuite, les types, c'est
l'organisation de tout le cycle d'un développement ou d'une vie
sociale. Ensuite, il y a la convention, c'est-à-dire quand ces
types vont devenir des sociétés, puis l'individu, Ça, ce sont les
historiens Karl Landbrech et ensuite Robindo, qui ont pris ces
nominations pour désigner cinq stades du développement de la
civilisation, selon ces termes qui sont à définir, et que
justement, la psychanalyse, ou la psychanalyse contribue donc à définir,
parce qu'elle apporte, elle, ses propres définitions. [00:42:19.120] - Orateur 1
Ici, par exemple, dans la première
phase, qui est la phase orale ou symbolique, nous avons le stade
d'un rapport fusionnel, d'un rapport unique avec la mère. Puis,
dans l'apparition des types, où il y a homme/femme, mais sans
qu'ils soient sexués, mais il y a une mère et un autre type qui
n'est pas la mère. Ensuite, dans ce qui s'appelle la convention, un
état de psychologie de convention en psychohistoire, c'est
l'apparition de l'autre. C'est-à-dire que nous sommes dans une société
avec des conventions, et nous sommes les uns avec les autres, et
nous sommes réglés par des conventions. Sartre l'a appelé la réciprocité
de terreur. Vous connaissez l'histoire des singes et de la douche.
Tous les singes ont oublié que s'ils montent à l'échelle, ils reçoivent
une douche, mais ils ont une convention de ne jamais monter à cette
échelle. Ça, c'est une expérience très connue, je ne le détaille
pas. Ensuite, nous arrivons donc au stade du moi, au stade génital,
à la pulsion génitale, où le moi est une image. C'est le stade de
l'individualité. Donc, on a une grande connaissance déjà de la
psychologie ou de l'histoire sociale, comme des phases de répercussions
cybernétiques les unes sur les autres, de répercussions en
feedback, en feedback, de sublémation et Et on appelle ça des
structures païdomorphiques. [00:44:04.800] - Orateur 1
C'est un mot que j'ai pris à Timothée
Lerry dans la psychologie de mémoire acide, je pense. L'ouvrage
s'appelait comme ça. C'est-à-dire pas idomorphose, c'est-à-dire
c'est la morphologie de l'enfance, c'est la morphologie du développement.
C'est le développement qui se base sur Sur un feedback de régression
sur l'enfance qui, en évoluant, retourne en enfance et en
retournant en enfance, reconstruit des ambitions vitales et de
nouvelles sublimations. Donc, L'Héritier appelait ça la païdomorphose.
Et cette païdomorphose culmine ou aboutit à pour but l'unité de
l'individu. Robin Daur a appelé C'est ça, le mois brahmanique.
C'est le mois de la subjectivité. C'est cette unité que nous
trouvons ici dans le groupe. Et là, nous avons mieux éclairci ou
disposé ce que c'est que le curateur mémoriel. Nous avons dans les
groupes, le lieu de constitution, de gradation et de constitution de
cette mémoire, qui constitue un mois, à l'aide d'une part, de ce
que vous appelez une IA, ou un automate, ou une base de données
biographique, et d'autre part, à l'aide de ce qu'on appelle le
curateur, que l'on va définir. Et donc, à ce moment-là, Nous
avons... J'arrête ici le partage. Je ne sais pas, Sylvie, si on a
bien répondu à cette question, ou la biographie était-elle nécessaire
? [00:46:12.320] - Orateur 1
À mon avis, elle n'est pas C'est
justement nécessaire, mais c'est justement par le curateur, par ces
termes externes, que l'on va étudier, que l'on va pouvoir
personnaliser des biographies. Autrement, nous pourrions très bien
avoir des groupes mémoriels où les individus ne sont que des
graines, si on peut dire, ou des rouages automates et automatisés
de mémoire sans subjectivité, sans cet effet dit de païdomorphose. [00:46:54.180] - Orateur 2
En fait, ce qui est important, ce n'est
pas forcément la biographie, mais c'est la subjectivité des
personnes D'accord. [00:47:00.840] - Orateur 1
Voilà, exactement. Et c'est donc ce but
civilisationnel, décrit par la psychohistoire, décrit par la
psychanalyse. Et effectivement, voilà, vous l'avez dit. C'est-à-dire
qu'il faut en même temps que le groupe ait une espèce de point de
regard, qui donne cette subjectivité, qui est ce point extérieur.
Alors, on va le retrouver dans la formule, là maintenant, qu'on va
décrire rapidement, parce qu'on a les éléments pour la retrouver.
Voici comment est construit ce déroulement paédomorphique. C'est-à-dire
ce processus de civilisation dans un groupe de maturation, à partir
d'un symbole. Ce symbole, Lacan l'a écrit, c'est le grand A, c'est
l'automate, c'est l'automatisme, c'est aussi ce qu'on appelle le
grand Autre, mais c'est donc ce symbolique qui va être connecté
qui est connecté au groupe. C'est cette IA, donc de cette base de
données des biographies, enfin, ou des éléments du groupe, mais
qui va par le groupe, pointer vers ce qui s'appelle le type, et qui
est cette deuxième étape de symbolisation, cette deuxième étape
sémantique, qui va, par ce groupe, constituer la troisième étape
de dit de la convention, par les effets du groupe, on peut
redessiner la formation succédante, qui est celle de la relation
avec le Le Moi. [00:49:04.020] - Orateur 1
Ça, c'est le schéma de la
psychanalyse. Alors, une chose qui est importante, c'est dans ce schéma,
relation et contrôle, c'est ce qui définit la cybernétique. La
cybernétique, c'est la science des relations entre les individus
vivants et les machines. C'est la science des relations et de leur
contrôle. Et le contrôle est donné dans la formule l'acanienne
qui écrit tout cela. Nous l'avons ici, nous la retrouvons ici. Ça,
c'est la formule lacanienne de de l'inconscient, de la relation
imaginaire, de la formation du moi qui est encore imaginaire à ce
moment-là. La cybernétique, elle, va mettre au lieu ce que Lacan
n'avait pas fait. Lacan avait avait été encore à une époque où
ce grand autre restait culturel, restait... Oui, on peut dire la
culture, voire la mère, peut-être. La cybernétique met un A
pareil. C'est-à-dire qu'il introduit la notion d'un semblant, d'un
mimétisme, qui va permettre définitivement, à ce moment-là, de
constituer le moi dans cette relation, selon des schémas qu'on a
vus longuement, on les a répétés souvent dans les webinaire. Et
nous avons ainsi le curateur mémoriel automate, qui est décrit
avec cet appareil, cette intelligence artificielle, ce semblant,
cette réalité virtuelle, avec le type. [00:50:49.320] - Orateur 1
Ça, c'est ce que nous verrons avec le C
comme le conseil. C'est là où nous allons trouver le conseil. Et
nous avons pour l'instant défini ce que nous cherchions à avoir,
à localiser le curateur mémoriel automate dans un groupe tel que
nous les avions ici définis au sein d'ADN et moi. Là, j'ai fait un
parcours total avec ces diapos, et Donc, on a quelques minutes pour
en discuter, si on veut. Est-ce que vous y avez trouvé de
l'objectivité, Denis ? Vous qui êtes très observateur et... Vous
êtes pire que l'IA. Oui, pas pire que l'IA, mais disons que c'est
justement pour... Comme je vous le dis souvent, c'est pour enseigner
à l'IA, pour instruire l'IA de cette logique que la psychologie
humaine invente en quelque sorte. Vous ne mentionnez pas... C'est l'UECMPP,
c'est ça ? Oui, oui, l'UECMPP, c'est ça. Absolument. Vous n'en
parlez pas ? Non, parce que je lui ai donné un autre nom, mais le U
Le UCM, là, c'est une unité cybernétique de mémoire, mais
effectivement de personnes physiques. Parce qu'il peut y avoir des
unités cybernétiques de mémoire de personnes morales. C'est-à-dire
que nous Quand les institutions vont avoir des IA automates et
qu'elles vont devenir des robots, à ce moment-là, les
associations, les entités collectives vont aussi être des unités
cybernétiques de mémoire, et ce sont de personnes morales. [00:53:07.640] - Orateur 1
Mais l'UCPP, c'est la personne physique,
et ce sont les individus qui gardent leur génome nominalement en
leur nom. Nominalement et avec... Comment on appelle ça ? Une
autobiographie. Oui, voilà. Ce qui est nécessaire dans
l'organisme. Disons qu'à partir du moment où on conserve l'ADN, on
cherche forcément un groupe. Ce groupe, pour répondre à une
conservation, à une préservation efficace, doit réaliser que
c'est un groupe de mémoire, et par conséquent, il va construire
une biographie. Pas forcément. Et donc, il ne va construire une
biographie que par un curateur, tel que nous le verrons avec la
fonction finale. Pour l'instant, on n'a pas encore décrit comment
est-ce qu'il était forcément biographique des individus, ce
groupe. Pour l'instant, il faudra examiner exactement comment procède
la curation. La curation, c'est donc l'instance qui va... Qui opèrent
une sélection dans ces processus de mémoire, dans ce musée, si on
peut dire, ou dans ce théâtre de mémoire, et qui les valorise, et
qui les enchaîne pour faire des entités nominales. Bon. Alors,
pour l'instant, je ne sais pas si on a encore un petit peu de temps,
si on veut, quatre minutes pour apporter plus de précisions, parce
que ça, ça va aller... [00:55:11.400] - Orateur 1
Le webinaire va aller en direction de l'IA
qui va le traiter. Bon, vous connaissez tous les processus
maintenant. Et puis après, au programmeur. Un autre programmeur qui
est en charge de créer, il l'a déjà créé, mais il va la
perfectionner, la page du curateur de mémoire, et il va s'instruire
de ce qu'on vient de dire. Ça va le renseigner pour savoir comment
organiser cette page. Mais le curateur, ça représente, c'est
quelqu'un de moral, de physique ? Le curateur lui-même, oui et non.
En fait, dans l'art de la mémoire, c'est Castor et Pollux. C'est
l'extérieur. Et dans la psychanalogie, L'analyse plurielle, c'est
l'analyste et l'extrait. C'est l'extraction, ce qu'on appelle. C'est
ça le curateur. Alors, il y aura peut-être d'autres modes de
curateur que celui de l'analyse plurielle, qui prend le modèle sur
l'art de la mémoire de Simonide. Il y aura peut-être d'autres opérateurs
que celui-là, qu'on a organisé comme ça. Mais effectivement, ça
correspond à ça. À la prochaine. Non, on va arrêter
l'enregistrement là. On arrive à l'heure. Ok.
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Travaux préparatoires du AnaplurN°23
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51-55
51 52 53 54 55
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https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20241121_wbnAnaPlurN35.htm