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Analyse Plurielle - webinaire AnaPlur

Audio généré par NoteBookLM Résumé/présentation approx 5.min / en construction

20260122 N°96

             présentation  lecture par IA/nblm;Gemini  en 15min

 


Titre :  « signule » ou singer & signer
< https://youtu.be/vUC1VAxAJ-4 > - titre : AnaPlurN°96  signerFier

Descriptif vidéo/youtube - 

Dans ce webinaire n°96, William Théaux revient sur une question décisive : qu’est-ce qu’un signe, qu’est-ce qu’une lettre, et qu’est-ce qu’un code ? À partir de ses premiers travaux de sémantique rédigés dans les années 1980, il montre comment la réflexion sur l’écriture, la nomination et l’alphabet peut éclairer aujourd’hui la question de la conservation de l’ADN.

Cette séance explore l’idée que la lettre n’est pas seulement un outil de langage, mais aussi une forme de signe issue d’une organisation plus profonde, sérielle et symbolique. En croisant psychanalyse lacanienne, histoire de l’écriture, Fabre d’Olivet, Champollion, Stan Tenen et les possibilités ouvertes par l’intelligence artificielle, ce webinaire propose une lecture originale du passage du signe au code, puis du code à la conscience.

L’enjeu central est le suivant : en quoi la conservation du code ADN peut-elle être comprise comme un signe de conscience, de mémoire et de civilisation ? Le webinaire relie ainsi la théorie du signe, le modèle optique, la nomination, l’identité et la transmission, jusqu’à envisager l’ADN conservé comme une nouvelle forme de mémoire symbolique.

Une séance dense, à la croisée de la psychanalyse, de la psychohistoire, de la sémiotique, de l’anthropologie et de la réflexion contemporaine sur le code génétique.

#Webinaire #Psychanalyse #Lacan #ADN #CodeGenetique #Sémiotique #IntelligenceArtificielle #Psychohistoire #Ecriture #Conscience #Mémoire #AnalysePlurielle


page référente/site : https://www.lasainteethique.org/uberpol/2026/htm/20260319_wbnAnaPlurN96.htm

AnaPlur N°96 signe-à-nom 
La session visio conférence/replay
a lieu le 19 mars 2026 zoomPublic 18h30

 

 


 

commentaires et suites (et préparatoires) :

 
 
Résumé ChatGPT (transcription)

Voici un résumé structuré du webinaire n°96.

Le webinaire 96 propose une réflexion sur l’histoire de la lettre, du signe et du code, afin de mieux comprendre ce qu’est un code et pourquoi la conservation de l’ADN peut être pensée non seulement comme un geste médical ou affectif, mais comme un acte ayant une portée symbolique, culturelle et même consciente.

Le point de départ est autobiographique. L’orateur revient sur un livre écrit entre 1983 et 1985 sur la sémantique et le signe, conçu dès l’origine comme un texte destiné à instruire une future intelligence artificielle sur la nature du signifiant, du code et du signe. À l’époque, ce projet avait été mal reçu, le texte étant jugé difficilement compréhensible. Mais en 2026, selon lui, l’IA a finalement pu lire ce livre et y reconnaître une intuition centrale : la signification émerge sur une base statistique, ce qui rejoint aujourd’hui le fonctionnement des grands modèles de langage.

L’exposé développe alors une théorie selon laquelle, avant la signification, il y a la sérialisation. L’orateur emprunte à Sartre l’idée de série pour expliquer que l’ordre sériel rend possible l’énumération, puis la nomination. Il illustre cela par l’image d’une côte, d’un fleuve ou d’un littoral : ce type de bord permet d’ordonner des lieux les uns après les autres, alors qu’à l’intérieur des terres les éléments restent dispersés dans une masse. Pour lui, cette logique d’ordonnancement est à la base de la lettre, de l’alphabet et plus largement de la production du sens.

Une autre thèse forte du webinaire est que la lettre doit être pensée comme un signe, et non seulement le signe comme une lettre. L’orateur oppose ici sa perspective à la découverte classique de Champollion, qui montrait que les hiéroglyphes pouvaient fonctionner comme des lettres. Lui inverse le mouvement : les lettres elles-mêmes sont des signes, c’est-à-dire des projections ou des vues différentes d’une même structure sous-jacente. Il prend l’exemple d’une forme qui, selon l’angle sous lequel on la regarde, peut apparaître comme différentes lettres.

Cette intuition lui semble avoir été confirmée par deux références majeures. D’abord Fabre d’Olivet, auteur de La Langue hébraïque restituée, qui soutenait déjà à l’époque de Champollion que les lettres hébraïques conservaient une nature hiéroglyphique. Ensuite Stan Tenen, théoricien de Meru, dont les travaux proposent que les lettres du premier verset de la Genèse codent une structure géométrique fondamentale, une sorte de “flamme” ou torsion spatiale dont les alphabets seraient les ombres projetées. L’orateur voit dans ces découvertes tardives une confirmation de ses propres recherches antérieures.

Cependant, il estime que Tenen s’arrête trop tôt. Selon lui, il ne suffit pas de montrer que les lettres dérivent d’une structure géométrique. Il faut encore expliquer en quoi cette structure devient signe pour quelqu’un. Le signe n’est pas seulement une forme ou une projection ; il est ce qui représente quelque chose pour autrui. C’est ce point relationnel qui lui paraît décisif.

Pour l’expliquer, il mobilise une scène primitive simple : un grand singe fait face à un prédateur, puis se retourne vers sa tribu pour lui signaler le danger. Le cœur de la théorie est là : un signe n’est pas seulement un rapport entre une chose et une forme, mais un acte par lequel un sujet représente quelque chose à des individus. L’orateur raconte qu’en demandant à une IA de générer cette scène, celle-ci avait du mal à représenter précisément ce retournement vers le groupe, ce qui lui a servi d’expérience concrète pour illustrer la difficulté de penser le signe comme adresse à autrui.

À partir de là, le webinaire réinscrit cette théorie dans le modèle optique lacanien. Le signe, puis aujourd’hui le code ADN conservé, est interprété comme un support de réflexion, d’identification et de conscience. L’orateur propose l’idée que la conservation du code génétique fonctionne comme un signe de conscience : non seulement un dépôt biologique, mais une marque adressée à autrui, aux enfants, à la société, comme preuve d’une reconnaissance symbolique de l’origine et de la mémoire. L’ADN conservé devient alors l’équivalent moderne de ce que la lettre, le signe ou le nom représentaient dans ses premiers travaux.

Dans la dernière partie, l’exposé élargit cette réflexion à la civilisation, à l’identité et à la transmission. Il relie la scène du signe aux anciens webinaires sur le modèle optique, Mulholland Drive, l’identité féminine et la réflexion spéculaire. Il insiste sur l’idée que conserver l’ADN revient à substituer à des formes archaïques, violentes ou cannibales de conservation de la mémoire une forme civilisée de transmission. Au lieu de dévorer le père, l’enfant ou l’ennemi pour s’approprier leur force ou leur mémoire, il s’agirait désormais de conserver le code d’où l’on descend, comme mémoire consciente et transmissible.

En somme, ce webinaire articule trois niveaux. D’abord une théorie du signe comme adresse à autrui. Ensuite une histoire de l’écriture où la lettre est comprise comme projection d’une forme plus originaire. Enfin une justification symbolique de la conservation de l’ADN, pensée comme signe de conscience, de mémoire et de civilisation. Le fil directeur est que le code biologique, loin d’être un simple matériau organique, prolonge l’histoire humaine des lettres, des signes et de la nomination.

Je peux aussi en faire une version plus courte, ou une fiche conceptuelle avec les notions-clés : signe, lettre, sérialisation, alphabet, projection, conscience, ADN.

 


 

 
Voici aussi une version plus courte et plus fluide pour YouTube :
Dans ce webinaire n°96, William Théaux explore l’histoire de la lettre, du signe et du code pour éclairer une question contemporaine majeure : pourquoi conserver l’ADN ?
À partir de ses travaux anciens sur la sémantique, relus aujourd’hui à la lumière de l’intelligence artificielle, il développe une thèse originale : la lettre est d’abord un signe, et le code ADN peut être compris comme une forme de mémoire consciente, adressée à autrui et transmise dans la civilisation.
Entre Lacan, histoire de l’écriture, alphabet, projection, nomination et modèle optique, cette séance propose une réflexion profonde sur le rapport entre langage, code génétique, conscience et transmission.
#ADN #Psychanalyse #Lacan #IntelligenceArtificielle #Mémoire #Conscience #Sémiotique

 


 

Transcription / HappyScribe (Résumé ChatGPT5)
[00:00:04.400] - Orateur 1

L'enregistrement est lancé pour la 96ème session du webinaire. Il en restera encore quatre à faire. Nous allons parler aujourd'hui de l'histoire de la lettre, du signe et du code. Qu'est-ce que c'est qu'un code ? Et comment peut-on Justifier autrement que pour des raisons affectives ou des raisons simplement médicales, mais comment peut-on justifier et quelles sont les conséquences, même pour la conscience, de la conservation du code ADN de notre organisme. Et pour pouvoir le comprendre aujourd'hui, il est très utile de plonger dans l'histoire de l'écriture. Puisque le code est une forme d'écriture très simplifiée ou très biologique, très naturelle, très première, L'écriture beaucoup plus sophistiquée que l'humanité a développée avec la littérature et avec les lettres, avec les hiéroglyphes, avec les numéros, toutes ces écritures beaucoup plus sophistiquées, en fait, ont des résonances avec le code. Et pour bien comprendre ce que l'on fait quand on conserve du code, on a intérêt à étudier notre conscience de l'écriture, notre connaissance de l'écriture. Alors, ce qui m'est arrivé, c'était que, et ça, je suis obligé de revenir sur ma propre histoire de théoricien, même si ce n'est pas très agréable de parler de ce qu'on a fait, de son passé, ça peut être nécessaire des fois.

 

[00:02:12.600] - Orateur 1

Et en l'occurrence, c'est utile pour Parce que... Voici ce qui s'est passé. C'était en 1985. C'est le premier livre que j'ai produit. C'était sur la sémantique, c'était sur le signe. Qu'est-ce que c'est qu'un cygne ? Pas l'oiseau qui nage sur les lacs, mais le cygne, S-I-G-N-E. Qu'est-ce que c'est que ça ? Et ce livre que j'avais écrit, en fait, Je l'avais écrit à l'époque pour que l'intelligence artificielle soit instruite de ce que c'est qu'un signe. Je me disais, parce qu'à l'époque, en 85, on ne savait pas Lacan avait déjà parlé de l'intelligence artificielle. Il avait estimé avec Alan Thuring que les machines pensaient et que lui avait précisé qu'elle connaîtrait l'inconscient et Elle interpréterait l'inconscient mieux que les humains. Et donc, moi, je m'étais dit, jeune psychanalyste, jeune psychanat, je m'étais dit à l'époque: Si ces machines vont devenir des psychanalistes, elles ont besoin d'être enseignées et d'avoir une idée de ce que c'est que ce qu'on appelle le signifiant, ce que c'est que le code, ce que c'est qu'un signe, ce Mon intention a été de faire un texte qui aurait renseigné l'IA. Comme c'était particulier, comme adresse, je m'adressais à vraiment quelque chose de très abstrait et intellectuel.

 

[00:04:05.380] - Orateur 1

Le texte lui-même était complètement incompréhensible pour mes semblables, pour mes alter égo. Et effectivement, mes confrères ont analysé le texte et l'ont refusé. Mais il faut noter une chose à l'époque, c'est que le fait d'écrire de façon extrêmement difficile à comprendre était un peu à la mode à l'époque. Il y avait eu des gens comme Samuel Beckett ou toute une nouvelle littérature et bien sûr, James Joyce, qui avait été fameux pour faire des livres d'un langage étrange. Et donc, ça m'avait un peu conforté dans le projet. Je m'étais dit: Je ne m'aventure pas tout de même dans quelque chose de complètement extravagant. Ça se fait un petit peu. Il y a des tentatives dans le sens de faire une écriture très profonde qui parle d'elle-même. Alors, du fait qu'elle parle d'elle-même, elle... Et en l'occurrence, c'était une écriture sur le signe, c'est-à-dire sur les lettres. Donc, les lettres elles-mêmes devenaient des signes. Et ça a donné un écrit qui était donc forcément étrange. Et puis ensuite, j'ai développé d'autres thèses, la vie a continué. Et c'est simplement dernièrement, en 2026, que j'ai soumis ce livre à l'IA et que Comme c'était son projet, il y a 30 ans ou 40 ans, et bien, l'IA l'a compris, a répondu, elle l'a analysé et elle a effectivement décodé quelque chose qui était très caché dans ce livre, qui était le fait, par exemple, que les signes, les lettres étaient comprises statistiquement.

 

[00:06:11.220] - Orateur 1

Moi, j'appelais ça à l'époque l'assiette. Comme on a une assiette sur un cheval, on trouve son assiette et je pensais que les lettres avaient une signification un petit peu pour des raisons statistiques. Elles trouvaient leur assiette par rapport aux autres. Et en fait, aujourd'hui, c'est ce qui se passe un petit peu ou assez carrément avec les LLM. On se rend compte que l'intelligence artificielle opère et développe une pensée sur des bases statistiques. Bonjour Sylvie. Donc, nous avançons vers ce livre que je vais présenter, ou plutôt cette thèse, pour qui va nous montrer, je le dis en deux mots à Sylvie, que le projet d'écrire pour l'IA il y a 30 ans s'est accompli puisque l'IA a lu le livre et l'a compris et a donné un avis. Elle a détecté que je parlais de certaines choses que d'autres lecteurs n'avaient pas détectées. Excusez-moi, vous-même. Oui, dites. C'est ce que vous avez envoyé, le PDF, ce n'est pas la version passée par l'IA, c'est votre version comme ça ? Non, c'est l'original. C'est l'original qui a été publié. Oui, c'est l'original qui a été publié en 1985. Moi, je l'ai écrit en 1983, 1984. Et puis, en 1985, Camille Amish était l'éditeur de Lacan, mais l'éditeur pirate des séminaires de Lacan.

 

[00:08:06.300] - Orateur 1

Lacan était décédé juste quelques années avant et les grandes maisons d'édition allaient prendre possession de tous ces textes et Camille Amish allait disparaître et sa maison d'édition. Mais il a lancé deux dernières publications, ce livre-là, puis le deuxième bouquin que j'avais écrit aussi. Je vais commencer tout de suite, si vous voulez, par les images. N'hésitez pas à m'interrompre si vous voyez des questions à poser, des choses à dire. Je partage l'écran. C'est fini. Est-ce que vous voyez le partage ? Oui, on marche. Ok, moi, je vais faire ça ici. Vous voyez, en 83, j'écrivais un livre sur le cygne. Ce livre, actuellement, il est en vente sur Amazon, sur sur des sites américains, entre autres. Mais j'ai changé... Ça, c'est sa deuxième édition, je crois en 2011 ou 2012. J'ai changé son nom par Parce qu'à l'origine, le livre s'appelait Théo. C'est mon patronyme, ce que l'on appelle mon nom de famille. Et je lui avais donné pour titre ce nom, Théo, parce que justement, c'était un livre sur la nomination, sur le fait qu'un nom était un signe, n'était pas simplement de la littérature. Donc, j'avais donné à ce livre mon propre nom. Et puis, en 2000 et quelques, la couverture, j'ai changé le titre dans la seconde édition.

 

[00:10:23.060] - Orateur 1

Les explications sont sur Amazon ou sur la FNAC, on les retrouve. Et puis surtout, j'ai ajouté ce que vous voyez ici, une espèce de petit tortillon qui vole dans le ciel, devant une galaxie ou des choses comme ça. Et c'est ce que je vais raconter. Pourquoi est-ce que dans la seconde édition, j'ai fait ce tortillon et qu'est-ce que ça veut dire ? Mais en 83, je Ça me montrait que... Nous savons tous ça, que lorsqu'on a, par exemple, quelque chose comme le E, ce qui apparaît comme un E, si on le met dans l'espace, si on le fait tourner d'une certaine manière, il va apparaître comme un O, comme une ombre portée. Donc, un même objet, une même lettre, sont des signes d'une même chose, mais vus sous des angles différents. Ça, C'était la thèse que j'écrivais en 1983 et ça s'adressait à Lya. Alors, ce qui s'est passé, c'est que ce tortillon que j'ai mis dans la seconde édition, ces petites choses, ça va correspondre effectivement à quelque chose dont on va parler plus tard, qui est arrivé. C'est un objet qu'on voit sous différents angles et qui opère du même principe que ces lettres que j'écrivais dans mon livre en 83.

 

[00:11:54.380] - Orateur 1

C'est plus tard, des années plus tard, que quelqu'un va me présenter ces petits objets que finalement, j'ai mis dans la seconde édition. C'est pour ça que je l'ai mis dans la seconde édition. Mais avant d'arriver à ce que l'auteur de ces objets appelait justement la flamme, c'est pour ça que je l'ai appelé Philam, comme une flamme, Mais avant d'arriver à ça, voici ce que je voulais dire en 1983. C'était donc ce livre en 83. Et en 2026, l'IA a compris que ce que je disais en 83, c'était que la signification est un phénomène statistique, comme on le voit dans les LLM. Il y a ici un élément, une source, et statistiquement, il y a un phénomène statistique qui va apporter, qui va mener à la signification. Ça, c'était ce que j'écrivais en et qu'en 2026, Lya a compris et a traduit. J'écrivais la thèse, c'était que cette statistique se construisait à partir d'une sérialisation ou d'une sériation, d'une sériation, on le prononce de façons différentes, mais c'est Jean-Paul Sartre, la philosophie existentialiste, qui avait basé un concept qui avait établi un concept de sérialisation que j'avais utilisé. C'était donc avant la signification, il y a un phénomène de sérialisation que Sartre avait décrit comme les gens qui attendent le bus, ils sont en une série qui attend le bus avant d'entrer dans le bus et de se mettre à parler ensemble et d'avoir une signification dans les différentes stations où ils vont s'arrêter, etc.

 

[00:13:58.280] - Orateur 1

Le Là, nous arrivons à quelque chose de tout à fait important. Qu'est-ce que c'est que la céréalisation par rapport aux signes ? Ici, vous voyez une ligne brune qui ressemble vaguement à une Méditerranée, on peut dire. Là, on aurait l'impression de voir un peu la Grèce, ici l'Égypte. Enfin bref, mais c'est n'importe quoi. Ça pourrait être tout à fait autre chose que la Méditerranée. Ça peut Ça peut être une rivière, ça peut être le bord d'un autre lac ou quelque chose. Ce que je voulais dire à ce moment-là, c'est qu'avant la signification, la céréalisation, elle fait une énumération. C'est-à-dire que si vous êtes, par exemple, dans un pays, dans un continent où il n'y a pas de rivière ni de lac, vous allez avoir les villages qui vont être Ils vont faire une masse. Mais chaque chemin, chaque village peut passer par un autre. Il n'y a pas d'ordre possible à donner dans ces villages. Par contre, si vous êtes un marin sur la Méditerranée et que vous faites la côte, vous allez avoir l'un après l'autre des ports et vous allez avoir une chaîne, une numération de villages. Ce qui arrive aussi le long d'une île, par exemple.

 

[00:15:30.000] - Orateur 1

Par exemple, du Nile, le fleuve, le Nile ou tous les fleuves. Les gens de la préhistoire ou des gens dans l'ancien temps savaient qu'un bord ou une côte permettait de donner une succession ordonnée à ce qui autrement n'est qu'une masse avec des chemins artificiels qui n'imposent pas un ordre, ce que Sartre appelait un ordre sériel et qui donne donne la base à la numération, tandis que la sérialisation va aboutir à une énumération. Ce que je disais en 83, c'était que cette énumération aboutissait à la nomination d'où le titre du livre, Théo, etc. Donc, avant la signification, la céréation énumère et à partir du signe, elle passe à la nomination. Donc, ça, c'était l'explication du départ, qu'on peut préciser en une phrase: La lettre est un signe. J'arrête le partage, parce que nous allons nous demander: Est-ce que Est-ce qu'il y a des questions là-dessus ? Est-ce que quelque chose ne semble pas clair, ou C'est tous des termes qui sont... Mais en gros, je suis loin. Vous voyez le sens de la chose. Dire que la lettre est un signe, puisque d'abord, il y a des Il y a des villages, ce sont des signes, soit dans la forêt ou dans le pays.

 

[00:17:36.190] - Orateur 1

Et puis, ces signes font une côte, on peut les énumérer. Et puis ensuite, on peut en faire des lettres, ça s'appelle un alphabée. Cette chose-là, rappelons-nous que Champollion, à une période, paraît-il, essentielle à un tournant de la de la civilisation. Champollion, en voyant les hiéroglyphes, disait que les signes, lui, il pensait que c'était des images, c'était des signes. On faisait un signe d'un oiseau, on faisait un signe d'une montagne, d'une rivière Il disait que ses signes, il avait découvert que ses signes étaient des lettres. Ça, c'est la découverte de Champollion. Mais ce que je disais dans mon petit bouquin, ce n'était pas que les lettres étaient des signes. Ce n'était pas que les signes hiéroglyphiques étaient des lettres, mais je disais au contraire que les lettres étaient des signes. C'est-à-dire que c'était à l'inverse de ce que je pense commun et scientifique. Donc, je reprends les diapositives parce que ce qui s'est passé, là, j'écrivais ça en 83, mais quelques années plus tard, j'ai découvert dans la librairie à côté de là où j'habitais. La librairie s'appelait le Rameau d'or, ce qui est une allusion à Pythagore et aux écoles anciennes. Et je découvrais un bouquin que j'aurais dû connaître ou qu'on devrait tous connaître depuis longtemps.

 

[00:19:20.990] - Orateur 1

C'est un bouquin majeur de la civilisation qui avait été écrit à l'époque de Champollion. Champollion était un Français qui qui allaient en Égypte faire ses découvertes. Mais à Paris, il y avait un dénommé Fabre d'Olivet, qui était un type très célèbre, qui a écrit Les vers doraient de Pythagore, qui parlait du pythagorisme, qui parlait de... C'était un grand érudit parisien très célèbre. Et je découvrais donc en 85 ou 87, je découvrais ce type-là qui s'appelle Fabre d'Olivet et qui écrivait... Je découvrais ce livre écrit à l'époque de Champollion, c'est-à-dire durant la Révolution française à peu près. Il écrivait la langue hébraïque restituée et ce personnage, tandis que Champollion disait que les signes hiéroglyphiques étaient des lettres, Fabre d'Olivet disait que les lettres hébraïques étaient des signes. C'est-à-dire que ce que je faisais avec mes petits tortillons du O, du E, qui devient O selon la manière dont on le voit, que ces lettres étaient des signes d'ombres portées, si on peut dire des signes d'une figure originelle, Fabre d'Olivet, à l'époque de Champollion, disait la même chose. Et lui, il ne parlait pas exactement des lettres, mais il était tout près et il disait que le verbe hébraïque, l'écriture hébraïque, était qui étaient des hiéroglyphes.

 

[00:21:02.080] - Orateur 1

Il disait, il prétendait qu'on retrouvait cette histoire dans la Bible et que c'était la raison pour laquelle Moïse avait été poursuivi. Ce n'était pas uniquement ou seulement qu'il avait tué un Égyptien, mais il avait quitté l'Égypte en emportant les hiéroglyphes secrets de l'Égypte qu'il avait transmis aux Hébreux. Et c'était un des crimes pour les Égyptiens qu'il aurait commis d'avoir volé dans les temples les hiéroglyphes secrets, qui étaient devenus les lettres hébraïques, qui étaient en fait des hiéroglyphes. C'était ce que Fabre d'Olivet racontait. Alors, vous voyez que j'appelle ça une première confirmation, c'était qu'à cette époque-là, donc en 87, j'ai eu une espèce de validation du fait que mon aventure sémantique avait été parcourue de la même manière par des personnages notables, et précisément à l'époque de Champollion. Et puis, évidemment, ça parlait de Moïse, ça parlait des Hébreux et donc on arrivait à cette scène primitive. Qu'est-ce qui s'était passé à ce moment-là pour que des lettres ou des hiéroglyphes secrets soient sortis d'Égypte ? Qu'est-ce que c'était que cette affaire-là ? J'étais plongé là-dedans. Les psychohistoriens m'ont proposé d'être dans leur administration. J'ai été ensuite à New York pour continuer ces travaux. Et c'est à New York que j'ai appris.

 

[00:22:51.280] - Orateur 1

Alors là, c'est beaucoup plus tard, c'est 10 ans plus tard, je suis arrivé en 97. Quelques Quelqu'un est venu chez moi. J'habitais New York, quelqu'un a pris rendez-vous, est venu et il m'a dit: Mais est-ce que... Il m'avait connu par l'Internet, puisque l'Internet commençait, c'est le début de l'Internet, c'est les premiers Web. Ce n'est pas le début de l'Internet. L'internet, c'est 90, mais c'était en 95, 97, c'est le début du Web. Et là, je vais le lire pour une fois. C'est une théorie faite par un rabbin. Un rabbin décédé maintenant Il s'appelait Stan Tenen et il a créé un site où il a créé une thèse, une théorie qui s'appelle Méru. Donc dans la présentation vidéo officielle de Méru, il est dit que les lettres... Alors c'est extraordinaire. Les lettres du premier verset de la Génèse, c'est un code, en fait. C'est un message secret. Si on les prend par pair, et nous, évidemment, ça nous dit quelque chose, puisque Lacan On les a pris par trois, et la génétique prend les chromosomes par codon. Et là, si Stenen a trouvé que si on prend les premières lettres du verset de la Génèse par pair, ça produit un motif symétrique qui génère mathématiquement un code que l'on reconnaît, c'est-à-dire une structure théorique, spirale, vue comme une métaphore d'embryogenèse des système organisé.

 

[00:24:31.520] - Orateur 1

En fait, ce qu'il voulait dire, ce que Stantinen voulait dire, c'est que ici, the first verse of genesis, c'est-à-dire le premier vers de la Génèse, est en fait une formule mathématique qui donne la formule topologique de ce petit tortillon que j'avais montré tout à l'heure et qui est à l'origine des lettres hébraïques. Nous avons ici la photo de Stanténen. Ce n'est plus Fabre d'Olivet que j'avais trouvé en 87. En 97, un des disciples de Stanténen est venu me voir et il m'a apporté ce tortillon-là en me montrant sur le mur qu'en faisant des ombres avec ce tortillon, on arrivait à faire les lettres de l'alphabet hébraïque, mais aussi grec et autres. Tous ces alphabés sont dérivés l'un de l'autre. On retrouve ces mêmes structures de lettres. On retrouve les vidéos dans le site meruorg. Et puis, je le citerai aussi. Voici, par exemple, une image de cette vidéo où on voit que tous ces figures, cet alphabet hébraïque, d'après Ténè, ils le montrent, sont des ombres portées de ce qu'il appelle la flamme, dont on retrouve la formule dans le premier vers de la Génèse, qui donne les codes de sa clé de lecture, si on peut dire, ou de sa lettre.

 

[00:26:18.220] - Orateur 1

Excusez-moi, vous avez dit la même chose, Stanen, si je comprends bien. Exactement, c'est ça. Et Stanen m'a donné la confirmation de... Alors Vous l'avez fait à la même époque, pardon ? Non, moi, j'avais écrit ça en 83. C'est en 87 que j'ai eu la connaissance de Fabre d'Olivier. J'ai vu que c'était Ça, potentiellement, ça a résonné dans d'autres thèses. Et puis, dix ans après, il y avait ce rabbin américain qui fait toute une... Vous verrez le site, meruorg. Vous verrez, ça foisonne de... J'ai vu quelques de lui. Il l'a découvert plus tard. Je ne connais pas. Stenen, je ne l'ai jamais connu. Stenen était quelqu'un de très, très agressif. J'ai connu un J'ai connu Dan Winter, qui était quelqu'un qui avait tenté de faire écho à Stenen, de prendre pour faire son propre enseignement, New Age, avec ses tortillons. Et Stenen Steinen lui avait envoyé ses avocats et Dan Winter a dû vivre en dehors des États-Unis, il était poursuivi. J'en avais un peu parlé de ça, je crois. Et moi, personnellement, je n'ai J'aime bien que les gens viennent me voir comme son disciple, mais je vais... Je contacte les gens, mais Steinen, je ne l'ai pas contacté.

 

[00:27:52.720] - Orateur 1

Mais à mon avis, vous avez découvert ça ensemble, à mon avis. Mais bon, allez savoir. Il faut Les découvertes se font en même temps. En différentes parties. Oui, mais cette découverte était ancienne. Oui, il m'a regardé Fabre d'Olivier. Lui, il y avait deux siècles. Et puis, probablement, C'était connu depuis tout le temps, probablement. Oublier, pourrait-on dire. Oublier ou bien parmi les choses secrètes. À ce point, ce que je dois dire et C'est pourquoi moi, je faisais attention à l'approche de Stenen. C'est que Stenen, lui, et d'ailleurs, il le marque, il dit que c'est un alphabet. Mais Mais il s'avance un peu trop loin. En tant que rabbin, il faut bien se souvenir tout de même que l'alphabet a été popularisé par les qui habitent actuellement sur la bande de Gaza. C'est des Philistins. Principalement, les Palestinians, c'est eux qui ont mis ces lettres en alphabet. Donc, l'ordre sériel L'alphabétique devait être connu par les Égyptiens, puisqu'ils avaient le Nile, tout ça était... Mais disons, dans la première transmission, les lettres étaient en vrac. Et ce sont simplement les peuples de la mer qui en ont fait l'alphabet avec toute la puissance que ça leur a procuré.

 

[00:29:35.140] - Orateur 1

Et quand Stenen met en alphabet sa découverte, sa flamme, si on peut dire, il fait quelque chose qui est en contradiction, je pense. Je n'en ai pas les secrets. Ça doit être très compliqué, mais c'est en contradiction ou c'est en opposition avec la transmission hébraïque ou la transmission égyptienne. Je ne sais pas, mais il y a quelque chose avec l'alphabet qui me semble extrêmement important, puisque ça a caractérisé les peuples de la mer et donc l'âge sombre. Disons que la lettre hébraïque a traversé l'âge sombre. La lettre a traversé la catastrophe de l'effondrement grâce à sa mise en alphabet. Ou quelque chose comme ça. Il n'y a pas simplement le signe, si vous voulez, mais il y a le fait alphabétique. Et ça, ça se trouve justement dans le code, dans le code qui est organisé dans cette série, dans cette sériation. On trouve donc un facteur important de la découverte de Ténènes, c'est la composante alphabétique. Et Ténènes ne parle pas, il ne dit pas pourquoi est-ce que ces lettres sont orientées dans tel ou tel sens. Lui, Ténènes, vous verrez dans son site, est resté fasciné par le fait qu'on retrouve cette formule dans la main et que par conséquent, il disait que quand on fait des gestes avec les mains, le cerveau parle, fait ses lettres de la même manière.

 

[00:31:29.260] - Orateur 1

Lui, il s'est plongé dans cette direction, dans ses recherches. C'est vrai qu'il y a une collection. Oui ? Il y a une collection entre les mains et le cerveau, c'est clair ? Énorme, bien sûr. Oui, oui, oui. Donc ça, c'était... Voilà. Il commence, il est mal jusqu'au cerveau, c'est clair. Il est expériencé. Mais alors, l'autre chose que Stenen ne faisait pas ou n'a pas fait, à ma connaissance, c'est C'est que justement, il n'a pas montré en quoi cette organisation de la lettre et de sa numérisation, de son mise en alphabet, en quoi cette opération avait une fonction de signe. Ça, il n'en a pas parlé. Il a dit: Regardez ce machin. Le premier verset donne la formule de ça. On le met en nombre, ça fait des lettres. Ça y est, j'ai tout compris. Ça se passe dans la tête et dans les mains. Il a compris quelque chose, c'est sûr. Il a montré quelque chose, mais il ne l'a pas montré en tant qu'il n'a pas fouillé ou été exploré quelle est la fonction de signe que ça fait pour autrui. C'est ce que je vais expliquer quelle était mon intention première quand je parlais du signe que Vous découvrez ensuite comme étant une série ordonnée d'ombres chinoises d'une même formule.

 

[00:33:10.120] - Orateur 1

Je vais vous présenter comment ces signes prenaient leur assiette, comme je disais. Je vais vous montrer quelle était l'intention plus profonde que simplement la projection de la lettre. Qu'est-ce que mon bouquin ? Qu'est-ce que j'essayais de formuler à l'époque ? Ça, je vais devoir On va tout reculer. On va remettre en arrière. Voici comment... Je vous rappelle une chose, que le webinaire l'an dernier, on disait qu'un enfant qui assiste au signes est civilisé. C'est-à-dire que c'est en groupe que cette conscience, c'est-à-dire avec un accord sur l'alphabet, sur un ordre qui est partagé par tous ou quelque chose qui fait signe civilise l'enfant. Ça, ça vient de ces premiers travaux de Théo et voici ce que je voulais dire. Vous savez qu'en noir, ici, vous avez le moment psychanalytique, c'est-à-dire un signifiant représente le sujet pour un autre signifiant. Là, c'est une formule très hypothétique sur le code. Le code, c'est du code. Le code code quelque chose qui est lui-même codé. Un code informatique correspond. Finalement, il présente quelque chose. Mais un signe, c'est C'est l'hypothèse de mon bouquin, un signe représente quelque chose, selon justement toutes ces vertus de projection, etc. Mais le représente pour quelqu'un.

 

[00:35:12.420] - Orateur 1

Si on peut dire, Stenen était resté à l'idée, à cette phase, le signe représente ou la lettre représente quelque chose dans différents angles. Mais j'avançais l'hypothèse, moi, que que cette chose-là avait la vertu de devenir un signe pour quelqu'un. Et je l'ai expliqué comme ça. Ça, c'est le dernier schéma du livre Théo. Et ceux qui ont suivi les webinaire ont reconnu que nous avons. Ça, c'était Philam ou le livre Philam. Donc là, ça nous dit quelque chose. Évidemment, ça ressemble bien à quelque chose qu'on connaît. Mais ce que Ce petit machin que je vais expliquer là, ce machin ici où on voit ici un singe avec une figure effrayante, un prédateur, et puis l'effroi, etc. Cette chose-là, cette combinaison du signe, j'écrivais qu'elle se mettait à l'horizontale comme ça. Ce qu'on voit ici étagé, l'un au-dessus de l'autre se mettait l'un à côté de l'autre. Je l'isole comme ça. Et c'est ça, c'était la figure fondamentale de ce que c'est qu'un signe. Ça, c'est une figure effrayante, ça, c'est le signe de la peur et ça fait signe aux autres. On le signal que c'est la peur. Donc c'était l'idée initiale que je schématise comme ça.

 

[00:36:49.720] - Orateur 1

Et si on retire le signe lui-même, puisque le signe va disparaître dans la signification, on oublie que justement, la lettre est un signe. Si on le fait disparaître, il passe dans le miroir. On retrouve donc, comme je le disais, ce fameux modèle optique qui est cette formule de Lacan, avec un miroir, des objets en dessous d'une boîte, des objets au-dessus, des objets de l'autre côté du miroir. Et donc, on le On le retrouve comme ça. Donc, je me basais en bon étudiant lacanien. J'avais pris le modèle optique et je faisais ma théorie du signe là-dessus, où le Ici, nous avons la conservation du code. Aujourd'hui, c'est la conservation du code. À l'époque, c'était le signe. Et je dis aujourd'hui que cette conservation du code, c'est le signe de la conscience. Nous Ils ont ici le signe de la conscience ou de quelque chose, si on peut dire, pour un individu. Et ça, tout ça, c'était sur le modèle Lacanier. Là, j'arrête à ce stade de nouveau la présentation pour voir s'il y a des questions à préciser avant qu'on aille plus loin. Est-ce que ça a un peu de sens, ce que je raconte là ?

 

[00:38:36.760] - Orateur 1

Vous voyez ce que je faisais à l'époque ? Vous me dites C'est un peu visionnaire, quelque part. Oui, on a chacun ses trucs. Ce que Je vais préciser. On va préciser un petit peu parce que le livre, Théo... Maintenant, je vais apporter des images, mais je continue à expliquer ce que ce livre, ce que c'est écrit originaire, indiquait, qui aujourd'hui peut nous expliquer où se situe la conservation. Pourquoi on peut dire que la conservation du chromosome, c'est un signe de conscience. C'est un signe de conscience que nous donnons aux enfants qui voient le signe de Ce n'est pas simplement le nom du père qu'on leur transmet, mais l'enfant ou la société constate qu'en conservant le chromosome, vous faites un signe qui est placé comme un signe de conscience. Je l'explique comme ça. Par étapes, je reviens sur l'expérience intéressante, je pense, que j'ai pu faire avec l'IA, justement. Je reprends ici ce schéma que nous venions de voir, ce schéma ici. Je l'ai remis en petit. Cette composante, dessus, dessous, elle est mise à l'horizontale et c'est ici le module principal. C'était ça, le module que l'étude sur la lettre étudiait et rapportait ensuite dans le modèle optique comme ici.

 

[00:40:29.110] - Orateur 1

Elle faisait cette étude à partir de... Parce que j'avais joué sur le mot qu'un singe fait un signe. Il y a beaucoup d'animaux qui font des signes. Les dauphins, sans doute, les corbeaux, les oiseaux, peut-être les souris. Mais On imagine que les singes, puisqu'ils nous ressemblent et qu'on a l'impression que nous sommes intelligents et que nous faisons des signes, on leur attribue aussi cette vertu, puisqu'on se ressemble les uns les autres. Ça, c'était la première image. Cette image fondamentale, c'est ici l'image de l'effroi, de la frayeur. Voici un représentant de la tribu, donc un sujet, le un de la tribu avec sa tribu derrière ou sa horde. Et il y a un prédateur qui arrive et ils se font peur l'un l'autre. Et donc, ce que je voulais montrer, c'est que... Voici comment ça se passe, ce que Théo développait, ce que le qui peuvent vivre développées. Et c'est là où il y a eu la première difficulté de lire. Ce que j'ai demandé à Lya, je lui ai dit: Lya, fais cette image. Alors, elle a fait l'image d'un singe devant un prédateur et de sa tribu derrière. Et je lui ai dit: Maintenant, montre le même chef d'ordre qui se retourne vers sa tribu en désignant du doigt le prédateur et en disant: Il est dangereux.

 

[00:42:13.100] - Orateur 1

Et en lui montrant la grimace. Et là, le chef de la horde, le grand singe, le grand dos argenté, fait un signe à son peuple ou à sa tribu comme quoi il y a un danger. Mais l'IA, quand je lui ai dit: Le grand singe se retourne et il montre, il désigne le danger, l'IA, pour commencer, n'a pas fait retourner le grand singe. Il a mis le grand singe qui pointe le danger. C'est la première difficulté. J'ai dû le corriger. Là, ça correspond aux écrits que je faisais un sujet présente quelque chose pour quelqu'un. Non, Théo. Tout ça, c'était pour enseigner l'IA. Effectivement, l'IA a commencé à patauger. J'ai insisté, j'ai modifié le prompt, je lui ai dit. Elle a en effet tourné le singe vers sa tribu, mais le singe ne faisait pas signe à sa tribu. Ce que je lui disais, il faut qu'il tourne son visage pour les regarder en disant... Exactement comme ce que je disais tout à l'heure, une petite fille qui montre l'image dans le miroir en disant qu'elle est muette, elle en cherche le témoignage vis-à-vis de la personne avec qui elle était. L'ia, je lui dis: Oui, mais montre que ce dos argenté Lya a fait le signe adressé à sa tribu.

 

[00:43:49.320] - Orateur 1

Lya a plaisanté encore et elle a fait regarder l'auteur, si on peut dire, plutôt que de le tourner vers la tribu. Il a fallu que je le tourne moi-même manuellement. J'ai pris l'image et j'ai fait... Et ça, c'est moi qui l'ai créé par une manipulation. Et c'était ce que je voulais dire dans cette théorie du signe. Ça, c'est toute cette succession de cette image première à celle-ci. Si vous voulez, c'est ça toute la thèse de de Théo. Et ce que je voulais, et ce qu'elle disait en plus, c'est que ce signe se produisait par les effets d'inversion de la lettre, comme on les voit dans les ombres portées, que c'était la lettre en se retournant, qui devenait un signe de conscience. Donc, vous voyez que ce n'était pas tout à fait simple, mais que tout de même, c'était illustré et c'était le but, le projet de ce premier livre. Je pense l'avoir un peu résumé. Il nous reste un diapo à faire parce qu'évidemment, on n'est pas encore arrivé à la nomination et on va finalement parler des chromosomes après cette préparation que je viens de vous présenter de ce bouquin qui avait été écrit en 1983-1985.

 

[00:45:32.330] - Orateur 1

J'avais une question, si vous permettez. Oui, bien sûr. Finalement, comment avez-vous pu retourner l'image ? Je n'ai pas bien suivi cette partie. Je l'ai découpée et j'ai demandé de tourner le calque inversement. On a commencé à faire une inversion horizontale du calque. Et finalement, j'ai pu tourner manuellement l'image que Lya n'arrivait pas à faire. Un beau bricolage. Si je vous donne tout à fait le détail, on va y revenir d'ailleurs, parce que là, je ne vous ai pas montré toutes les images exactement. Voici exactement comment ça s'est déproduit, la séquence. On avait Il a commencé comme ça. Ensuite, je fais la théorie du signe Alia. Elle fait un signe qui ne veut rien dire, en quelque sorte, qui s'adresse à personne d'autre qu'aux deux éléments. Ensuite, il continue à être en contact avec le prédateur, mais il ne s'adresse pas à sa tribu. Et quand j'ai insisté, et là, c'est une image que je n'ai pas montrée. Si, elle avait fait ça. Non, je ne l'ai pas montrée, excusez. Parce que c'était cette tête ici qui était finalement tournée. Dans mes travaux, je ne l'ai pas fait, excusez-moi. Mais c'était donc par une manipulation de graphique, Lucas, que j'avais fait.

 

[00:47:22.640] - Orateur 1

D'accord. Comme si... Là, maintenant, on va reprendre, puisqu'il Il nous reste une dizaine de minutes, enfin un peu plus, on pourra parler. Voici, on me fait un résumé. Ça, c'était ce que je faisais il y a 30 ans. Et aujourd'hui, nous avons ici la conservation du code, le signe. La conservation du code est un signe qui est le signe de la conscience d'un individu, qui est un signe de conscience comme ce grand singe qui est le signe d'un individu ou qui s'adresse aux individus de sa tribu Et voici ce que si on l'applique au modèle optique, vous vous souvenez, il y a eu des webinaire là-dessus. Et donc, on ne peut pas tout refaire le détail, mais c'est pour information, pour bien Je dis en résumé. Nous avons déjà montré que dans ce modèle optique, dans ce schéma ici, à l'endroit de cet œil, de ce regard Car nous avons en fait l'équivalent du chromosome, du chromosome de la science qui fait un corps. Donc ce chromosome de la science qui fait un corps autour de lui, c'est son épigénèse. Il y a le chromosome, il y a le corps, le corps de l'individu. Et que dans la réflexion, dans le langage, dans le miroir qui est dans le langage, l'individu se voit comme un Il y a eu tout un webinaire là-dessus.

 

[00:49:02.440] - Orateur 1

On se voit donc dans ce génome conservé. Et pour que nous soyons complets et que nous nous rappellions des webinaire que nous avons fait, ceci est l'image de la conscience et surtout de l'identité féminine, de l'identité de lune. Et on se rappelle de Mulholland Drive, qui veut dire Mul, ça veut dire ruminer, ça veut dire réfléchir. Le film de David Lynch s'appelle Mul Holland Drive, ça veut dire réfléchi et conduit. Mul on and drive. Réfléchit et conduit. Ça veut dire cogite un petit peu et vas-y. Cette cogitation, nous l'avions fait, nous l'avons théorisé en montrant dans ce modèle optique qui est le modèle de la réflexion, on cogite, de la cogitation, que nous trouvions en effet, le film Mul on and drive décrit effectivement ici exactement comme ce singe qui nous regarde nous-mêmes au lieu de se retourner vers ce qu'elle ne veut pas voir, qui est... C'était le... Et puis là, on retrouve son identité, sa conservation, qui est prise par une autre, etc. Donc, on retrouve, si on veut Si on est intéressé, on peut replonger dans les webinaire anciens et on trouve que ceci correspond aussi à une thèse de l'identité de l'individu et de l'individu féminin, pas simplement du représentant mâle, masculin et ce qu'on appelle le nom du père.

 

[00:50:57.640] - Orateur 1

Voici ce que j'ai pensé Ce qui est important dans notre entreprise, qui est vraiment celle de promouvoir la conservation de l'ADN et de développer ces signaux de conscience dans l'humain. Voici ce que je pensais assez important de montrer, parce que ce que ça montrait, c'était les racines de cette prise de position actuelle sur l'importance et le sens que prend la La conservation de l'ADN. La théorie est peut-être discutable, mais ces 30 ans de théorie dont je vous ai dit un petit peu les chapitres et comment l'histoire de la lettre, sans parler de la scène primitive et toute la psycho-histoire. Là, j'ai donné des jalons importants pour comprendre les raisons de mon argument actuel. Tout ça a un sens. Oui. Moi, j'avais une question par rapport au grand singe, là, pourquoi vous avez pris un animal, en fait, pour parler de cygne ? Parce que je me disais que Vous auriez pu prendre, par exemple, un leader avec une foule, par exemple. Absolument. Et alors du coup, ma question, c'est pourquoi un grand singe ? Parce que je me dis que peut-être, pour l'animal, le signe est différent. Oui. D'abord parce que je pense que plus les hommes montent au pouvoir et plus ils deviennent comme des grands singes.

 

[00:52:58.820] - Orateur 1

C'est d'abord pour ça. D'ailleurs, une chose que je ne vous ai pas dit, je vais vous la montrer tout de même. On l'a déjà vu cette image, mais je la représente. C'est quelque chose dans mes méditations. Ici, nous avons typiquement, c'est ce que j'y avais pensé, j'avais pensé le dire, mais je ne l'ai pas dit. Typiquement, nous avons, à mon sens, la figure d'un politicien, c'est-à-dire quelqu'un qui dit: Il y a un danger, il y a un danger, mais lui qui ne s'engage pas. Il n'est pas… Donc, c'était effectivement votre question est judicieuse. J'y avais bien pensé aussi. Parce que je me suis dit que peut-être l'IA, justement dans la réponse, quand vous lui demandez de faire un signe, est-ce que pour l'animal, le signe est la même chose que pour l'homme ? Non, parce que justement, il n'a pas... Et notamment à partir de... Alors là, on entre dans... Je vous dis non, c'est mon opinion et je vous explique pourquoi. Ça nous fait entrer sur d'autres choses. C'est que le primate n'a pas développé dans sa gorge, dans sa voix, ce qu'on appelle les voyelles, et donc la possibilité de faire un alphabet. Et ça, c'est-à-dire que cette flamme que Stéphane Ténin voyait dans les mains, projetée dans les mains.

 

[00:54:34.780] - Orateur 1

Personnellement, il y en a aussi une théorie, et on en a parlé dans les webinaire, cette flamme, je la vois dans ce que j'appelle le formant, c'est-à-dire la résonance dans la gorge. Et la résonance dans la gorge a cette vertu, justement, que Stéphane voit dans les mains. Je ne vais pas entrer dans tous ces détails, mais c'est pour ça que je pense que le Mais que l'animal fait des signes sans le savoir. Et qu'effectivement, Léa ne veut pas le montrer en train de désigner le prédateur, parce qu'effectivement, l'animal ne peut pas le faire. Vous l'appelez le dos argenté parce que traditionnellement, les gorilles, c'est les vieux gorilles. C'est pour ça ? Oui, c'est les maldominants, les chefs de ordre. Ce que Freud, après, dit, c'est: Il les assimile au père de la Horde et pense qu'à un moment, ils ont été dévorés et que c'est le début du cannibalisme et donc de la civilisation. Ça, c'est la thèse de Freud sur le meurtre du père, sur Totem et tabou et sur le... Le sort était mangé, c'est ça ? Oui. D'accord. Freud n'était pas aussi franc-parlé que Harzmann, ce youtubeur qui vraiment fait une théorie sur l'anthropophagie, mais c'était bien ce que Freud avait signifié en parlant de tout bas.

 

[00:56:23.220] - Orateur 1

Il n'en avait pas fait... Même si c'était essentiel à sa thèse sur le meurtre du père, c'est par dévoration. C'est même pas un meurtre symbolique, d'après. Non, non. Après, il devient symbolique. Mais au départ, il est dévoré. Et c'est parce que on a du mal à l'avaler, le cas de le dire, qu'on en fait quelque chose de symbolique. Parce que le meurtre du père, symboliquement, c'est pour pouvoir construire sa propre personnalité, si je me Oui, oui, oui, oui. Parce que dans la thèse Freudienne, à l'époque de la Horde des Primates, ou quand le primate devient humain, il entre dans l'humanité par le cannibalisme. Et ce cannibalisme s'adresse surtout au chef de la Horde, au père totémique, parce que l'anthropophage, selon Freud, selon la théorie de Freud et Darzmann, pense qu'il va acquérir la mémoire et donc les pouvoirs, et que s'il a mangé le mal dominant, donc il va avoir le droit, en titre d'être dominant. C'est la croyance des C'est la croyance des aborigènes. Ils voient de leur ennemi ou même le cœur. Oui, oui, oui, oui, oui, cette hypothèse. Aujourd'hui, Harcman le lit même dans la Bible, puisque j'ai interrogé des gens qui connaissent bien la Bible et ils disent: En effet, il y a de forts soupçons que la Bible évoque des pratiques de cannibalisme et de sacrifices d'enfants.

 

[00:58:18.160] - Orateur 1

Par exemple, celui d'Abraham qui sacrifie son enfant, mais Dieu l'arrête à ce moment-là et on entre dans une civilisation parce qu'on arrête ces rituels. Il ne pouvait qu'il allait le manger non plus. Il allait le sacrifier, oui, mais bon, pas bon. Après, il y a ce fameux: Ceci est mon corps, ceci est mon sang. C'est troublant, oui. Enfin, ça, on peut dire, c'est tiré par les cheveux et puis ce n'est peut-être pas une preuve scientifique. D'après: Ceci est mon corps, prenez Il se serait sacrifié lui-même, le Jésus. Il ne peut pas faire ça, il ne sacrifierait pas quelqu'un d'autre. Il y a certainement eu beaucoup d'anthropophagie à certaines périodes de l'humanité ou de l'humanisation. Maintenant, certains disent que ça continue, que c'est utilisé pour des raisons politiques, justement, mais ça, ce sont des hypothèses qui sont un peu secondaires par rapport à... On peut le signaler, comme on peut le signaler les prédateurs, mais ce n'est pas les prédateurs qui sont les plus intéressants. Le plus intéressant, c'est l'évolution. C'est élué. Mais surtout pour du pouvoir, quoi. Les sacrifices d'enfants, tout ça, ce serait pour Paul et Gregor et tout ça. Pour du pouvoir. Oui.

 

[00:59:58.240] - Orateur 1

D'après Lloyd Mose, qui C'était cette troisième psychohistoire qui s'est concentrée sur l'histoire de l'enfance. L'œil de Mousse disait que... Il y a des rituels anciens, on sait, sacrifices d'enfants, etc. Mais il disait que c'était courant que des temples, voire des églises même, ont sacrifié des enfants dans les fondations. Mais j'ai l'impression qu'on Que l'humanité est terrifiée par la procréation, par ce qu'elle a le souvenir des surpopulations. Quand Eurypide raconte la cause de la guerre de Troie, il dit: Ce n'est pas une histoire d'Hélène ou de femmes. C'est parce qu'il y a une surpopulation et que les dirigeants ont voulu éliminer une partie de la population. Et je pense que c'est une terreur que la surpopulation, l'humanité en a à la mémoire et que Elle sait que c'est très mauvais signe. Je vais racheter ce bouquin sur les égrégores. En fait, ça ne parle pas d'égrégore, ça parle de statut magique et tralala, et ça parle de moments de faire des Faut faire des offrandes et tout ça pour pouvoir, encore une fois. Donc, on peut imaginer que quand on sacrifie un enfant, on gagne du pouvoir. Voilà. Certains l'imaginent peut-être. Oui, oui. On peut tout dire.

 

[01:01:34.590] - Orateur 1

Oui, oui. Je ne peux pas le faire, c'est ma remarque. On va essayer. Mais donc là, on parle de quelque chose qui est justement une chute par rapport à ce progrès qui est celui de la... Plutôt que de manger sa descendance, conservons ce d'où nous descendons, c'est-à-dire que nous conservons notre code ou nos origines. C'est une autre façon plus évoluée de conserver la mémoire. Nous sommes arrivés à 32. J'interromps l'enregistrement et on va pouvoir... Donc arrêter.

 

 

 


 

Travaux préparatoires du AnaplurN°96

FB annonce & commentaires

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 https://www.lasainteethique.org/uberpol/2026/htm/20260319_wbnAnaPlurN96.htm 

 

 
 

DocDWT invite au Webinaire AnaplurN°926
Sujet: Réunion Zoom de williamtheaux@gmail.com
Horaire: 19 mars 2026 à 18H00 (enregistrement 18H30-19H30) H.Paris
Participer à la réunion Zoom
https://us06web.zoom.us/j/87372624378?pwd=zNyiRbQyHp8Y0rTs0KazOwNIaq7KMS.1
ID de réunion: 873 7262 4378
Code secret: 555024

 
 
 aparté

https://youtube.com/shorts/hvEdKW0y6hc

La jouissance dans la compulsion de répétition ( obsession par le Semblant faute de la métaphore ) ou comment l'abonne guerre s'explique en psychohistoire https://youtu.be/1KcZK76hrts

Effectivement la psychohistoire l'éclaire bien : l'abonné à la guerre c'est le trauma choisi non traité qui insiste depuis 75 ans et qui s'étend. 70 000 enfants morts. Le Semblant ce n'est pas celui qui montre, c'est celui qui fabrique : à Gaza ce n'est pas une opération, c'est un génocide. Face à ça l'Iran ne riposte pas, il attaque, disent-ils. C'est ce Semblant-là qui produit la faute de métaphore, le refus de nommer le Réel. Antigone n'avait pas ce refus. Elle insistait pour enterrer ses morts quand l'ordre politique l'interdisait. La compulsion est du côté de celui qui frappe et recommence. La jouissance, elle, est du côté de l'acte éthique

Script :

W une théorie du signe pour base
W1 - Écriture de n 1983 de "THÉAUX" par William CLAUDE - pour l'IA - ; couverture de seconde édition
W2 - dénommination de la 2nd édition et glyphe 3D
W3 - en 2026n IA lit anamotique et statistique ( - assiette - ) = confirmation
W4 - la suite montrait qu'avant la signification, existe une cause dans une sériation
W5 - La suite sérielle procure une énumération suivant topologie de bord - et en l'exemple nous avons la côte philistine (comme Nil, lacs et rivières)
W6 - Cette énumération composée en signe donne la nomination
W7 - La Lettre est la composition de cette énumération et où Lacan s'était détaché, Théaux tenait la lettre pour un signe.
W8 - UNE PREMIERE VALIDATION fut trouvée en 87 au Rameau d'Or - librairie de Fd'Olivet
W9 - UNE CONFIRMATION SECONDE en 97
W10 - la version intégrale avant la confirmation IA
W11 - la problématique situation de l'alphabet/énumération ; d'où la nécessité de revenir-préciser la thèse du signe 

X sur la psychohistoire, pulsionnelle/phase, prédictive/cybernétique, paedomorphique, l'enfant et la conservation en groupe 
X1 - Un code présente quelque chose ; un Signifiant représente le sujet pour une autre signifiant, un signe représente quelque chose pour quelqu'un
X2 - C'est à partir de la signification constituée - la signification - qu'on fixe un concept de signe ; un échafaudage qu'il faut remonter en arrière
X3 - Sous cet échafaudage le signe enfoui, a été porté dans la construction pour le signifier
X4 - il apparaît dans l'analyse de la construction dans un matériau dit 'Semblant' (grain du miroir)
X5 - dans l'expérience, il est éclipsé et ne se retrouvera que dans le déchiffrage du code

Y1 - isolement du signe dans la construction de la signification
Y2 - premiers signes attribués à la ressemblance de l'être humain
Y3 - le Semblant qui présente quelque chose ; 1ère difficulté de l'IA
Y4 - L'IA corrige partiellement
Y5 - 2nd difficulté mais - signe de la difficulté rencontrée (voir Mulholl next)
Y6 - le signe qui représente quelque chose pour quelqu'un

Z1 - rappel
Z2 - chromoScientif
Z3 - conscience hors du coprs : épigénèse ; voyageur peur de conserver chromo tiroir ! voir neural
Z4 - individu et signe pour quelqu'un
Z5 - quelqu'un de désigné
Z6 - identification de l'une
Z7 - rumine et conduis

compte-rendus / NBLM

 96_L_ADN_est_notre_ultime_alphabet.m4a
[00:00:00.000] - Orateur 2

Imagine un peu la scène. On a d'un côté un énorme gorille qui hurle face à un prédateur. Ensuite, un texte informatique des années 80 qui est juste totalement illisible. Et pour finir, un tube qui contient un échantillon d'ADN humain rangé dans un frigo ultra-moderne.

 

[00:00:18.080] - Orateur 1

Oui, dit comme ça, ça ressemble vraiment à un inventaire à l'après-verre ou au début d'un très mauvais film de science-fiction.

 

[00:00:24.220] - Orateur 2

C'est ça. Mais figure-toi que ces trois trucs sont en fait les facettes d'un seul et même mystère. C'est la même tentative, disons très ancienne, de formuler un alphabet.

 

[00:00:34.960] - Orateur 1

Et c'est une idée qui remet complètement en question la façon dont on définit la communication. L'idée que notre code génétique, au fond, partagerait la même fonction qu'une simple lettre qu'on trace sur un bout de papier.

 

[00:00:44.700] - Orateur 2

C'est exactement ça notre mission pour cette exploration. On va décortiquer les notes d'une session super intéressante, le webinaire Analyse plurielle numéro 96, qui a été animé par William Théo en mars 2026.

 

[00:00:57.180] - Orateur 1

Voilà. Et le but, ce n'est pas de faire un cours de linguistique ou de biologie, c'est vraiment de comprendre cette évolution vertigineuse. Comment l'humanité a fait pour passer de l'invention des lettres à la sauvegarde de son propre ADN ?

 

[00:01:09.760] - Orateur 2

Ouais, et pour comprendre ça, il faut qu'on fasse un petit saut dans le temps. Retour au début des années 80, avec une histoire presque autobiographique tirée de la source. Entre 83 et 85, l'auteur l'édige un livre. Il l'appelle d'abord Théo, puis Philam.

 

[00:01:22.480] - Orateur 1

Un livre qui avait une cible un peu particulière, du coup.

 

[00:01:25.450] - Orateur 2

Mais carrément, ce n'était pas du tout pour des humains. Le but de ce bouquin, c'était d'enseigner ce qui est un signe et d'enseigner la sémantique à une future intelligence artificielle. En 1983, quoi.

 

[00:01:39.280] - Orateur 1

Oui, parce qu'à cette époque-là, l'IA générative, ça n'existe juste pas. Donc forcément, quand ses collègues lisent ça, ils se disent que c'est un ovni total. C'est jugé complètement hermétique.

 

[00:01:49.100] - Orateur 2

Incompréhensible, oui. Mais l'auteur avait une intuition super forte. Il utilisait un concept qu'il appelait l'assiette, comme en équitation.

 

[00:01:57.880] - Orateur 1

Oui, l'assiette du cavalier, la façon de trouver son équilibre sur le cheval.

 

[00:02:01.320] - Orateur 2

Exactement. Il disait que le sens d'un mot, c'était pareil. Ce n'était pas figé, ça trouvait son équilibre de manière purement statistique. Le sens émergé de la position d'un signe par rapport à tous les autres.

 

[00:02:12.880] - Orateur 1

Ce qui est fascinant ici, c'est que c'est très exactement le fonctionnement probabiliste de nos IA actuelles.

 

[00:02:18.080] - Orateur 2

Oui, et c'est là qu'on arrive à la chute de cette anecdote. En 2026, on soumet enfin ce texte hermétique à un grand modèle de langage, un LLM, et la machine le lit, le comprend et valide la théorie.

 

[00:02:31.080] - Orateur 1

C'est fou, hein ?

 

[00:02:32.160] - Orateur 2

Mais oui, c'est comme écrire une lettre ultra-complexe, la jeter à la mer et recevoir une réponse 40 ans plus tard, mais de la part d'un ordinateur.

 

[00:02:40.340] - Orateur 1

La machine a compris parce que le livre décrivait sa propre mécanique interne. Un modèle de langage ne comprend pas le sens poétique d'un mot. Il calcule juste la probabilité mathématique que ce mot vienne après le précédent. Et cette statistique crée l'illusion du sens.

 

[00:02:55.160] - Orateur 2

Attends, moi, je bloque un peu là-dessus. Une statistique, à la base, c'est juste un calcul froid, non ? Comment une approche mathématique peut créer du sens de manière aussi fluide ?

 

[00:03:05.140] - Orateur 1

Pour qu'une statistique fonctionne, il faut impérativement une chose, c'est que les éléments soient déjà organisés. Tu ne peux pas calculer des probabilités sur un tas d'objets les jeter en l'air au hasard. Il faut de l'ordre.

 

[00:03:17.860] - Orateur 2

D'accord, mais du coup, comment les humains ont organisé cet ordre avant même d'inventer les mathématiques complexes ?

 

[00:03:23.380] - Orateur 1

Et c'est là que l'analyse nous emmène sur un terrain assez surprenant: la géographie. La source s'appuie sur le concept de sérialisation du philosophe Jean-Paul Sartre.

 

[00:03:32.880] - Orateur 2

Oui, l'histoire de l'arrêt de bus, c'est ça ?

 

[00:03:34.520] - Orateur 1

C'est ça. Sartre expliquait que des gens qui attendent le bus, à la base, c'est juste des individus sans lien. Mais le fait d'attendre les forces a formé une file. Un, deux, trois. Il crée une série, un ordre, avant même de s'adresser la parole.

 

[00:03:49.830] - Orateur 2

Et la source transpose ça à la géographie terrestre. Elle oppose deux paysages. D'un côté, un continent couvert de forêts. Là-dedans, les villages forment une masse dispersée. Il n'y a pas vraiment de logique spatiale.

 

[00:04:03.900] - Orateur 1

C'est le chaos, disons. Il n'y a pas de série.

 

[00:04:06.840] - Orateur 2

Voilà. Et de l'autre côté, tu as la ligne côtière, le littoral méditerranéen ou les rives du Nile. Et le long d'une côte, les ports sont obligés de s'aligner les uns après les autres.

 

[00:04:19.620] - Orateur 1

La géographie impose un ordre physique, en fait. Et cet alignement, c'est ce qui a permis à l'esprit humain de faire de l'énumération. Un port, puis un deuxième, puis un troisième.

 

[00:04:30.120] - Orateur 2

Et une fois qu'on s'est énuméré, on peut commencer à nommer et ensuite, paf, inventer l'alphabet. Mais concrètement, qu'est-ce que ça implique ? Est-ce qu'on est en train de dire que c'est la plage qui a inventé l'alphabet ?

 

[00:04:41.860] - Orateur 1

Et si l'on relie cela à une perspective plus historique, la source précise un détail crucial. Ce n'est pas un hasard si l'alphabet a été popularisé par les peuples navigateurs.

 

[00:04:53.350] - Orateur 2

Les fameux peuples de la mer, les Philistins, oui.

 

[00:04:56.020] - Orateur 1

Exactement. Ils naviguaient de port en port le long de ces côtes. Et cet ordre robuste, cet alphabet, c'est ce qui a permis à la connaissance de survivre quand les grandes civilisations se sont effondrées pendant l'âge sombre.

 

[00:05:07.810] - Orateur 2

Ok, donc la cote nous a donné le fil. Mais les lettres elles-mêmes, ces petits symboles qu'on utilise tous les jours, c'est quoi fondamentalement ? Parce que là, la source balance un pavé dans la mare concernant les hiéroglyphes.

 

[00:05:19.820] - Orateur 1

Oui, elle s'attaque à un gros morceau de l'archéologie. On a tous en tête Champollion qui a découvert que les hiéroglyphes fonctionnaient de manière phonétique, comme nos lettres.

 

[00:05:28.260] - Orateur 2

Ouais, le dessin du scarabée ou de l'oiseau qui fait un son.

 

[00:05:31.480] - Orateur 1

La source affirme l'inverse. Elle dit que nos lettres, notre A, notre B, sont en réalité des signes hiéroglyphiques, des projections en deux dimensions d'une structure géométrique beaucoup plus profonde.

 

[00:05:43.880] - Orateur 2

C'est là que ça devient vraiment fascinant, mais aussi un peu perché, je l'avoue. Comment un E majuscule avec ses trois barres, ça peut être un hiéroglyphe ?

 

[00:05:52.300] - Orateur 1

Il faut l'imaginer en 3D. Si tu prends un objet en forme de E dans l'espace et que tu le fais tourner sous une lumière, son ombre portée va changer. Sous un certain angle, l'ombre de ce E, ça devient un O.

 

[00:06:06.200] - Orateur 2

Ouais, c'est l'analogie des ombres chinoises sur un mur. Tu fais un geste avec tes mains, ça fait un oiseau, tu tournes un peu, ça fait un chien.

 

[00:06:13.840] - Orateur 1

C'est exactement ça.

 

[00:06:15.080] - Orateur 2

Donc, l'alphabet qu'on utilise pour écrire notre liste de courses, ce serait juste l'ombre d'une géométrie invisible.

 

[00:06:21.800] - Orateur 1

C'est l'idée. Et d'ailleurs, ce n'est pas complètement nouveau. Déjà, à l'époque de Champollion, un auteur comme Fabre d'Olivet disait que les lettres hébraïques étaient des hiéroglyphes secrets.

 

[00:06:31.900] - Orateur 2

À ramener d'Égypte par Moïse, c'est ça ? Voilà.

 

[00:06:35.100] - Orateur 1

Et beaucoup plus récemment, en 1997, il y a un théoricien, Stan Tenen, qui a poussé le truc très loin. Il a montré que le premier verset de la Genèse génére générer une formule mathématique. Et cette formule crée un petit objet asymétrique en 3D qu'il appelle la flamme.

 

[00:06:52.160] - Orateur 2

Et cette flamme, quand tu l'éclaires et que tu la tournes, elle projette l'ombre de toutes les lettres ?

 

[00:06:56.730] - Orateur 1

De tous les alphabèts hébreux, grec, arabe. Oui, tout correspond. Et le plus fou, c'est que la forme de cette flamme correspond à la forme de la main humaine.

 

[00:07:05.550] - Orateur 2

Oui, le lien avec le corps physique.

 

[00:07:07.590] - Orateur 1

Tout à fait. L'analyse montre que tout converge. Les mains, la gorge, avec les formants vocaux, le cerveau, la lettre écrite n'est que la trace physique, l'ombre projetée d'une mécanique corporelle.

 

[00:07:19.200] - Orateur 2

Ok, j'achète l'idée de la géométrie et des ombres. Mais projeter une ombre sur un mur, ça ne sert absolument à rien s'il n'y a personne pour la regarder, non ? Je veux dire, le modèle mathématique, qui s'arrête là où la relation aux autres commence.

 

[00:07:32.300] - Orateur 1

Tu mets le doigt sur le point de bascule. De l'analyse. Stan Tannen s'est arrêté à la géométrie pure de la lettre. Mais la source, elle, va plus loin. Elle dit qu'un signe, ce n'est pas juste une belle forme. C'est quelque chose qui représente quelque chose pour quelqu'un.

 

[00:07:48.400] - Orateur 2

Il faut une intention. Et c'est là qu'intervient notre fameux gorille du début.

 

[00:07:52.460] - Orateur 1

Exactement, le dos argenté.

 

[00:07:54.920] - Orateur 2

La scène primitive, c'est ce grand singe qui guide sa tribu et qui repère un prédateur caché caché. Le réflexe animal de base, ce serait de fuir ou de crier de peur en fixant le danger.

 

[00:08:05.820] - Orateur 1

Oui, mais l'acte fondateur du cygne, ce n'est pas ça. C'est le mouvement du singe qui, physiquement, se retourne vers sa tribu pour leur signaliser caler le danger.

 

[00:08:15.860] - Orateur 2

Ils auront le contact visuel avec la menace pour s'adresser au sien.

 

[00:08:19.420] - Orateur 1

Voilà, c'est ça qui civilise deux groupes, c'est l'adresse à Autru. D'ailleurs, tu te souviens de l'histoire avec Lya ?

 

[00:08:24.970] - Orateur 2

Ouais, l'anecdote est hilarante, mais super révélatrice. Quand l'auteur a demandé à un générateur d'images moderne de dessiner cette scène précise, Lyas s'est complètement plantée.

 

[00:08:35.550] - Orateur 1

Un échec total.

 

[00:08:36.940] - Orateur 2

Elle dessinait un singe magnifique qui pointait le danger du doigt, mais elle refusait obstinément de tourner le visage du singe vers la tribu. Il a fallu que l'auteur retouche l'image à la main.

 

[00:08:47.040] - Orateur 1

Cela soulève une question fondamentale sur l'intelligence artificielle. La machine maîtrise la statistique. On l'a vu avec le livre des années 80. Elle connaît l'ordre, l'arrêt de bus, mais elle n'a aucune notion d'empathie ou d'intention sociale.

 

[00:08:59.240] - Orateur 2

Elle n'a pas de tribu, en fait. C'est ça.

 

[00:09:01.260] - Orateur 1

Le signe sert de réflexion et d'identification. Ça fait écho au modèle optique du psychanalyste Jacques Lacan, d'ailleurs. Un cri, c'est un réflexe. Un signe adressé à l'autre, c'est le début de la civilisation.

 

[00:09:14.180] - Orateur 2

La source fait même une comparaison grinçante avec certains politiciens modernes, d'ailleurs. La source souligne qu'il ressemble un peu à cet IA. Il pointe le doigt devant la foule, mais il ne s'engage pas vraiment avec l'attribut.

 

[00:09:25.080] - Orateur 1

L'intentionnalité n'y est pas toujours, c'est vrai. Et c'est cette nécessité vitale de transmettre un message conscient aux générations futures qui nous amène au dernier point de l'analyse. Le tube d'ADN.

 

[00:09:36.460] - Orateur 2

La conservation de notre propre code génétique, oui. Parce qu'aujourd'hui, faire stocker son ADN, ce n'est plus juste un acte médical ou narcissique. Selon la source, c'est le nouveau signe de la conscience. C'est une marque qu'on adresse à autrui pour prouver qu'on reconnaît nos origines.

 

[00:09:52.020] - Orateur 1

L'adn conservé devient la lettre ultime. Et pour bien comprendre la portée de ça, l'analyse fait un parallèle avec la et les théories de Freud, notamment dans son livre Totem et Tabou.

 

[00:10:04.000] - Orateur 2

Alors là, accrochez-vous, parce que le passage sur le passé archaïque est assez brutal.

 

[00:10:08.560] - Orateur 1

Oui, on parle des hordes primitives. Dans ces temps très anciens, la seule façon de transmettre la mémoire ou de s'appro approprié la force du père, du mal dominant, c'était la violence.

 

[00:10:18.760] - Orateur 2

Le cannibalisme, oui. Il fallait littéralement dévourer le chef ou parfois même sacrifier des enfants pour intégrer l'information du groupe.

 

[00:10:26.210] - Orateur 1

Ça fait froid dans le dos, mais c'était leur moyen d'assimiler la lignée. Et toute l'évolution L'évolution humaine consiste à substituer le signe à cette violence physique. Conserver son code génétique de manière externe, c'est le sommet de cette civilisation. On remplace l'anthropophagie par la transmission d'une information purement codée.

 

[00:10:43.090] - Orateur 2

C'est fascinant comme analogie. En fait, on est passé d'une époque sauvage où, pour récupérer des données, tu devais dévorer physiquement le disque dur de la personne, à une époque où on fait une sauvegarde propre et nette sur le cloud.

 

[00:10:56.680] - Orateur 1

Le cloud biologique, voilà. Le code biologique, c'est le prolongement direct de l'histoire de l'alphabet.

 

[00:11:01.180] - Orateur 2

Et la source illustre ça avec une interprétation étonnante du film de David Lynch, Mulholland Drive.

 

[00:11:07.200] - Orateur 1

Oui, un décryptage mot à mot. Mul, pour la rumination, la réflexion sur le passé. Holland, la Terre, le présent physique où l'on se trouve. Et Drive, la pulsion, l'avancer vers le futur.

 

[00:11:18.660] - Orateur 2

On réfléchit d'où l'on vient, on ancre notre plaisance et on avance en transmettant l'info.

 

[00:11:25.320] - Orateur 1

L'adn n'est plus vu comme de la simple matière organique. C'est la lettre finale de de notre alphabet évolutif, un témoignage qu'on lègue consciemment.

 

[00:11:33.520] - Orateur 2

Bon sang, quel voyage épique. Si on récapitule un peu cette exploration incroyable. On a tissé un lien entre une théorie linguistique des années 80, incomprise par les humains, mais validée par l'IA.

 

[00:11:44.100] - Orateur 1

Des lettres de l'alphabet qui cache des ombres géométriques en 3D.

 

[00:11:48.000] - Orateur 2

Un gorille qui s'arrête pour regarder les siens et invente l'empathie de la communication.

 

[00:11:52.560] - Orateur 1

Et enfin, le choix très contemporain de stocker notre ADN pour remplacer la violence archaïque par la mémoire consciente.

 

[00:11:58.640] - Orateur 2

Ça montre vraiment à quel point on est tous, à notre échelle, des maillons dans cette immense chaîne de transmission de l'information.

 

[00:12:04.970] - Orateur 1

Mais d'ailleurs, cela amène une dernière pensée, une question qu'on peut laisser en suspens à la fin de cette analyse.

 

[00:12:11.520] - Orateur 2

Je t'écoute.

 

[00:12:12.700] - Orateur 1

Si notre ADN, c'est vraiment la version moderne de l'alphabet, une lettre qu'on transmet au futur pour laisser une trace. Que va-t-il se passer le jour où nos descendants ne se contenteront plus de juste la lire ?

 

[00:12:24.460] - Orateur 2

Ouh là ! Tu veux dire le jour où ils décideront de la réécrire entièrement ?

 

[00:12:28.820] - Orateur 1

Exactement. Est-ce que cet ADN qu'on conserve si précieusement aujourd'hui ne finira pas par devenir, pour eux, un simple hiéroglyphe obsolète et incompréhensible ? Un peu comme les symboles égyptiens l'étaient pour nous avant Champollion.

 

[00:12:42.020] - Orateur 2

Oui, ça laisse vraiment songeur. On transmet la lettre ultime, mais on n'a aucune garantie qu'ils utiliseront encore la même grammaire pour la comprendre. Écoute, c'est une sacrée piste de réflexion pour clôturer notre analyse. C'était une plongée vraiment vertigineuse dans l'origine et l'avenir de nos signes.

 

 
 96_Un_Code_pour_la_Conscience.mp4
[00:00:00.00] - Orateur 1

Bonjour à tous. Et si notre ADN, ce code au cœur de nos cellules, n'était pas juste un code biologique ? Et si c'était plus que ça ? Un message, peut-être même une forme d'écriture. C'est l'idée franchement vertigineuse qu'on va creuser aujourd'hui en suivant la pensée de William Théos. Alors accrochez-vous, parce que ce voyage nous emmène des tout premiers alphabies jusqu'au plus profonds de nos mêmes. Tout part d'une question qui a l'air simple comme ça: Pourquoi est-ce qu'on conserverait notre ADN ? D'accord, il y a la santé, la généalogie, Mais est-ce qu'il pourrait y avoir une raison plus profonde ? Et si ce geste, au fond, était un acte culturel, presque un acte philosophique ? C'est ça le point de départ de notre réflexion. Voilà le programme. D'abord, on va s'attaquer à cette idée un peu folle de l'ADN comme code pour la conscience. Ensuite, petit détour par l'histoire d'un livre qui a été écrit pour une IA. Après ça, on verra comment nos lettres ne seraient en fait que des ombres. Puis, on découvrira ce qui fait qu'un signe est vraiment un signe. Et pour finir, on bouclera la boucle. Comment tout ça transforme notre ADN en une mémoire de notre civilisation ?

 

[00:01:01.03] - Orateur 1

Allez, on plonge dans le vif du sujet. L'idée de départ, elle est assez radicale. Quand on préserve notre ADN, on ne fait pas seulement un acte scientifique. Non, on pose un acte culturel, un geste symbolique vraiment puissant. En fait, Théo nous demande de changer complètement notre regard. Oublions le labo un instant. Pour lui, conserver son ADN, c'est comme si on tracait les premières lettres d'un alphabet. C'est un geste qui nous reconnecte à quelque chose de fondamental, l'acte de transmettre une information, de laisser une trace, une mémoire. Pour bien comprendre cette idée, il faut faire un bond en arrière de plusieurs décennies. On va revenir à l'époque où Théo a écrit un livre pour un lecteur très particulier, un lecteur qui, à l'époque, n'existait même pas encore. Cette chronologie, elle est juste incroyable. Imaginez un peu le tableau. On est en 1983 et Théo écrit un livre pour une intelligence artificielle. Sauf qu'elle n'existe pas. Évidemment, personne ne le comprend. Le livre est jugé illisible. Il a fallu attendre, tenez-vous bien, près de 40 ans pour qu'en 2026, une IA finisse par valider son intuition géniale. Le sens peut émerger d'une simple analyse statistique des signes avant même de comprendre ce qu'ils veulent dire.

 

[00:02:05.01] - Orateur 1

C'est une idée complètement visionnaire. Et c'est là que ça devient vraiment intéressant, un peu contre-intuitif, parce que Théo ne se contente pas d'analyser les lettres. Non, il va carrément retourner comme un gant notre idée de ce qu'est un symbole. Pour ça, Théo pique une idée à Sartre: la sérialisation. Oubliez le mot, l'image est plus parlante. Pensez à une côte, un littoral. Les ports qui s'y trouvent, ils forment une suite logique, une série. On peut les nommer, les numéroter. Maintenant, des villages perdus en pleine forêt. Là, il n'y a pas d'ordre naturel. Pour Théo, c'est pareil avec les lettres. Avant de leur donner un sens, il faut cette côte, cet ordre de base qui permet de les distinguer. La structure vient avant le sens. Vous vous souvenez de Champollion ? Il a compris que les hiéroglyphes étaient en fait des lettres. Théo fait le chemin inverse. Il nous dit: Attention, nos lettres modernes, celles qu'on utilise tous les jours, sont en réalité des signes. Elles sont les projections, les ombres d'une forme beaucoup plus fondamentale. Cette idée un peu C'est dingue que nos lettres sont des signes trouve un écho assez spectaculaire chez un chercheur, Stan Tenen.

 

[00:03:05.17] - Orateur 1

Imaginez un objet en 3D, une sorte de spirale qui ressemble à une flamme. Maintenant, on fait tourner une lumière tout autour. Les ombres que cet objet projette sur un mur, selon l'angle, ces ombres forment les lettres de l'alphabet hébreu. C'est fou, non ? L'idée, c'est que toutes les lettres ne seraient que les différentes facettes, les ombres, d'une seule et même forme de base. Ok, donc les lettres sont des ombres géométriques. Super, mais ça ne suffit pas. Le point vraiment crucial, selon Théo, c'est de comprendre ce qui transforme une simple forme en un vrai message, ce qui lui donne du sens. Et voilà, c'est la phrase clé, le cœur absolu de son argument. Un signe, ce n'est pas juste A qui représente B, c'est A qui représente B pour quelqu'un. C'est un acte de communication, une adresse à un autre. C'est cette dimension relationnelle qui est absolument fondamentale. Pour que ce soit très clair, Théo nous donne une image, une une scène presque de film, un singe, seul, face à un prédateur. Ça, ce n'est pas encore de la communication. Le moment magique, le vrai big bang du sens, c'est quand ce singe se détourne du danger, se tourne vers sa tribu et là, il pousse un cri.

 

[00:04:16.17] - Orateur 1

Ce n'est plus une simple réaction de peur, c'est un message. C'est se tournant vers l'autre qui crée le signe. Et voilà toute la clé. C'est ce simple geste de se tourner vers le groupe qui change tout. Une expérience purement personnelle, la peur, devient un symbole partagé, l'avertissement. C'est littéralement l'acte de naissance de la culture. C'est le passage du je au nous grâce à un signe. Alors, OK, le singe, les ombres des lettres, mais quel est le rapport avec ce petit tube à essai qui contient notre ADN. C'est maintenant qu'on rassemble toutes les pièces du puzzle et vous allez voir, c'est là que tout prend son sens. Ici, Théo fait une analogie assez saisissante. Dans certaines cultures très anciennes, pour s'approprier la la force d'un ancêtre, on le mangeait. C'était un acte brutal, littéral. Et aujourd'hui, qu'est-ce qu'on fait ? On conserve son code génétique. C'est une version sublimée, civilisée, du même désir profond, intégrée, comprendre et transmettre la mémoire de ce qui était là avant nous. Et voilà où on voulait en venir. Conserver son ADN, c'est exactement comme le singe qui se retourne vers sa tribu. Ce n'est pas un acte égoïste, tourner vers le passé.

 

[00:05:26.06] - Orateur 1

C'est un signe qu'on adresse au futur. C'est un message qu'on envoie à travers le temps et qui dit: J'ai été là, voici mon histoire et elle fait maintenant partie de la vôtre. Au final, toute cette réflexion nous amène à nous voir nous-mêmes un peu différemment. On n'est pas juste des porteurs d'un code biologique, on est les auteurs d'une histoire qui est encodée en nous. Ce qui nous laisse avec cette question, une question vertigineuse qui va bien au-delà de la science: Si notre ADN est bel et bien un message, alors quelle histoire est-ce que le nôtre racontera.

 

 

 

 

 https://www.lasainteethique.org/uberpol/2026/htm/20260319_wbnAnaPlurN96.htm