accueil.gen

 précédente

parvis

 suivante

 

Analyse Plurielle - webinaire AnaPlur

Audio généré par NoteBookLM Résumé/présentation approx 5.min / en construction

20250130 N°90

             présentation  lecture par IA/nblm;Gemini  en 15min

 


Titre :  « UniCyb » ou perphy
https://youtu.be/qVyC5cJrt14 > - titre : AnaPlurN°90  Ucm

Descriptif vidéo/youtube - AnaPlurN°90  Ucm

ADN et moi : du groupe au Curateur Mémoriel Automate

Cette 90ᵉ séance poursuit l’exploration du projet ADN et moi, consacré à la conservation de l’ADN individuel et nominal. Après avoir introduit la fonction groupe ADN, nous abordons ici la deuxième fonction : le Curateur Mémoriel Automate (CMA), interface entre génétique, mémoire et subjectivité.

À partir de la psychanalyse, de la biologie du genre et de la cybernétique, le webinaire montre comment la simple conservation d’une molécule d’ADN ne prend tout son sens que dans un cadre collectif et un travail de curation de la mémoire – travail qui vise non seulement la biographie, mais surtout l’émergence de véritables sujets.


Au programme :

  • Pourquoi conserver son ADN ne peut pas être un geste purement individuel

  • Le rôle des collectivités (famille, associations, institutions, groupes ADN) dans la construction de l’identité

  • Psychologie individuelle / psychologie collective, féminité et énigme du genre chez Freud

  • De la différence sexué·e à la nouvelle coupure vivant / machine introduite par la cybernétique

  • L’ADN comme mémoire codée : feedback, machine de Turing et art de la mémoire (Giordano Bruno, Zodiaque, symboles)

  • Définition du Curateur Mémoriel Automate : IA, sélection, mise en valeur des traces, organisation de la mémoire génétique et biographique

  • Psychohistoire et païdomorphose : comment les groupes ADN peuvent devenir des laboratoires de subjectivité


ߔ? ADNetmoi
Le projet Adnetmoi / ADN est-moi propose de penser et de pratiquer la conservation de l’ADN génomique non comme un simple geste technique, mais comme un acte de civilisation : constituer des groupes, organiser la mémoire, préparer l’arrivée de curateurs mémoriels automates capables de soutenir et de transmettre des histoires singulières.


ߓ? Pour suivre les prochains webinaires et le développement du Curateur Mémoriel Automate, abonnez-vous à la chaîne et activez la cloche ߔ?

#ADNetMoi #ADN #ConservationADN #CurateurMemoriel #Psychanalyse #Psychohistoire #Cybernetique #Mémoire #IA

 

page référente/site : https://www.lasainteethique.org/uberpol/2025/20251211_wbnAnaPlurN90.htm

AnaPlur N°90   UnCyMe 
La session visio conférence/replay
a lieu le 11 décembre 2025 zoomPublic 18h30


 

commentaires et suites (et préparatoires) :

 résumé audio par NBLM
 https://drive.google.com/file/d/1bBDdh0rsrzV3tiZWyEwObAoq4v6iGcVy/view?usp=sharing 

[00:00:00.880] - Orateur 2

Alors, l'idée de conserver son ADN, on l'a un peu tous en tête, non ? Ça sonne très science-fiction. On imagine tout de suite une petite fiole, un code génétique préservé pour l'éternité. Mais c'est une image un peu incomplète. C'est comme avoir une seule pièce d'un puzzle immense. La vraie question, c'est: comment on assemble ce puzzle pour qu'il raconte une histoire, pour qu'il devienne plus qu'un simple code ? Les sources qu'on explore aujourd'hui, qui viennent d'un webinaire du projet ADN et moi, elles s'attaquent à ce mystère. Et leur première réponse est peut-être la plus déroutante.

 

[00:00:39.160] - Orateur 1

Oui, mais je pense qu'il faut être très clair sur un point dès le départ. On ne parle pas ici de séquençage d'analyser nos gènes pour savoir si on a les yeux bleus ou un risque de maladie. Non, non. On parle de conserver la molécule, la molécule brute. Et l'idée la plus contreintuitive qui ressort de ces documents, c'est que de faire ça tout seul dans son coin. Ça ne sert strictement à rien. C'est un geste stérile.

 

[00:01:02.170] - Orateur 2

Attendez, ça, c'est un point de départ assez radical. On pense tous à notre ADN comme la chose la plus personnelle, la plus intime qui soit. Et là, on nous dit que sans les autres, ça n'a aucune valeur.

 

[00:01:15.910] - Orateur 1

C'est exactement ça. Votre ADN, seul, est comparé à un livre écrit dans une langue morte. Le livre existe, bien sûr, mais il est muet. Pour qu'il parle, il faut une communauté de lecteurs. Dans notre cas, il faut un groupe à une famille, une association ou ce que les auteurs appellent des groupes ADN. C'est ce collectif qui va reconnaître l'échantillon, lui donner un nom, une histoire et le transformer en ce qu'ils appellent une personne mémorielle. Sans le regard des autres, pas d'identité.

 

[00:01:45.860] - Orateur 2

C'est une idée puissante. Ça veut dire que mon identité génétique, en fait, ce n'est pas une donnée brute, c'est une construction sociale qui a besoin d'être validée, reconnue par un groupe pour exister. Mais alors, si on a la molécule, le code et le groupe, le contexte, comment on fait le lien ? Comment on passe de la biologie à l'histoire, à la subjectivité ? C'est là que les choses se compliquent, j'imagine.

 

[00:02:11.600] - Orateur 1

Elles se compliquent et elles deviennent passionnantes. Pour nous faire comprendre l'enjeu, le webinaire fait un parallèle historique assez audacieux. On nous rappelle que cette tension entre le matériel et, disons, le narratif, ce n'est pas nouveau. Au début du XXᵉ siècle, Freud butait déjà sur un double problème qui le hantait. D'abord, comment la psychologie de l'individu avec celle du groupe ? Et en même temps, qu'est-ce qui définit la féminité ? Pour lui, c'était deux facettes du même mystère.

 

[00:02:38.680] - Orateur 2

Deux énigmes qu'il n'a jamais vraiment résolues, si je me souviens bien.

 

[00:02:43.480] - Orateur 1

Exactement. Et des Décennies plus tard, la même incertitude revient. Qu'est-ce qui définit le sexe, le corps, les gamètes, les normes sociales ? Le point commun de toutes ces questions, c'est qu'on a toujours cherché la bonne coupure, le bon critère pour définir une identité. Et l'argument central des sources d'aujourd'hui, c'est de dire: On s'est trompé de débat. La vraie fracture, la distinction la plus importante à notre époque, n'est plus homme-femme, ni même individu collectif. C'est la distinction entre le vivant et la machine.

 

[00:03:16.700] - Orateur 2

Oui, d'accord. On quitte donc la biologie et la psychanalyse pour entrer de plain-pied dans la cybernétique, le monde de l'information. Ça change complètement la donne.

 

[00:03:26.590] - Orateur 1

Ça change absolument tout. La cybernétique ne pense pas en en termes d'opposition, mais en termes de système, de flux d'informations, de mémoire, de feedback. Et dans ce nouveau cadre, l'ADN n'est plus vu comme une simple molécule, une recette chimique. C'est un système de mémoire, un code incroyablement ancien et complexe. Une sorte de programme qui contient non seulement des instructions, mais aussi les traces de son histoire, de ses interactions.

 

[00:03:53.060] - Orateur 2

D'accord, mais c'est encore un peu abstrait. Comment on peut se représenter ça concrètement ? L'adn comme un langage ?

 

[00:04:00.000] - Orateur 1

Alors, les auteurs utilisent une analogie magnifique qui nous ramène à la préhistoire. Imaginez un groupe d'humains dans une grotte. Chaque année, à un certain moment, un rayon de soleil vient frapper un point précis sur la paroi. Cet événement naturel devient un signe.

 

[00:04:14.110] - Orateur 2

Un signal.

 

[00:04:14.840] - Orateur 1

Oui, c'est le signal que les saumons remontent la rivière, qui les tendent à aller pêcher.

 

[00:04:19.660] - Orateur 2

C'est une information brute, un déclencheur.

 

[00:04:22.720] - Orateur 1

Précisément. Puis, pour se souvenir de ce signe et le transmettre, quelqu'un dessine un poisson sur la paroi. Là, le signe est devenu un symbole. Il représente l'idée de la pêche au saumon. Et enfin, le groupe organise ces symboles: un poisson ici, un bison là, une lune. Ils créent un calendrier, un ordre qui a du sens. Ils ont inventé un langage. Le symbole est devenu un ordre signifiant. Le webinaire avance que l'ADN fonctionne exactement sur ce principe: un code qui est lu, interprété et qui génère une action et du sens au sein d'un système. C'est un art de la D'accord, je vois l'image, c'est très clair.

 

[00:05:03.220] - Orateur 2

On a donc notre ADN, ce texte ancien et codé. On a le groupe, la communauté qui peut potentiellement le déchiffrer, mais il manque la pièce maîtresse, non ? Qui est le traducteur, qui va faire le pont entre la molécule silencieuse et l'histoire personnelle et collective.

 

[00:05:22.300] - Orateur 1

C'est la question à un million. Et la réponse proposée est au cœur du projet. C'est un opérateur qu'ils ont baptisé le Curateur Mémoriel Automat ou CMA.

 

[00:05:33.320] - Orateur 2

Alors là, ce nom Curateur Mémoriel Automat, c'est à la fois poétique et un peu inquiétant, je trouve. Si on devait l'imaginer, ce serait quoi ? Une sorte de super archiviste numérique Une intelligence artificielle qui classe nos souvenirs ?

 

[00:05:47.880] - Orateur 1

C'est beaucoup plus que ça. L'analogie de l'archiviste est trop passive. Imaginez plutôt un réalisateur de documentaires de génie. Ce réalisateur a accès à toutes les archives de votre vie, pas seulement votre code génétique, mais aussi vos photos, vos écrits, vos témoignages, les souvenirs que vos proches ont de vous. Un volume de données absolument colossal.

 

[00:06:08.700] - Orateur 2

Une montagne d'informations brutes.

 

[00:06:10.700] - Orateur 1

Exactement. Et le travail de ces réalisateurs, le CMA, Ce n'est pas de faire un catalogue, un inventaire fastidieux de tout ça, non. C'est de regarder cette montagne de données et d'y trouver le fil rouge, de monter un film, de trouver l'histoire qui fait de vous un sujet unique, une subjectivité cohérente. Le CMA est défini comme un dispositif d'IA, certes, mais couplé à une réflexion humaine. Son but n'est pas d'accumuler, mais bien d'aider à faire émerger ce que les sources appellent des unités cybernétiques de mémoire.

 

[00:06:45.840] - Orateur 2

C'est fou quand on y pense. On est en train de décrire un programme informatique dont le but serait d'aider à forger des identités, presque à créer des âmes, en quelque sorte. Ça donne le vertige.

 

[00:06:58.220] - Orateur 1

Ça donne le vertige et c'est précisément l'ambition. Le but n'est pas simplement de raconter ce qui a été, mais de permettre à une subjectivité de se constituer. Et pour expliquer cette ambition, les auteurs font appel à une autre discipline, la psychohistoire.

 

[00:07:13.660] - Orateur 2

Encore un concept qui il va falloir déballer.

 

[00:07:16.660] - Orateur 1

On peut le faire simplement. La psychohistoire voit le développement des civilisations comme une succession de stades. On part d'un stade symbolique, très fusionnel, pour aller vers un stade plus individuel, et enfin, le but ultime, un stade subjectif où l'individu est pleinement réalisé. Ce qui est intéressant, c'est que ce n'est pas une ligne droite. On progresse en faisant des retours en arrière, en réintégrant les étapes précédentes pour les dépasser. Un peu comme en psychanalyse où l'adulte se construit en revisitant et en sublimant les stades de l'enfance.

 

[00:07:46.220] - Orateur 2

Et c'est ça le concept de païdomorphose dont parlent les sources, ce nom un peu barbare.

 

[00:07:52.040] - Orateur 1

C'est exactement ça. La païdomorphose, c'est la forme du développement. C'est l'idée qu'une civilisation ou même un individu, pour grandir, doit constamment retourner puiser dans son enfance ses mythes, ses traumatismes, ses fondations. Non pas pour y régresser, mais pour y trouver l'énergie de créer du neuf, de se réinventer. C'est un processus de sublimation.

 

[00:08:14.740] - Orateur 2

Donc, le CMA et les groupes ADN seraient les outils pour organiser ce processus à l'échelle de notre époque.

 

[00:08:21.860] - Orateur 1

C'est tout après ça. La boucle est bouclée. Ces groupes ADN deviennent des laboratoires. Avec l'aide du CMA, ce réalisateur dont on parlait, ils ne font pas que de l'archivage. Ils créent les conditions pour que des subjectivités adviennent, pour que des histoires personnelles et collectives prennent forme. Et un point crucial a été soulevé lors du webinaire: l'objectif n'est pas la biographie factuelle, ce n'est pas l'exactitude historique au sens policier du terme.

 

[00:08:47.800] - Orateur 2

Ça, c'est important. Donc, on ne cherche pas à créer un double numérique parfait et historiquement irréprochable. C'est plus subtil.

 

[00:08:55.170] - Orateur 1

Beaucoup plus. Ce qui compte, c'est l'émergence de la subjectivité de la personne. C'est de trouver et construire le récit qui fait sens, celui qui constitue la personne en tant que sujet. C'est un travail de construction, presque de fiction, au sens noble du terme, autant que de restitution.

 

[00:09:10.780] - Orateur 2

Si on fait le bilan de ce parcours, c'est assez vertigineux. On est parti d'une question très concrète, presque banale. Je mets mon ADN dans une fiole et après ? Et on arrive à une proposition philosophique, technologique, incroyablement ambitieux sur la nature même de l'identité. Le projet ADN et moi, si je le résume, suggère que ce petit geste de conservation, c'est en fait le premier pas d'un travail de mémoire active, collective, assisté par une IA, avec pour but final de littéralement fabriquer des sujets.

 

[00:09:39.120] - Orateur 1

C'est une excellente synthèse. Il ne s'agit pas de se souvenir du passé, mais de l'utiliser pour construire l'avenir de l'identité. Et ça nous laisse avec une question finale, une pensée qui ouvre sur le futur. Le webinaire décrit le CMA comme un appareil qui articule le symbolique, l'IA, l'automate, ce que la psychanalyse aurait appelé le grand autre, le groupe et l'individu, pour qu'un moi puisse se former.

 

[00:10:01.540] - Orateur 2

Le grand autre, c'est-à-dire l'instance extérieure, le miroir qui nous renvoie notre propre image et qui nous permet de nous constituer.

 

[00:10:09.200] - Orateur 1

Précisément. Et la grande question que ça pose, c'est: si demain une machine peut jouer ce rôle fondamental de miroir, si une IA peut devenir ce grand autre qui nous aide à nous construire, quelle est la part qui nous reste ? Qu'est-ce qui, dans la fabrique de notre identité, sera encore purement et irréductiblement humain.

 

 

 Le résumé vidéo par NBLM
 https://drive.google.com/file/d/1EASO96dgyEPQPzyLGm4MtcyiBqQOTDpM/view?usp=sharing 

Résumé ChatGPT4o (transcription / youtube)

Ce 90ᵉ webinaire poursuit la présentation du projet ADN et moi en abordant la deuxième fonction après celle des groupes : la mise en place d’un curateur mémoriel automate (CMA), c’est-à-dire une manière organisée de traiter la mémoire génétique et biographique.

  1. De la conservation technique à la question de l’identité
    Partir du simple geste de conserver son ADN ne suffit pas : il faut des collectivités (groupes, institutions, notaires, associations) pour que cette conservation devienne porteuse d’identité. C’est dans et par le groupe qu’un génome nominal – un ADN auquel on donne un nom – peut être reconnu comme unité, comme « personne » mémorielle.

  2. Psychologie, genre, biologie, puis cybernétique
    Le webinaire fait un détour par l’histoire des idées :

    • en psychologie et psychanalyse, la tension entre individuel et collectif rejoint l’énigme de la féminité chez Freud ;

    • en biologie et théorie du genre, la définition du sexuel oscille entre corps, gamètes et normes sociales ;

    • aujourd’hui, la cybernétique introduit une nouvelle coupure : vivant / machine, pensée en termes de feedback et de mémoire.

  3. ADN, code et art de la mémoire
    L’ADN est présenté comme un système de mémoire codée, comparable à une machine de Turing ou aux roues de mémoire de Giordano Bruno : des signes deviennent symboles, puis ordre signifiant. C’est sur cette base que se dessine un travail de curation : organiser, sélectionner, mettre en valeur les traces mémorielles.

  4. Le curateur mémoriel automate et les groupes ADN
    Dans l’écosystème d’ADN et moi (kits, groupes, curation, conseil), le CMA est défini comme :

    • un dispositif IA couplé à une réflexion humaine,

    • chargé d’identifier des unités cybernétiques de mémoire (individuelles ou collectives),

    • orienté non vers l’empilement de biographies, mais vers l’émergence de subjectivités véritablement reconnues.

  5. Perspective psychohistorique
    En s’appuyant sur la psychanalyse et la psychohistoire (stades symbolique, types, convention, individu), le webinaire montre que les groupes ADN peuvent devenir des laboratoires de civilisation : des lieux où la conservation de l’ADN, travaillée par un curateur mémoriel automate, vise moins à archiver des données qu’à faire advenir des sujets.

 

 

 


 

Transcription / youtube (Résumé ChatGPT4o)
[00:00:06.000] - Orateur 1

Voici notre 90ème séance, cession. Elle est consacrée à la seconde fonction, si on peut dire, de l'entreprise ADN et moi, qui a pour but la promotion et le soutien de la conservation de l'ADN génomique, de l'ADN individuel, de l'ADN nominal. On garde son ADN chez soi ou par différentes techniques, mais on conserve l'ADN sans forcément le séquencer, l'analyser, Simplement, la conservation de la molécule elle-même dans un surbuvard ou bien dans des capsules dans des gaz neutres pour des conservations de très longue durée. Et Nous avons déjà examiné une fonction qui est celle des groupes. C'est-à-dire qu'on se rend compte que pour conserver de la L'ADN, c'est bien, on a un protocole technique, on a des techniques, la biologie comprend bien maintenant comment faire, mais la sociologie, notre psychologie, imposent que Que l'on le fasse avec une participation collective, de quelque sorte que ce soit. Mais ça ne rime à rien de conserver seul son ADN, si ce n'est d'affaire un clone, un identique à soi, qui ne progresse ou qui n'est pas vital à proprement parler. Donc, après cet examen qu'on a fait de la... Cette description des des groupes qui sont à disposition de quelqu'un qui conserve son ADN, nous allons parler maintenant de la manière, enfin des procédures, des protocoles qui doivent s'ajouter à ces groupes.

 

[00:02:17.260] - Orateur 1

Et je procède par des diaporamas. Je vais commencer. Mais après que vous... Qu'il y ait des commentaires ou des questions qui se posent. Sylvie, Denis, vous l'invitez, pas de questions particulières. Alors, je commence. Donc, ce rappel. Donc, en présentant ici le groupe ADN et moi, qui est associé, combiné à un site, il y a une autre entreprise qui s'appelle ADN Est-Moi. On verra petit à petit quelle est la distinction. Et ces entreprises font la promotion de la conservation d'ADN et doivent expliquer comment et pourquoi. Une fois que l'on commence la conservation de l'ADN, il y a une succession d'événements ou une suite logique qui se déclenche. C'est-à-dire que d'abord, c'est ce qu'on vient de dire, c'est qu'on doit le faire collectivement. Que ce soit par des administrations, par des institutions commerciales, par des notaires, par exemple, ou par certains groupes qui sont, par exemple, des associations de gens qui ont pour point commun de conserver l'ADN. Il y a toutes sortes de types de collectivités qu'on peut concevoir et qui sont à disposition. Mais, et ça, on l'a décrit, mais ça ne suffit pas. Une fois que l'on est en groupe dans une collectivité Et on se rend compte que le phénomène a tout de même, ou que l'entreprise de conservation de cette série génétique, présente des...

 

[00:04:11.940] - Orateur 1

A des exigences qui font que Est-ce qu'on entre sur d'autres questions plus psychologiques, plus complexes, plus logiques, qui sont celles de: Mais qu'est-ce que c'est finalement que l'on conserve, en fait ? Qu'est-ce que c'est qu'un génome, une molécule, ADN, à laquelle on attribue un nom ? Est-ce que c'est une unité de quelque chose ? Est-ce que c'est une identité ? Et donc, ce qui se passe, c'est que ce sont les groupes qui sont capables de donner cette explication. Si vous êtes seul, un individu, sociologiquement, Seul, isolé ou un individu sans sociologie n'a pas d'identité. La collectivité ensuite va lui donner une identité. De la même manière, c'est après avoir créé une collectivité qu'on se rend compte qu'il y a un potentiel d'identification ou qu'elle est nécessaire à l'identité ou à l'identification de cette préservation. Et ensuite, on passera à d'autres choses, à une troisième étape et puis l'étape finale, qui est celle de la subjectivité. Mais on va d'abord commencer par maintenant, après qu'on ait étudié la collectivité de la séance dernière, nous allons maintenant passer à ce à quoi elle ouvre de questionnement, c'est-à-dire à la question de l'identité et d'un ordre qui est la convention d'un groupe.

 

[00:05:56.560] - Orateur 1

Alors, la personne humaine, cette question de l'identité et du moi, a été, avec la période scientifique, s'est développée à partir de 1900 comme une psychologie qui est arrivé en 70 à ajouter à la question de la psychologie génétique, si on peut dire, ou de la psychologie cellulaire individuelle. En 70, est apparu la question du genre. Et là, s'est révélée une question aujourd'hui encore irrésolue, qui se pose encore de nos jours. Il y a des débats sur la sexualité et le genre. Et ce débat était déjà apparu dès 1900. La psychologie, qui était conçue en 1900, principalement à partir de la psychanalyse, avait déjà fait une espèce de... Ou décelé une espèce de questionnement identique, une énigme d'équilibre ou d'alternance ou de débat entre la génétique et le genre. Mais en psychologie, c'était déjà apparu comme la différence entre la collectivité et l'individu. Ou autrement dit, il y avait une psychologie collective. Est-ce que les peuples, les groupes et les Les espèces avaient une psychologie. Et est-ce que les individus avaient une psychologie ? Et quel était le rapport de l'un à l'autre ? N'existaient-ils que des psychologies individuelles ou que des psychologies collectives ? Ou bien un rapport entre les deux ?

 

[00:07:48.160] - Orateur 1

Et la psychanalyse, devant cette question qui se posait à partir de 1900, ce qu'on appelait à l'ère des masses et à l'ère de l'individu, la psychanalyse a avait conclu ou avait décelé que cette énigme entre le collectif et l'individu était doublée, était équivalente à l'énigme de la féminité, de la psychologie féminine. Autrement dit, et ça, c'était Freud, qui terminait sa carrière et la psychanalyse en concluant que la psychologie collective était une énigme et que la psychologie féminine était une énigme. Il ne prétendait pas que l'une était égale à l'autre, mais c'était deux énigmes, et il ne prétendait n'avoir un peu éclairé que le singulier, c'est-à-dire le complexe d'Œdipe et l'aventure masculine. Donc ça, c'était la psychologie à partir de 1900, puis est apparue la théorie du genre en 1970, particulièrement quand la biologie s'est occupée, s'est intéressée à la sexualité, à la différence sexuelle. Et la biologie trouve la même question de trois concepts ou trois éléments, trois domaines qui sont interactifs et énigmatifs les uns ou les autres. C'est-à-dire que pour distinguer la sexualité, généralement, la biologie essaie d'éviter ce qu'on appelle les phénotypes, la question du corps, puisque justement, le genre va dire que le corps n'est pas la sexualité, que les corps peuvent être transformés, que finalement, ce sont simplement des apparences de sexualité.

 

[00:09:52.020] - Orateur 1

Et finalement, la biologie se réduit sur un socle le plus qui est celui que le corps féminin ou le sexe féminin a des gamètes, ce qu'on appelle des œufs ou des spermatozoïdes, des ovules ou des spermatozoïdes, des gamètes qui sont de grandes tailles, et le masculin a des gamètes de petites tailles et en grandes quantités. Et ce serait ça qui ferait une différence sexuelle plus certaine que les apparences du corps. Mais même cette différence est questionnable, parce qu'on voit par exemple chez des poissons, je crois, dans différentes espèces, un corps peut porter plutôt des œufs, puis devenir plus... Se masculiniser, être... Il y a une transition de l'un à l'autre qui Le fait que cette règle n'est pas finalement définitive. Et la biologie se rapporte trois précisément à une autre référence, comme font les théories du genre, qui se disent que finalement, la sexualité dépend de la société, et la biologie va dire que la sexualité dépend de types de d'organisme. Ensuite, nous allons... Donc, j'arrête le partage, c'est la première série qui pose le débat, qui pose la question: Comment est-ce que l'on va trouver ce que c'est qu'une identité dans un groupe, c'est-à-dire dans un type de collectivité, où il y a des uns et des autres qui sont peut-être des hommes et des femmes, ou qui sont peut-être identiques, des semblables ?

 

[00:12:10.840] - Orateur 1

Qu'est-ce qui fait qu'on va pouvoir trouver une personne ? Sur quoi une personne humaine va-t-elle s'identifier ? Et qu'est-ce qu'elle va préserver ? En quoi c'est une personne qui est préservée quand on son ADN ? Je continue.

 

[00:12:36.240] - Orateur 2

Moi, j'ai juste une remarque. Par rapport à ces différences-là, entre hommes et femmes, du coup, est-ce que ça voudrait dire que Par exemple, le curateur mémoriel va agir différemment en fonction d'un homme ou d'une femme ?

 

[00:12:55.440] - Orateur 1

Je n'ai pas de réponse et nous allons la chercher dans Donc en allant vers le curateur mémoriel. En effet, on va voir s'il y a une réponse qu'on va trouver. Donc je continue maintenant avec cette question en tête. On en était donc à... Donc aux psychologies ou à la biologie, et nous arrivons à ce que aujourd'hui, ce qui se propose, c'est-à-dire c'est la différence entre le vivant et la machine. Ce n'est plus entre la collectivité et le singulier, le féminin ou le collectif, les types ou les graines, etc. Mais la cybernétique va faire une nouvelle distinction. Elle apparaît à partir de Elle apparaît dans la communauté, dans la civilisation, et elle fait particulièrement une distinction non plus entre hommes et femmes, ou entre sexes ou types différents, mais entre le vivant et les machines. Et elle va proposer, elle, des formules que l'on va peut-être pouvoir adapter sur nos premiers nos premiers questionnements, nos premières plages de questions énigmatiques, qui sont restées énigmatiques. Alors, pour exposer ces formules, la cybernétique propose des objets, des appareils cybernétiques qui sont des unités, soit des unités vivantes, soit des unités de machines. Et là, tout de suite, on comprend déjà qu'il y a une Une formule à trouver pour distinguer les identités et les entités dans ce domaine.

 

[00:15:09.400] - Orateur 1

Comme la cybernétique, c'est une procédure de feedback, de retour d'équilibrage, elle est analogue à ce que l'on trouve de psychologie vis-à-vis de l'histoire. L'histoire, c'est la base de données, si on peut dire, et la psychologie, c'est la mémoire vive, c'est l'activité de la machine cybernétique. Et avec cette double alternance ou cette dualité psychologie-histoire, elle va pouvoir s'appliquer à ce qui nous intéresse. Maintenant, on arrive sur l'ADN. C'est-à-dire que le schéma de la psychologie et de l'histoire peut être comparé. On peut rechercher le modèle. Les formules de cybernétique vont nous permettre d'utiliser le modèle de l'ADN comme cette espèce C'est une espèce d'opposition psychologie et histoire. Un brin ici en bleu étant, par exemple, la psychologie vis-à-vis de l'histoire. Et pourquoi est-ce qu'on peut faire une telle assimilation ? C'est parce que ces Ces chaînes bleues et vertes sont en fait des chaînes, on appelle de codons. Ce sont des chaînes de triplés de gènes, ce sont des chaînes génétiques où les gènes interagissent cybernétiquement les uns avec les autres. Et le jour où on peut les manipuler, on arrive donc à une situation où on on peut les exposer, les mettre en... Les objectiver comme ici.

 

[00:17:10.080] - Orateur 1

C'est-à-dire, nous avons deux chaînes de feedback, deux chaînes génétiques avec des gènes qui réagissent les uns sur les autres, mais qui aussi vont interagir les uns avec les autres d'une chaîne à l'autre. Cette cybernés L'électromagnétique en biologie s'appelle le biofeedback, et l'informatique lui donne ses formules avec les... Dont nous avons Ici, la sémantique, si on peut dire. Je les ai marquées: signes, des symboliques, du semblant, du signifiant. Pour montrer un petit peu où nous Où nous en sommes. Qu'est-ce que c'est que deux chaînes de chromosomes ? C'est ce qu'Alan Thuring avait proposé. La machine de Thuring, l'ordinateur, à la base de l'ordinateur, vous savez, c'est un un signe qui est posé sur une bande magnétique. Et Ce signe correspond à une table. Et lorsque, par exemple, ce signe est détecté sur la table, le programme, ce qu'on appelle le programme, va dire: Quand il y a ce signe-là, tu vas prendre telle lettre, tu vas la déplacer et la mettre à la place du signe. Ça, c'est le mécanisme de l'ordinateur de Thuring. C'est quelque chose de très ancien. Je rappelle pour bien montrer l'ampleur de ce dont nous parlons. C'est aussi ce dont parlait Giordano Bruno dans Les roues de mémoire, ou Et les roues de mémoire correspondaient l'une à l'autre par une succession de lettres, et qui étaient liées en vis-à-vis d'une autre roue de mémoire.

 

[00:19:29.330] - Orateur 1

Ici, on les on voit comme des lignes, mais où d'autres symboles étaient écrits, comme par exemple des signes astrologiques du Zodiaque, des lettres de l'alphabée, des lettres égyptiennes, etc. Pour continuer à bien préciser ce point essentiel où nous sommes, il faut bien le préciser. Qu'est-ce que c'est, par exemple, la différence entre un signe, un symbole, un signifiant ? On en voit un, par exemple, dans l'histoire de l'humanité. On se rapporte à la préhistoire. Nous avons ces fameux hommes ou femmes préhistoriques, ceux qui étaient historique. Il y a des poissons qui remontent la rivière à certaines époques de l'année. Et donc, ils se rendent compte que le poisson Je ne connais pas les dates des remontées des poissons, mais ça correspond à un moment où le soleil est à un certain endroit. Donc c'est un signe. De sorte qu'ils en font un symbole et on retrouve, il y a des explications de gravures dans des grottes comme Lascaux, qui sont celles que lorsque le soleil touche le fond de la grotte à une certaine date, quand ça correspond à l'arrivée de ces poissons, les les hommes, les humains de l'époque ont dessiné sur la paroi de leur caverne, le poisson.

 

[00:21:06.360] - Orateur 1

Voulant dire que c'était à ce moment-là, le symbole était le signe de l'équipement qu'il fallait prendre pour chasser ces poissons, faire des naces, préparer des objets, et se préparer à la chasse, c'est la moisson. Et donc ensuite, ces symboles se sont organisés dans dans des Zodiacs, dans des séries, dans des combinaisons de symboles, où telle saison de poisson était articulée à telle saison de moisson ou d'autre chose. Et là, nous entrons dans ce qu'on appelle un ordre signifiant, et on entre vraiment dans un langage. Et donc, on voit que, on peut revenir Si maintenant, après ce long voyage d'explication, nous revenons à notre point de départ, nous avons là l'explication de ce que la Les manipulations génétiques, et la connaissance de la génétique, permet d'opérer et de construire, ou de détruire, ou de modifier, ou de traduire dans les des correspondances de lignes de code, qui sont des codes de mémoire. Alors, le curateur de mémoire, il apparaît à ce moment-là. C'est cette Je m'excuse, tout à l'heure, j'ai fait... Je vais essayer de faire comme ça. Voilà, de rétablir... J'avais modifié la page. Le curateur de mémoire, c'est ce qui va programmer, ce qui va organiser, ce qui va correspondre à cette opération de structuration de la mémoire génétique, et donc à la recherche de l'identité qui se construit par cette industrie sémantique.

 

[00:23:32.280] - Orateur 1

Donc, moi, je fais une petite pause et là, on est passé à un passage difficile. Qu'est-ce qu'il y a comme questions, alors, sur ces généralités très abstraites, très scientifique. Je vais essayer de rassembler les outils que nous avons pour comprendre ce que c'est qu'un traitement Un traitement du code, ce que c'est que la génétique. La génétique, c'est un processus de mémoire, un processus de mémoire de la collectivité, de l'espèce, en même temps des individus. Ces mémoires sont transportées par des individus. Et deuxièmement, nous avons une connaissance des thèses des mécanismes de mémoire. Ce sont des mécanismes de feedback, c'est-à-dire ce qui va prévoir dans le futur, ce qui va réguler le présent, si on peut dire, ou quand une vitesse est trop grande, à ce moment-là, en feedback, il y a un frein qui se produit ou qui est commandé. Donc, nous avons des outils informatiques, cybernétiques, des outils de code qui font des opérations de mémoire et qui nous rendent visibles des formules, des techniques, des protocoles. Et donc, nous pouvons les réfléchir sur les séries de code biologiques que nous des tectons en même temps. Est-ce qu'on avance pour clarifier les choses quand on les voit justement en pratique ?

 

[00:25:27.380] - Orateur 1

On va donc voir comment ça se présente. Là, on a vraiment fait une réflexion scientifique, mais abstraite, presque mathématique. Nous arrivons maintenant en pratique à ADN et moi, et donc deux sites qui présentent quatre domaines, comme on en a parlé déjà. Donc, il y a des qui sont procurés. À partir du moment où on s'équipe d'un kit, on peut bénéficier, on peut entrer dans des groupes, c'est ce dont on a parlé, des groupes de gens qui ont un kit, qui conservent leur ADN. Ces groupes vont entrer en processus de curation, de cure. Curation, curateur, curation, ça veut dire, par exemple, un curateur dans un musée, c'est la personne qui va sélectionner les œuvres d'art. Les œuvres en valeur sont répertoriées, sélectionnées et mises en valeur. Ça s'appelle une curation. Ça peut être aussi dans des bases de données. On On veut faire une curation de bases de données. C'est ressortir les... Donc, ressortir, c'est organiser la mémoire, en quelque sorte. Et puis, la quatrième opération, ce sera le conseil. C'est ce dont on parlera la prochaine fois. Pour l'instant, on a vu les groupes ADN et on va voir le curateur. Les groupes ADN, pour voir ce que c'était, c'était...

 

[00:27:05.120] - Orateur 1

Ici, on les a traités comme ça. Ce qui est important, c'est que ces groupes d'individus qui ont pour point commun de conserver leur ADN, sont des groupes indépendants, autonomes et privés. Adn et moi n'en connaît rien d'autre qu'une espèce d'étiquette où ils adressent des messages. Nous Nous sommes cinq membres, on voudrait en être dix. Nous faisons pour la recherche, pour la religion. Il y a chaque groupe, mais c'est caractéristique, c'est-à-dire définit son type, quel type de groupes existe. Et vis-à-vis de ces groupes, maintenant, qu'on va mettre ici, qui vont se demander: Est-ce que les l'ADN que nous y mettons, est-il collectif ou est-il individuel ? Le curateur mémoriel automate, donc, va répondre de cette manière. On va l'écrire de trois manières: curateur CMA, c'est-à-dire curateur mémoriel automate, et son ambition, son but, sa fonction, c'est de permettre l'identification d'unités cybernétiques, c'est-à-dire d'unités de mémoire. Éventuellement, unité cybernétique de mémoire de personnes physiques, en l'occurrence, si ce sont des ADN, des génomes nominaux, si les noms étaient nommés. Alors pour ça, nous allons entrer au quatrième diaporama, Mais on va faire une pause pour l'introduire, en parler, et puis faire le point, pour voir si maintenant les choses sont un peu plus éclaircies.

 

[00:29:11.700] - Orateur 1

On a fait la théorie de la cure de mémoire, la curation de mémoire, du traitement de la mémoire, par comment la génétique est un système de feedback, et comment conserver la génétique, ça entraîne un feedback dans C'est une opération de mémoire dans le groupe que l'on fait. Et on a vu que cette logique, cette curation de mémoire, se fait donc dans un système où il y a des groupes, où il y a d'abord des objets, des kits pour garder la mémoire, où ces kits sont regroupés. On a maintenant l'opération de cette de cette mémorisation. Et puis ensuite, on parlera quatrièmement au conseil. Quelle question puis-je éclairer ? Ou est-ce que nous continuons à avancer Quand on vous parlait du curateur mémoriel automate, est-ce qu'on pourrait dire que c'est Comment dire ?

 

[00:30:34.440] - Orateur 2

Parce que moi, ce que je comprends, il y a les groupes, les groupes de personnes qui ont conservé leur ADN. Et en fait, le curateur intervient quelque part. Une fois que les groupes sont constitués, il y a quelque chose de la mémoire qui s'organise par rapport au groupe. C'est son but ? Ça peut être ça. Un, c'est le but. Par exemple, moi, je pensais à un truc. Je pensais, par exemple, créer un groupe parce que globalement, je me dis conserver l'ADN ou chacun conserve son ADN. Pour rattacher sa biographie, je me disais, ça pourrait être intéressant que chacun Certains parlent de sa biographie à l'ensemble du groupe. Il y a une forme de confidentialité dans la mesure où chacun va parler de sa biographie. C'est comme si on se disait quelque part, ce qui se dit là reste là. Puisque moi, je connais ta vie, tu connais la mienne, etc. Je me disais que ça pourrait être intéressant que ce soit traduit par une IA, un peu de la même que vous avez fait le webinaire, c'est-à-dire relu par l'IA et que finalement, l'IA pourrait nous servir à objectiver, justement pour répondre à votre introduction quand vous disiez Quand on parle de soi, on ne fait pas forcément le pas de côté qui permet de se voir vraiment.

 

[00:32:23.640] - Orateur 2

On est soi, on parle de soi, mais on est soi. Je me disais que l'IA pourrait objectiver Ça, c'est ça. Donc, du coup, par rapport à ça, est-ce que ça pourrait être une forme de mémoire aussi de ce qui a été dit ? Est-ce qu'il aurait ce rôle-là ? Est-ce qu'il pourrait jouer ce rôle-là ? C'est un peu la question.

 

[00:32:48.720] - Orateur 1

C'est la grande question. Et vous avez en quelque sorte en même temps, donné la réponse, parce que c'est exactement ça. Le curateur de mémoire, c'est exactement ça. Le Le groupe peut se grouper... Dans le type de groupes que vous avez décrit, c'est pour étudier sa biographie et lui donner du sens, l'organiser. Et puis, ça peut être d'autres choses. Ça peut être des groupes de sciences ou de théologies, enfin, un tas de choses. Et effectivement, le curateur de mémoire, c'est ça. C'est exactement cette... C'est l'automate. La définition curateur de mémoire automate, l'automate, ça veut dire c'est cet IA. C'est cet automate intelligent. Mais ce que l'on a rajout dans le curateur de mémoire automatique. C'est exactement d'ailleurs ce que vous avez décrit. Vous avez pensé que cet IA ne suffirait pas en soi-même, qu'il y avait lieu d'y introduire, et sans doute le bénéfice d'y introduire de la réflexion humaine en vis-à-vis, que ça pouvait être un stockage intelligent, mais la sélection qualitative, donc, pouvait encore appeler à une participation humaine. Et ça, c'est pratiquement tout ce que vous Vous m'avez pratiquement donné toute la définition du curateur mémoriel automate avec cette IA. Si on dit curateur mémoriel, I-I-A.

 

[00:34:42.800] - Orateur 1

Mais ce qu'avant, ou une fois que vous avez posé cela, on continuait à observer, on se dit: Bon, alors pour bien faire usage de ce ou de cette structure que vous décrivez, pour qu'elle fonctionne bien. Il y a l'IA d'un côté, il y a les individus de l'autre côté, mais le groupe lui-même. A-t-il une physiologie de mémoire, le groupe ? Et ça, c'est la psychologie collective. Et donc, nous allons, avant d'arriver vraiment à votre réponse, qui définit parfaitement la chose, nous allons apporter de l'aliment pour le perfectionner, pour mieux le comprendre, et faire une investigation sur ce que l'on connaît de la mémoire des groupes, des mémoires ou de la psychologie collective. Donc ça, c'est ce que je vais vous proposer dans la prochaine série, diaporama. Ce n'est pas qu'elle répond à votre question, mais elle apporte de l'eau et du matériel à votre conception qui est tout à fait. D'accord.

 

[00:36:16.520] - Orateur 2

Mais en même temps, juste par rapport aux autres groupes qui pourraient parler d'autres choses, qui pourraient créer autres choses, il me semble quand même que ce qui est important, ce n'est pas de conserver uniquement son ADN, mais c'est aussi de rattacher une biographie à son ADN. C'est un peu comme un passage obligé quelque part. Je ne sais pas, c'est une remarque, une question.

 

[00:36:40.160] - Orateur 1

Oui, on ne sait pas. Sans doute Nous allons le voir. Est-ce que, par exemple, dans les collectivités humaines, depuis le début de la civilisation, est-ce que les collectivités ont pris soin de garder la mémoire des individus ? Comme vous le dites, de faire une biographie. On va poser une question très provocatrice, très cynique et critique. On va se dire: Est-ce que les familles ont gardé la mémoire des individus ? Eh bien, peut-être pas. L'époque de l'antipsychiatrie des années 60, justement, critiquait la famille en disant que la famille n'offrait à l'individu que des idées idéaux, et ne gardait pas réellement la mémoire des individus, la détruisait, ça donnait des schizophrènes, ça l'empêchait réellement d'avoir une mémoire individuelle. Il y avait ce qu'on appelait des doubles contraintes Donc, on peut imaginer, on peut se dire, les sociétés n'ont pas toujours été de bonne qualité ou ont eu des attitudes paradoxales vis-à-vis des biographies, les ont corrompues. Bref, pour répondre à ça ou pour garder une démarche de santé et d'hygiène vis-à-vis de... Dans cette conservation de Pour moi, il faut examiner la nature des sociétés et voir pourquoi et comment elles sont plus ou moins biographiques de la personne, plutôt que de biographie, simplement d'idéos, de qui seraient des collectivités plutôt que des individus.

 

[00:38:33.200] - Orateur 1

Alors, donc voici... Alors, on sait deux choses. Je vous présente le prochain diaporama qui est assez rapide, mais on sait déjà des choses. C'est que dans les collectivités, il y a des pulsions. Et il y a des institutions. Il y a des... Freud disait que... Enfin, le Freudisme a dit que les masses étaient menacées par les pulsions des individus. Et donc, le principe de réalité devait consister à os individus à se conformer par des processus de castration et différentes inhibitions, donc à se conformer aux institutions. Donc, il y a des pulsions et puis il y a aussi des phénomènes d'institution qui, eux, sont décrits par la psychohistoire et qui quelles sont les étapes de développement des phases sociales dans le cycle. C'est bien décrit par Robindo dans le cycle humain. Donc, je vais décrire ça rapidement dans le prochain diaporama. Et donc, où nous avons en arrière-plan maintenant de ce curateur mémoriel automate, qu'on avait vu ici dans le cadre d'ADN et moi, avec les trois autres départements. Ici, on avait souligné le département Curateur mémoriel automate, et maintenant, on va le voir singulièrement vis-à-vis de l'évolution des sociétés humaines, des pulsions, que nous savons être des systèmes rétroactifs aussi.

 

[00:40:19.860] - Orateur 1

Nous avons les pulsons possèdent par des phases pulsionnelles. Par exemple, une phase orale, qui va être succédée par une phase phase anale, mais qui va reprendre le déclin de la phase orale pour la sublimer, mais en même temps pour faire ce que Faire un feedback, si on peut dire, entre ces deux pulsions, puis va passer à la pulsion génitale, et puis à d'autres pulsions éventuellement hiérarchicoscopiques, comme on le voit. Mais La psychohistoire, elle, a fait la même chose. Elle propose exactement le même système, avec une phase symbolique, une société qui est faite de symboles. Ensuite, les sociétés sont faites de deux types. Ça, c'est ce dont on parlait tout à l'heure. Le symbole, c'est le saumon, c'est le poisson qui est dessiné à un endroit de passage du soleil il y a une année. Ensuite, les types, c'est l'organisation de tout le cycle d'un développement ou d'une vie sociale. Ensuite, il y a la convention, c'est-à-dire quand ces types vont devenir des sociétés, puis l'individu, Ça, ce sont les historiens Karl Landbrech et ensuite Robindo, qui ont pris ces nominations pour désigner cinq stades du développement de la civilisation, selon ces termes qui sont à définir, et que justement, la psychanalyse, ou la psychanalyse contribue donc à définir, parce qu'elle apporte, elle, ses propres définitions.

 

[00:42:19.120] - Orateur 1

Ici, par exemple, dans la première phase, qui est la phase orale ou symbolique, nous avons le stade d'un rapport fusionnel, d'un rapport unique avec la mère. Puis, dans l'apparition des types, où il y a homme/femme, mais sans qu'ils soient sexués, mais il y a une mère et un autre type qui n'est pas la mère. Ensuite, dans ce qui s'appelle la convention, un état de psychologie de convention en psychohistoire, c'est l'apparition de l'autre. C'est-à-dire que nous sommes dans une société avec des conventions, et nous sommes les uns avec les autres, et nous sommes réglés par des conventions. Sartre l'a appelé la réciprocité de terreur. Vous connaissez l'histoire des singes et de la douche. Tous les singes ont oublié que s'ils montent à l'échelle, ils reçoivent une douche, mais ils ont une convention de ne jamais monter à cette échelle. Ça, c'est une expérience très connue, je ne le détaille pas. Ensuite, nous arrivons donc au stade du moi, au stade génital, à la pulsion génitale, où le moi est une image. C'est le stade de l'individualité. Donc, on a une grande connaissance déjà de la psychologie ou de l'histoire sociale, comme des phases de répercussions cybernétiques les unes sur les autres, de répercussions en feedback, en feedback, de sublémation et Et on appelle ça des structures païdomorphiques.

 

[00:44:04.800] - Orateur 1

C'est un mot que j'ai pris à Timothée Lerry dans la psychologie de mémoire acide, je pense. L'ouvrage s'appelait comme ça. C'est-à-dire pas idomorphose, c'est-à-dire c'est la morphologie de l'enfance, c'est la morphologie du développement. C'est le développement qui se base sur Sur un feedback de régression sur l'enfance qui, en évoluant, retourne en enfance et en retournant en enfance, reconstruit des ambitions vitales et de nouvelles sublimations. Donc, L'Héritier appelait ça la païdomorphose. Et cette païdomorphose culmine ou aboutit à pour but l'unité de l'individu. Robin Daur a appelé C'est ça, le mois brahmanique. C'est le mois de la subjectivité. C'est cette unité que nous trouvons ici dans le groupe. Et là, nous avons mieux éclairci ou disposé ce que c'est que le curateur mémoriel. Nous avons dans les groupes, le lieu de constitution, de gradation et de constitution de cette mémoire, qui constitue un mois, à l'aide d'une part, de ce que vous appelez une IA, ou un automate, ou une base de données biographique, et d'autre part, à l'aide de ce qu'on appelle le curateur, que l'on va définir. Et donc, à ce moment-là, Nous avons... J'arrête ici le partage. Je ne sais pas, Sylvie, si on a bien répondu à cette question, ou la biographie était-elle nécessaire ?

 

[00:46:12.320] - Orateur 1

À mon avis, elle n'est pas C'est justement nécessaire, mais c'est justement par le curateur, par ces termes externes, que l'on va étudier, que l'on va pouvoir personnaliser des biographies. Autrement, nous pourrions très bien avoir des groupes mémoriels où les individus ne sont que des graines, si on peut dire, ou des rouages automates et automatisés de mémoire sans subjectivité, sans cet effet dit de païdomorphose.

 

[00:46:54.180] - Orateur 2

En fait, ce qui est important, ce n'est pas forcément la biographie, mais c'est la subjectivité des personnes D'accord.

 

[00:47:00.840] - Orateur 1

Voilà, exactement. Et c'est donc ce but civilisationnel, décrit par la psychohistoire, décrit par la psychanalyse. Et effectivement, voilà, vous l'avez dit. C'est-à-dire qu'il faut en même temps que le groupe ait une espèce de point de regard, qui donne cette subjectivité, qui est ce point extérieur. Alors, on va le retrouver dans la formule, là maintenant, qu'on va décrire rapidement, parce qu'on a les éléments pour la retrouver. Voici comment est construit ce déroulement paédomorphique. C'est-à-dire ce processus de civilisation dans un groupe de maturation, à partir d'un symbole. Ce symbole, Lacan l'a écrit, c'est le grand A, c'est l'automate, c'est l'automatisme, c'est aussi ce qu'on appelle le grand Autre, mais c'est donc ce symbolique qui va être connecté qui est connecté au groupe. C'est cette IA, donc de cette base de données des biographies, enfin, ou des éléments du groupe, mais qui va par le groupe, pointer vers ce qui s'appelle le type, et qui est cette deuxième étape de symbolisation, cette deuxième étape sémantique, qui va, par ce groupe, constituer la troisième étape de dit de la convention, par les effets du groupe, on peut redessiner la formation succédante, qui est celle de la relation avec le Le Moi.

 

[00:49:04.020] - Orateur 1

Ça, c'est le schéma de la psychanalyse. Alors, une chose qui est importante, c'est dans ce schéma, relation et contrôle, c'est ce qui définit la cybernétique. La cybernétique, c'est la science des relations entre les individus vivants et les machines. C'est la science des relations et de leur contrôle. Et le contrôle est donné dans la formule l'acanienne qui écrit tout cela. Nous l'avons ici, nous la retrouvons ici. Ça, c'est la formule lacanienne de de l'inconscient, de la relation imaginaire, de la formation du moi qui est encore imaginaire à ce moment-là. La cybernétique, elle, va mettre au lieu ce que Lacan n'avait pas fait. Lacan avait avait été encore à une époque où ce grand autre restait culturel, restait... Oui, on peut dire la culture, voire la mère, peut-être. La cybernétique met un A pareil. C'est-à-dire qu'il introduit la notion d'un semblant, d'un mimétisme, qui va permettre définitivement, à ce moment-là, de constituer le moi dans cette relation, selon des schémas qu'on a vus longuement, on les a répétés souvent dans les webinaire. Et nous avons ainsi le curateur mémoriel automate, qui est décrit avec cet appareil, cette intelligence artificielle, ce semblant, cette réalité virtuelle, avec le type.

 

[00:50:49.320] - Orateur 1

Ça, c'est ce que nous verrons avec le C comme le conseil. C'est là où nous allons trouver le conseil. Et nous avons pour l'instant défini ce que nous cherchions à avoir, à localiser le curateur mémoriel automate dans un groupe tel que nous les avions ici définis au sein d'ADN et moi. Là, j'ai fait un parcours total avec ces diapos, et Donc, on a quelques minutes pour en discuter, si on veut. Est-ce que vous y avez trouvé de l'objectivité, Denis ? Vous qui êtes très observateur et... Vous êtes pire que l'IA. Oui, pas pire que l'IA, mais disons que c'est justement pour... Comme je vous le dis souvent, c'est pour enseigner à l'IA, pour instruire l'IA de cette logique que la psychologie humaine invente en quelque sorte. Vous ne mentionnez pas... C'est l'UECMPP, c'est ça ? Oui, oui, l'UECMPP, c'est ça. Absolument. Vous n'en parlez pas ? Non, parce que je lui ai donné un autre nom, mais le U Le UCM, là, c'est une unité cybernétique de mémoire, mais effectivement de personnes physiques. Parce qu'il peut y avoir des unités cybernétiques de mémoire de personnes morales. C'est-à-dire que nous Quand les institutions vont avoir des IA automates et qu'elles vont devenir des robots, à ce moment-là, les associations, les entités collectives vont aussi être des unités cybernétiques de mémoire, et ce sont de personnes morales.

 

[00:53:07.640] - Orateur 1

Mais l'UCPP, c'est la personne physique, et ce sont les individus qui gardent leur génome nominalement en leur nom. Nominalement et avec... Comment on appelle ça ? Une autobiographie. Oui, voilà. Ce qui est nécessaire dans l'organisme. Disons qu'à partir du moment où on conserve l'ADN, on cherche forcément un groupe. Ce groupe, pour répondre à une conservation, à une préservation efficace, doit réaliser que c'est un groupe de mémoire, et par conséquent, il va construire une biographie. Pas forcément. Et donc, il ne va construire une biographie que par un curateur, tel que nous le verrons avec la fonction finale. Pour l'instant, on n'a pas encore décrit comment est-ce qu'il était forcément biographique des individus, ce groupe. Pour l'instant, il faudra examiner exactement comment procède la curation. La curation, c'est donc l'instance qui va... Qui opèrent une sélection dans ces processus de mémoire, dans ce musée, si on peut dire, ou dans ce théâtre de mémoire, et qui les valorise, et qui les enchaîne pour faire des entités nominales. Bon. Alors, pour l'instant, je ne sais pas si on a encore un petit peu de temps, si on veut, quatre minutes pour apporter plus de précisions, parce que ça, ça va aller...

 

[00:55:11.400] - Orateur 1

Le webinaire va aller en direction de l'IA qui va le traiter. Bon, vous connaissez tous les processus maintenant. Et puis après, au programmeur. Un autre programmeur qui est en charge de créer, il l'a déjà créé, mais il va la perfectionner, la page du curateur de mémoire, et il va s'instruire de ce qu'on vient de dire. Ça va le renseigner pour savoir comment organiser cette page. Mais le curateur, ça représente, c'est quelqu'un de moral, de physique ? Le curateur lui-même, oui et non. En fait, dans l'art de la mémoire, c'est Castor et Pollux. C'est l'extérieur. Et dans la psychanalogie, L'analyse plurielle, c'est l'analyste et l'extrait. C'est l'extraction, ce qu'on appelle. C'est ça le curateur. Alors, il y aura peut-être d'autres modes de curateur que celui de l'analyse plurielle, qui prend le modèle sur l'art de la mémoire de Simonide. Il y aura peut-être d'autres opérateurs que celui-là, qu'on a organisé comme ça. Mais effectivement, ça correspond à ça. À la prochaine. Non, on va arrêter l'enregistrement là. On arrive à l'heure. Ok.

 

 

 

 


 

Travaux préparatoires du AnaplurN°23

FB annonce & commentaires

- - - - - - - - - - -
https://www.lasainteethique.org/uberpol/2025/20251211_wbnAnaPlurN90.htm

 

 
 

 

 

DocDWT invite au Webinaire AnaplurN°90
Sujet: Réunion Zoom de williamtheaux@gmail.com
Horaire: 11 décembre 2025 à 18H00 (enregistrement 18H30-19H30) H.Paris
Participer à la réunion Zoom
https://us06web.zoom.us/j/81730238289?pwd=kNbqeVvOQp3WIZBboyawYcni8toPQC.1
ID de réunion: 817 3023 8289
Code secret: 725035

 

 1er Essai : Qui sont les individus de ces 'groupes ADN' ;
   ..La conservation nominale de leur ADN et les relations communautaires à ce titre engagent-elles une typification de leur identité (autrement dit "leur processus d'identification") ; sont-elles devenues cyborg ou sauvages ? D'abord ils sont qualifiés 'unité' - mais encore unité de quoi ? de matière, de psychologie collective, d'information.. on dira : de la Cybernétique - c'est à dire agent de relations et de leur contrôle, entre la société Matière et les êtres Vivant... entre la matière et le vivant - c'est à dire entre l'une et l'autre : unité de mémoire. Et en continuant : mémoire de quoi ? de personne et précisément de personne physique - les "unités de mémoire de personnes morales" étant à considérer dans la Littérature Grise.
Ces personnes physiques sont pulsionnelles, notamment érotiques et d'une littérature alibi d'O.
 2nd Essai : Script ; préparatoire du webinaire N°90

   Pour introduire adnetmoi, il faut rappeler sans férir qu'un habitus - aussi évidemment hygiénique soit-il - de conservation de son ADN, ne pourra s'établir sans un minimum de compréhension, de ses raisons et de son histoire. Le premier des quatre départements de adnetmoi - les Groupes-ADN - a été précédemment décrit, et notamment pourquoi il répond à un Principe d'Incertitude sans lequel il n'y a rien de vivant (ces groupes ADN sont donc libres, privés et indépendants). Cependant, pour que la vie gravisse une élévation, il faut que cette incertitude soit coordonnée, réfléchie et se contrôle. Cette loi de pérennisation de l'incertitude est assumée par la science de la cybernétique, définie comme celle des « relations et leur contrôle entre les être vivants et les machines ». Sa première fonction des le feedback, c'est à dire une boucle-retour sur soi-même, autrement dit un processus de mémoire. En d'autres termes, pour viabiliser le principe d'incertitude, l'être vivant se dote d'une curation de mémoire automate. C'est une nécessité, tout autant que de groupes ADN pour désamorcer la paralysie du totalitarisme : la conservation de l'ADN s'adjoint un Curateur Mémoriel Automate.
   De ce curateur nous devons cependant avoir un minimum de compréhension. C'est à sa connaissance que s'applique le webinaire N°90.
   Nous atteignons pour cela un second stade de raisonnement :

   De l' « incertitude tempérée par une mémoire » (autre définition de la cybernétique), se dégagent continuité ou répétition, qui n'arrivent à une attestation qu'en trouvant un nom, une nomination, ce qu'on appelle aussi une identité, appliquée à un individu. Privé de ce potentiel, une cybernétique bien réglée ne présente qu'une face d'éternité, de temporalité, voire ondes et fréquences. Son caractère spatial, géométrale qu'on appelle aussi scopique, y ajoute des points et objets d'identification. S'agissant de l'ADN, cette identification d'un tel objet est psychologique, spatiale et temporelle. Elle a été généralement été comprise au cours du 20em siècle selon deux sciences : l'analyse psychique et l'histoire. La première a été initialisée par S.Freud et secondée par J.Lacan, la seconde initialisée par Karl Lamprecht et secondée par Sri Aurobindo. Elles ont été appelée Psychanalyse et Psychohistoire, puis respectivement se sont éclairées de la cybernétique et du supramental. Ce sont ces apports qu'il faut décrire ou détailler pour la compréhension d'un individu identifiable par une "Unité Cybernétique" - éventuellement "de Mémoire de Personne Physique".

   1) l'apport de la Psychanalyse : la construction cybernétique de la personne psychique a été décrite en développement de pulsions : orale, puis anale puis génitale, éventuellement hiérarchique et scopique ensuite. Chacune de ces pulsions et s'établissant les unes après les autres, progressent par retour (feedback) les unes dans les autres, graduellement pour arriver à une constitution globale et unifiée du "moi", c'est à dire un individu ou Personne Physique humaine.
   2) l'apport de la Psychohistoire : la construction cybernétique de la personne historique a été décrite selon cinq phases analogues, qui correspondent une par une aux phases pulsionnelles ; elles porte en psychohistoire les noms et caractéristiques de "symbolique", "typale", "conventionnelle", "individuelle" et "subjective"
   Ces deux échelonnements de systèmes feedback attestent de leur homogénéité par une formule ou algorithme commun, ayant été proposé par J.Lacan, nommé schéma L à la fondation de sa théorie, où le symbolique - ou phase orale - est noté 'A', suivi de la phase anale - ou typale - notée (Es)S, puis celle de la convention, ou génitale notée comme celle de l' 'autre'. De ce moment la quatrième phase est autorisée à partir de la "relation" qu'elle instaure du 'moi' audit autre. À ce stade l'algorithme lacanien s'affirme dans un première identification du 'moi', qui paraît alors sous le "contrôle" du symbolique initial (dès lors les conditions de « relations et leur contrôle » de la cybernétique sont acquises) - il s'agit de la phase de l'individu ou pulsion hiérarchique (décrit par Théaux). La pulsion scopique qui fait la suite et élève ce premier 'moi' à la subjectivité du Moi intégral, aboutit enfin, lorsque revenu (feedback) sur son origine symbolique, on peut à proprement parler, dénommer « A pareil », l'exosomatisation que le moi subjectif obtient.

   Une fois la mémoire substantifiée par ces oeuvres de la psychologie et de l'histoire, on comprend la composition du Curateur mémoriel. C'est un opérateur centré sur le dénommé "moi subjectif" - certains l'appelleront simplement "sujet". C'est organiquement l'ADN (son génome individuel) qui est secondé, tant par l'Appareillage d'un côté que par les instances proprement subjectives de l'autre (Es & 'moi'). Cette opération biface, sera à son tour décrite dans le troisième département de adnetmoi, appelé Conseil et où on trouvera la fonction psychanalytique de la phase typale assumée par l'Analyse Plurielle ou l'association 1901 dénommé Unefpe.

 3em Essai : Comment une "individu" émerge de la génétique.

   Quand la génétique (1850-1950) s'est établie, la science donnait aussi naissance à la psychologie (1900).
   La psychologie après sa naissance a rencontré sa première épreuve : concilier la psychologie collective (personne morale) et la psychologie individuelle (personne physique).
   Elle a conclut que leur jonction serait obtenue avec la connaissance de la psychologie féminine, ou féminité ou féminin etc...
   La biologie appelée à contribuer, à caractérisé la différence qu'elle voyait : gamète, oeuf/graine individuels d'une part et en relations collectives : genre-type d'autre part. Avec la génétique elle ajoutait une possibilité de modéliser le rapport de la psychologie (individu) et de l'histoire (collectif).
   Selon son modèle, les deux chaînes génétiques, prennent une valeur de chaînes sémantiques en y introduisant la logique feedback. Ce traitement du code a permis une application de l'algorithme cybernétique, identifiant dans l'ADN des "unités cybernétiques".

   La cybernétique rapport entre Vivant et Automates que l'on peut figurer par analogie avec les vis à vis de brins chromosomiques ; dans cette perspective, la cybernétique (avec sémantique, psychanalyse/lacanisme).. permet une distinction et définition de : Symbole, Signifiant, Semblant

   Nous pouvons donc faire une proposition du rapport entre l'ADN et le 'moi'.
   Pour cela 'adnetmoi' propose un établissement en quatre départements ; nous avons commencé par décrire celui du "Groupes ADN". Il s'agit d'aménager la conservation de l'ADN par une organisations de groupes - cependant qu'à ces groupes, il revient d'assurer la gestion individu/collectif.
   Cette gestion est dévolue au Curateur Mémoriel Automate de adnetmoi ; qui matérialise, officie, l'Unité Cybernétique

   On peut alors y rapporter ce que la psychologie et l'histoire ont observé de leur côté, en terme d'énergie et d'organisations. L'une et l'autre se présentent comme des phases de feefbacks. L'histoire en psychohistoire : Symbole; Type; Convention; Individu; Subjectivité. La psychologie en psychanalyse : Orale; Anale; Génitale; Hiérarchique; Scopique.
   adnetmoi y insère la fonction d'Unité Cybernétique avec son Curateur Mémoriel Automate.

   On décrit sa curation en commençant avec le Symbolique, accordé à la psychohistoire et la psychanalyse auxquelles on rapporte la cybernétique (en suivant la procédure écrite par Lacan au motif de "La Lettre Volée").
   En désignant une Unité, le Symbole pointe le genre, ou le Type - qui à son tour vise dans l'unité un autre conventionnel. Sa mise en relation avec le moi est celle de l'ADN avec le sujet qui le conserve. Cette relation se trouve sous le contrôle de l'Unité, soit en application de l'algorithme lacanien, soit en l'avançant jusqu'à l'actualité de l'IA et du Semblant, "réalité virtuelle", "avatar" etc..

BLOG adnetmoi

Ceci est un abstract du webinaire N°90 de la série AnaPlur ;

   La conservation de l’ADN est aussi impérative que la maintenance d’une sauvegarde dans une entreprise informatique. Quand la génétique devient industrielle, et ses manipulations potentielles, l’humanité entreprend(ra) des traitements de masse, vis à vis desquels les conservations doivent permettre des backups - aussi nommés sauvegarde et feedbacks.

   La première constatation qui a été observée au seuil de la conservation, et une incertitude ou la pluralité de solutions, mais toutes certainement collectives. Une conservation individuelle sans contexte environnemental et communautaire, n’a pas de sens, pas d’utilité, ou s’intitule un clone, réputé délétère. Une fois admis qu’une conservation doit s’adjoindre une relation de collectivité, une seconde observation s’impose :

   En collectivité humaine, une personne ne distingue pas immédiatement si elle est un clone de la collectivité (c’est à dire si sa psychologie est collective) ou si elle est un individu vide (c’est à dire un objet social, un robot, ‘abjet’ psychologique). Elle doit passer par le détour d’un semblable et d’en faire un ‘semblant’. On appelle cette réflexion une «identification» menant à l’identité du ‘moi’. La conservation de l’ADN est strictement soumise à cette dépendance qui est la raison de ses backups et feedback.

   La procédure d’analyse et d’interprétation du code génétique qui permet de sauvegarder une identité, dépend de protocoles précis et définis, “analyse plurielle” ou autrement dit : «Curateur Mémoriel Automate». Le CMA est un opérateur de maintenance. Pour maintenir le système backup du génome, il procède d’une organisation cybernétique, c’est à dire la relation entre vivants et machines, qui contrôle les pulsions et la société. Ce sont deux champs de feedback connus ; on les appelle respectivement : psychogenèse et psychohistoire. Elles ont aussi été décrites, selon la Psychanalyse et le Supramental.
Les pulsions et les civilisations en ce sens, sont combinées par la curation. On peut ainsi découvrir la structure du CMA.

   Cette raison et son explication mettent en pratique un curateur - c’est à dire un pôle ou un couple (traditionnellement c’était Castor et Pollux dans l’Art de la Mémoire) qui effectue la cure (“curation” définition : concevoir et organiser une exposition/sélection de contenus et valeurs). En vis à vis un automate et en l’occurrence un appareil IA stocke et dispose les données d’histoire personnelle. Entre les deux le ‘moi’ identifié par l’ADN entretient son rapport à sa société, son groupe, son environnement.
   On est ainsi mener à perfectionner la connaissance de l’art de la mémoire, qui est traité avec le département suivant d’adnetmoi, la fonction Conseil à décrire durant le webinaire suivant, 91 à venir.

 

 

 51-55

51
vidéo - 
audio - 

52
vidéo - 
audio - 

53
vidéo - 
audio - 

54
vidéo - 
audio - 

55
vidéo - 
audio - 

 

 
 

 

https://www.lasainteethique.org/uberpol/2024/20241121_wbnAnaPlurN35.htm